Cacochyme
 

 

02.04.03
Mes nuits avec Myriam (titre racoleur)

Parmi tous les éléments de ma vie routinière, mon rendez-vous quasi-mensuel chez le coiffeur est plutôt à classer dans la catégorie "agréable". En gros, il consiste à s'assoir, à se faire masser le crâne par Myriam, à se relever, et à se faire tondre, toujours par Myriam, en essayant de faire efficacement le malin à chacune de ses questions et de ses remarques. Par exemple :

- On fait un diacolor aujourd'hui ?

- Hein ? Un euh... un quoi ?

- Un diacolor, parce que ca commence à blanchir hein ! (semi-fou rire)

- Ah euh hahaha.

Effectivement, malgré ma grande habitude à faire le malin, des fois je rate mon coup.

Ceci dit, j'aime bien quand même. Surtout que hier, je me pointe dans mon salon de coiffure préféré (celui où ya Myriam quoi) et il est entièrement vide, à l'exception d'un coiffeur visiblement d'origine africaine, qui finit de coiffer un antillais.

- Je finis et je m'occupe de vous.

- Ah euh OK.

Mon sens de la répartie chez le coiffeur étant toujours au top, je renonce à poser des questions et accepte le fait de me faire coiffer par ce mec que je ne connais pas. Je jette un coup d'oeil au salon, et je m'aperçois qu'il s'est visiblement transformé en salon de coiffure afro-antillais. Je pourrais partir, mais ça fait longtemps que je me demande ce que ça donnerait si je me faisais couper les cheveux par un coiffeur afro, alors je reste. Bon, OK, en fait j'ai juste perdu tous mes moyens et je reste scotché là comme un con. Finalement, l'autre mec part et le coiffeur s'occupe de moi. Déjà, pas de shampoing, on passe directement aux choses sérieuses.

- Alors, qu'est ce que vous voulez ?

- Ben en fait juste un coup de tondeuse, 6 au dessus, 4 sur les côtés...

- SIX ???

- Euh oui... plus ?

- Non, moins.

- Ah...

- Et puis je vois bien un arrondi blablabla jargon jargon jargon blabla bla avec sur le côté des jargon jargon jargon.

- Hmm, OK, faites comme vous voulez. (NDLA : un jour je vous raconterai les aventures de Brice le légume).

Là, le type se met à me coiffer. Et au moment où je commence à sentir des gouttes de sueur de 20 litres couler de mes aisselles sur mes flancs, je remarque un bouquin de photos sur la tablette où il pose tous ses instruments de torture pour cheveux.

- C'est quoi ça ?

- Un bouquin de photo, feuilletez-le si ca vous dit.

C'est marrant qu'il dise ça, parce que Myriam aimerait pas beaucoup que je penche la tête pour lire. Mais bon, comme j'en ai envie, je l'ouvre. Et c'est un bouquin de photos mortelles, vraiment belles. En gros, que des portraits de femmes, en noir et blanc, avec des petits textes en dessous. L'"originalité", c'est que ce ne sont que des Madame Tout-le-monde, avec un texte présentant un aspect particulier de leur vie. Il y a une jolie fille un peu grosse, une kick-boxeuse, une peintre et... une femme qui sodomise son mari avec un énorme godemichet.

Après, je sais plus, et je sais même pas si ma nouvelle coupe est réussie ou pas, parce que c'était un rêve.
17.00 | | Pas de commentaires | Lien


The Hunted (0.5/5)

Pfiou. Ca faisait longtemps que j'avais pas vu une merdasse pareille. A force d'aller voir des films qui a priori sont suceptibles de me plaire, je finissais par croire que c'était fini, qu'à part les gros trucs bien visibles et bien calibrés (genre Daredevil ou, je sais pas moi, Armageddon), yavait plus de gros navets. Ou alors qu'ils sortaient directement en vidéo. Enfin en DVD.

Ben oui, mais non. The Hunted, alias Traqué, est arrivé à temps pour me tirer de ce joli rêve. C'est le genre de film dont on essaye avec ses potes de se remémorer les invraisemblances à la sortie du ciné, pour finir par se rendre compte qu'on peut y passer plus longtemps que la durée du film lui-même et que du coup on ferait mieux de faire autre chose (enfin, après une bonne demi-heure, quand même).

Donc, oui, tout est ridicule : de l'attitude de traqueur de Tommy Lee Jones en pleine ville (oui, mais la ville, c'est une jungle !), à la chef du FBI top model de 25 ans (qu'était bien meilleure dans Insomnia), en passant par la scène surréaliste où Tommy Lee Jones se laisse volontairement tomber de 50m dans des rapides d'une profondeur d'environ 50cm, dans lesquels il se laisse entrainer (en même temps, il a pas le choix, vu que c'est le genre de rapides qui tuent un saumon expérimenté en moins de temps qu'il n'en faut à Benicio Del Toro pour sauter par une fenêtre, pénétrer dans un garage et démarrer une voiture), pour ressortir un peu plus loin et se faire sa proie (Benicio Del Toro, que normalement j'aime bien, mais ya une limite à tout) au couteau. Oui, je raconte la fin, là. Sans remord, en plus.

Voilà, c'est parti : je ressens une envie irrépressible d'énumérer toutes les conneries monumentales de ce film. Donc j'arrête.

Et ya aussi la scène où Benicio Del Toro, pourchassé par toutes les polices des Etats Unis, s'arrête pour forger un couteau dans un petit feu de camp, alors que son prédateur principal, aux dernières nouvelles, était à 5mn derrière lui. Heureusement, ce dernier s'arrête aussi pour se tailler un couteau en silex (à Portland, il est formellement interdit de vendre des couteaux).

Ah oui, merde, j'avais dit que j'arrêtais.
17.39 | | Un commentaire | Lien


Adaptation (3/5)

L'avantage des films qui parlent d'un mec qui écrit un scénario de film, c'est que ca permet la mise en abyme facile et le gag auto-référentiel à répétition. Adaptation ne déroge pas à cette règle, et si, au début, on se dit que tel ou tel détail est bien trouvé, ça finit par lasser un peu et par laisser une sensation de déjà-vu. Quant à l'histoire, elle est pas mal, sans plus.

A part ça, le truc que j'ai trouvé bien fait / bien vu, bref, que j'ai aimé, c'est la relation entre les deux frères (jumeaux, interprétés par Nicolas Cage). J'en dis pas plus, d'une part parce que j'ai pas envie, et d'autre part parce que si j'en dis plus je vais plus ou moins être forcé de tout dire.

Au final, je ne peux pas nier qu'il y ait des bons trucs dans ce film, je ne peux pas dire qu'il soit mauvais, mais c'est quand même un peu laborieux, et surtout trop long. Pff.
18.17 | | Pas de commentaires | Lien


Martexx, épisode 1 (M-002)

Ca fait deux jours que je suis sorti. Deux jours qu'ils me traquent, deux jours que je le traque. Deux jours à trembler en permanence à cause du manque de médicaments. J'ai pas fermé l'oeil cette nuit. Par contre, le deuxième l'est définitivement depuis qu'ils ont essayé, pour je ne sais quelle raison, d'augmenter la productivité de mes glandes lacrymales. J'ai pas mangé non plus. Mais je me plains pas, je m'en sors bien. Quand Dan s'est enfui, ils l'ont ramené au bercail en moins de douze heures. On l'a entendu hurler pendant une semaine. S'ils me chopent je vais morfler, c'est sûr. Dan pesait 50 kilos tout mouillé, il a pas fait long feu. Moi, ils me travailleront bien pendant un mois avant que j'y passe. Mais ils me choperont pas. Deux jours, putain !

Ca m'a fait un choc de me retrouver au milieu des norms. Ici, tout est coloré, brillant, clignotant. Le premier jour, tout le monde me regardait. J'ai pensé que l'uniforme blanc devait les intriguer, alors j'en ai buté un, et j'ai pris ses sapes. Une combinaison en latex, un peu dans le genre de celle que portait le Docteur quand il arrivait, au début de la semaine. Elle est un peu serrée, mais je passe à peu près inaperçu, tant qu'on voit pas trop ma tronche. Je l'ai vue hier, pour la première fois, je pense. J'aurais mieux fait de m'abstenir. Ils m'ont salement arrangé. Mais là c'est moi qui mène le jeu. Ca doit les énerver. Deux jours.

En fait, je sais même pas par où commencer. En tout cas, pas question d'interroger un norm. Le tatouage passe relativement inaperçu, mais si je me mets à parler du Docteur, ya bien quelqu'un qui va faire le rapprochement. On m'a dit que c'est comme ça que Dan s'est fait baiser. Mais moi je suis pas Dan, ça fait deux jours que je suis parti, et la seule chose que je craigne, c'est le manque. A l'intérieur, les médicaments te donnent envie de t'échapper, mais à l'extérieur, ils te forcent quasiment à revenir. On m'a aussi dit que Dan s'était fait reprendre à cause de ça. C'est quand même plus probable, parce qu'il était malin. J'ai l'estomac qui se déchire et j'ai du mal à respirer, mais je peux encaisser. Ce qui est dur, c'est les tremblements. Deux jours que je tremble !

J'ai été con. J'aurais dû partir avec Dan quand il me l'a proposé. Lui, il connaissait l'extérieur, il m'aurait aidé à retrouver le Docteur. Et ils l'auraient peut-être pas rattrapé. Mais j'ai un plan, ça y est. Il m'avait parlé d'un truc qui ressemble aux moniteurs de contrôle cérébral, mais qui ne se branche pas sur le crâne. En fait c'est juste relié à d'autres machines du même genre, et ça permet de retrouver un nom, une adresse, n'importe quoi. Il faut que j'arrive à me souvenir de tout ce que Dan m'a dit, mais c'est douloureux.

J'ai repéré ma victime. Je la suis. Elle va finir par rentrer chez elle, et je la forcerai à faire marcher l'appareil. Et je retrouverai le Docteur. Ca fait bien dix minutes que je la suis. Je commence à me sentir tout drôle. Elle porte une combi en gélatine. C'est presque transparent et ça me fait penser à la fille qui traînait tout le temps avec le Docteur. Lui aussi il se sentait tout drôle quand elle était là. Personne le voyait, moi si. Elle arrive devant un bâtiment. Ca doit être chez elle. Je rentre dans l'ascenseur avec elle. Elle fait même pas attention à moi. Elle sort au 37ème étage, et se dirige vers une porte, qui semble s'ouvrir toute seule. Je cours, je la pousse vers l'intérieur et j'entre. Je jette un oeil à l'extérieur... personne m'a vu. Je ferme la porte et je me retourne. La fille a le crâne ouvert en deux et un pied de table au milieu. J'ai dû la pousser un peu fort. Je m'approche et je me penche au-dessus d'elle. Pas de sang, juste de l'huile et du métal. Je veux me relever mais quelque chose s'abat sur ma tête. Je me retourne, et je vois un gars qui brandit une grosse barre métallique derrière moi. Malheureusement, je lui laisse pas le temps de l'abattre une nouvelle fois : je lui fous un grand coup de tête dans l'estomac. Le choc le projette en arrière, son crâne heurte la porte d'entrée et il s'écroule par terre comme une merde. Celui-là, il avait bien du sang dans la tête.

Mon plan ne devait pas être parfaitement au point, parce qu'une dizaine de gars entrent dans l'appart, armés comme s'ils voulaient prendre le QGPUU d'assaut. Ils portent tous l'uniforme de l'IEEC.

- C'est fini, Martexx, on te ramène à la maison.

Deux jours...
21.02 | | Pas de commentaires | Lien


Les aventures de James Bubblegum & Friends

Voilà, j'ai récupéré le texte original/nel de Gorsch Martexx. Et le site pour lequel il a été écrit existe toujours, contrairement à ce que je pensais. Il a juste changé d'adresse. Les textes qui sont dessus sont vraiment bien (et je dis pas ça uniquement parce que j'y ai participé), alors ça peut être une bonne idée d'aller y faire un tour.
21.26 | | Pas de commentaires | Lien

03.04.03
Mise à jour du labyrinthe

J'ai fait quelques petits ajouts au labyrinthe. Évidemment, comme c'est un labyrinthe, ça va être dur de les trouver, mais il fallait que je le signale, parce que ca faisait longtemps que ce truc n'avait pas été mis à jour.
19.32 | | Pas de commentaires | Lien

04.04.03
Cendres (M-003)

Il faisait jour mais le ciel était noir. La pluie de cendre avait cessé depuis quelques minutes et déjà les rues avaient retrouvé leur niveau de fréquentation habituel. Des milliers de personnes portant des combinaisons de protection se pressaient sur les trottoirs sales, à présent recouverts d’une épaisse couche de cendre dont chacun connaissait le haut degré de toxicité. Masques respiratoires consciencieusement fixés, vêtements anti-toxiques précautionneusement enfilés, bottes étanches réglementaires aux pieds, les norms marchaient d'un pas rapide, impatients de rejoindre les lieux où ils se rendaient et de se débarrasser de cet encombrant attirail.

C’était la même chose à chaque fois que les pluies de cendre s’abattaient sur la ville. Les rues d’ordinaire si ostensiblement colorées et les attitudes d’habitude si excentriques, étaient ternies et mises en berne, comme si l’uniformité des combinaisons de protection et la culpabilité collective imposaient une espèce de règlement disciplinaire tacite, auquel chacun se conformait temporairement. Bien sûr, une fois que les services de l’hygiène étaient passé et avaient effacé toute trace de cendre, tout cela était bien vite oublié. Les façades colorées des immeubles et leurs enseignes holographiques retrouvaient de leur superbe, le gris terne des équipements de protection cédait la place aux tons voyants des plastisuits et les exhibitions de tatouages aléatoires sur les bras et les visages des jeunes des secteurs sud reprenaient leur cours. Mais pour l’heure, les gens marchaient en rangs informels, têtes baissées, sourcils froncés, et prenaient leur mal en patience.

Au milieu de cette marée homogène de norms en combinaison, quelques individus déambulaient sans protection, toussant perpétuellement pour expulser les cendres de leurs poumons souvent déjà ravagés. Le simple fait qu’ils n’aient pas accès aux équipements anti-toxiques distribués par les services sanitaires soulignait dangereusement leur statut d’Égarés. Tiers-mondistes clandestins, extra-terrestres ayant réussi à éviter le Comité de compatibilité, membres de gangs officiellement morts ou dont l’identité de couverture était un peu bancale, exclus en tout genre qui seraient bientôt ramassés par les milices, tous risquaient leur vie ou leur liberté en s’exposant de la sorte, mais chacun avait une bonne raison de le faire. De toute façon, personne ne prêtait véritablement attention à eux. La masse compacte qui avait envahi les rues dès que la pluie avait cessé les enveloppait, s’écartant à peine à leur contact et formant un réseau protecteur dans lequel ils se déplaçaient sans peine.

Gédéon entraînait l’énorme bouléen au milieu de cette foule et l’ironie de la situation lui plaisait tellement qu’elle était devenue sa motivation principale : l’indifférence collective qui avait condamné ce mec à passer sa vie comme sujet d’expérience pour les bouchers de l’IECC allait aujourd’hui lui permettre de leur échapper.
11.38 | | Pas de commentaires | Lien

08.04.03
Cuvée précoce

Des fois, Ptyx dit des trucs uniquement pour m'emmerder, j'en suis sûr. Parce que Avril Lavigne c'est quand même beaucoup plus proche de Kelly Osbourne que d'Alanis Morissette, merde. Je me demande même si son Sk8er Boy est pas encore en-dessous du premier single de Kelly Osbourne (dont j'ai oublié le titre, ce qui n'est en soi pas très grave). C'est dire.
04.53 | | Pas de commentaires | Lien


Laisse tes mains sur mes hanches (2.5/5)

"Du cinéma romantique mais rigolo par Chantal Lauby". Ils auraient dû préciser "du cinéma romantique mais rigolo mais romantique par Chantal Lauby". Effectivement, c'est rigolo. Mais putain, qu'est-ce que c'est romantique ! Et pas du romantisme sauvage avec des gens qui se coupent les veines du poignet et se baignent dans leur propre sang en déclamant de la poésie gothique, non, du romantisme gentillet à base de hihihi et de on croque dans la même pomme d'amour. Erk. L'autre côté un peu énervant, c'est la tendance du film à en faire un peu trop dans certains domaines, tels que "les potes de Chantal Lauby" ou encore "toi aussi, aime les minorités" (on a notamment droit à quelques homos-du-marais-bien-préformatés, à ne surtout pas manquer).

C'est con, parce qu'à côté de ces défauts, c'est très bien réalisé, certains acteurs sont très bons (notamment le "couple vedette" Lauby - Martins) et, surtout, on rigole pas mal. Certaines répliques risquent même de devenir cultes (enfin, cultes... du niveau de "juste un doigt"), comme celle de Jean-Pierre Martins lorsqu'il cache Chantal Lauby qui "cherche quelque chose". Alors bon, tout n'est effectivement pas à jeter, et c'est même à mon avis un des seuls films visibles de cette semaine, mais c'est pas non plus le truc énorme dont pas mal de monde a parlé.
12.53 | | Pas de commentaires | Lien

10.04.03
Jetzt tanzen alle Puppen

J'ai le générique du Muppet Show en MP3, en anglais et en allemand. Si vous l'avez dans d'autres langues, ça m'intéresse !

It's time to play the music
It's time to light the lights
It's time to meet the Muppets
On the Muppet Show tonight

It's time to put on makeup
It's time to dress up right
It's time to raise the curtain
On the Muppet Show tonight

Why do we always come here ?
I guess we'll never know
It's like a kind of torture
To have to watch the show

And now let's get things started
Why don't you get things started
It's time to get things started
On the most sensational
Inspirational
Celebrational
Muppetational
This is what we call the Muppet Show !

(pfûûû !)
03.14 | | Quatre commentaires | Lien

11.04.03
Have you seen the elephant ?

Ca a commencé l'année dernière, je crois. Ou peut-être celle d'avant. Enfin bref, on a eu droit aux White Stripes, aux Strokes, aux Vines, aux Hives, aux Libertines et à toute une floppée de groupes de ce genre. J'étais a priori plutôt content, parce que je me disais que c'était peut-être une espèce de nouvelle vague de Alice Donut, Victim's Family ou même peut-être - sans trop y croire - de Fugazi. J'ai vite déchanté, n'ayant pas spécialement accroché aux Strokes ni aux White Stripes. Quant aux autres groupes, j'en parle même pas (enfin si, un peu plus haut, mais à peine).

Et puis récemment, j'ai écouté, comme tout le monde, Seven Nation Army des White Stripes, et ce single a commencé à me trotter un peu dans la tête. J'ai donc écouté l'album, qui s'appelle Elephant et qui en fait est vraiment très bien. Donc, si vous vous êtes fait avoir l'année dernière avec White Blood Cells, n'hésitez pas à procéder à un échange standard chez votre garagiste préféré.
16.36 | | Pas de commentaires | Lien

14.04.03
-2m² pour vivre

Putain, je veux pas être vulgaire gratuitement, mais là merde ! N'importe quoi ! Ce matin (vers 13h), je sors lentement de ce qu'il convient d'appeler le sommeil du Juste et j'entends des bruits dans la pièce à côté (eh oui, j'ai deux pièces, moi, je suis un bobo, monsieur). Ca n'a l'air de rien, comme ça, mais c'est quand même assez bizarre, étant donné que je vis seul comme un chien et que je n'en ai pas. Du coup, je me lève, sans même prendre le temps de m'étirer dans tous les sens (ce qui au passage ruine ma "matinée") et me dirige, à demi-nu comme le roi du calbuth, vers le petit salon (ou la bibliothèque, ou la salle à manger, ou le bureau, consultez le plateau de jeu de Cluedo pour connaître tous les usages possibles de la pièce en question).

Et là, énervante surprise, je vois un mec qui ressemble au flic de Moi, César, 10 ans et demi, 1m39, accompagné d'un homme sans visage, et dont l'occupation actuelle semble être le rangement maniaque de mon boudoir (la pièce, pas le biscuit). C'est alors que mon légendaire sens du dialogue entre en action.

- Qu'est-ce que vous foutez là ?

- Je range.

- Oui, ça je vois bien, mais comment vous êtes rentré ?

- Je travaille pour votre agence immobilière, je dois faire un peu d'ordre parce que le propriétaire voudrait déposer quelques meubles.

- Hein ? Mais je veux pas de ses meubles chez moi oh !

- Ben c'est chez lui...

Là, je dis rien, parce qu'effectivement c'est chez lui, mais j'avais jamais envisagé un bail en ces termes... Bref, le mec se barre en me lançant un "on revient tout à l'heure avec le propriétaire et ses meubles". Cool. Je décide d'aller me recoucher, pour tenter d'effacer ce réveil abominable en prétendant ne pas m'être levé aujourd'hui. Evidemment, ça foire, parce que le proprio arrive un peu plus tard avec une petite table rectangulaire et deux chaises vaguement carrées. Je m'apprête à l'engueuler, mais je remarque immédiatement la supériorité indiscutable de son costard cravate sur mon caleçon, et décide donc de me la jouer plus diplomate. J'essaye de le convaincre que c'est dégueulasse de m'enlever deux mètres carrés pour vivre, sans succès. Je tente alors de négocier une baisse de loyer proportionnelle à l'espace perdu, mais ça rate encore. J'expérimente du côté de la menace verbalo-physique, mais le bougre sait très bien que la menace est la seule arme du menaceur, et il se barre en rigolant et en me conseillant de "ne pas faire de bêtise".

Je suis sur le cul. En fait, non : je suis sur le ventre, et cette fois je me réveille vraiment. Il est 13h, le sommeil du Juste s'achève en douceur et je m'étire dans tous les sens en pensant à ce rêve débile que je retranscrirai sur mon blog dans quelques minutes.

Un jour, on analysera très précisément les rêves et je serai arrêté et déporté sur Pluton par l'agence de sécurité et d'hygiène mentale de mon pays.
14.33 | | Pas de commentaires | Lien

15.04.03
Final Destination 2 (3.5/5)

C'est vrai qu'on dirait quand même un titre de téléfilm de M6, je le nie pas. Je suis allé le voir quand même, pas par amour de la petite chaîne qui monte qui monte (si on veut), mais parce qu'il n'y avait pas grand chose à voir et que j'aime le risque. Et j'ai bien fait, parce que, n'ayons pas peur des mots, Destination finale 2 est un bon film. Alors bien sûr, il faut pas trop en demander, mais ce qu'il fait, il le fait bien. L'histoire de base est simple : des gens qui auraient dû mourir échappent à la mort grâce à une vision de l'un d'entre eux, et la mort cherche à finir le travail en les zigouillant un par un.

Ca a l'air un peu naze comme ça, et ça l'est, mais c'est super bien fait. Déjà, c'est très très bien réalisé (la scène du carambolage est vraiment mortelle - hahaha). Ensuite, toutes les morts sont relativement ingénieuses et certaines sont même surprenantes (aaah l'airbag). Enfin, même si ça démarre relativement sérieusement, le film bascule petit à petit dans un second degré de plus en plus drôle, pour terminer en grosse farce un peu gore. Mon seul petit reproche va à l'histoire du lit d'hôpital qui bouge on ne sais pas trop pourquoi, alors que tous les autres événements du film sont "plausibles" (si on accepte le fait que parfois certaines personnes aient vraiment la poisse - et que la mort soit une entité consciente, ce qu'est un peu plus dur, OK).

Enfin bref, Destination finale 2, ça ressemble à un naveton, ça a un nom de naveton, mais ce n'est pas un naveton.
17.03 | | Un commentaire | Lien


Moi, César, 10 ans et demi, 1m39 (2.5/5)

En ce moment, c'est une double série : les titres pourris (Destination finale 2 et celui-là) et les comédies françaises qu'assument pas (Laisse tes mains sur mes hanches et celui-là). L'esprit vif et joueur du lecteur moyen aura évidemment immédiatement remarqué que Moi, César, 10 ans et demi, 1m39 faisait partie des deux catégories, et partait donc avec un sérieux handicap. Comme je suis un mec moyen plein d'a prioris, je suis allé voir ce film un peu à reculons. C'est déjà un bel exploit en soi, parce que remonter les Champs en marche arrière sans percuter personne, c'est quand même pas donné à tout le monde.

Heureusement, la première partie du film m'a pas mal emballé. J'ai même rigolé et tout. Les situations étaient drôles et bien vues, le ton assez libre, les personnages intéressants, bref, tout allait bien. Et tout d'un coup, paf, le syndrôme de la comédie qu'assume pas. "Si on allait en Angleterre chercher le père de Morgan (qui ne l'a jamais connu) ? Ca serait bien, ça ferait une petite quête, on pourrait faire bouger les personnages, il y aurait une vraie intrigue, comme dans un vrai film, quoi. Parce que bon, la comédie bon enfant, ça va cinq minutes, mais on est des artistes, on a des choses à dire, merde !"  Bon, ben du coup ils vont en Angleterre chercher le père de l'autre, là (qui évidemment ne l'a pas vraiment abandonné et qui est formidablement cool), ça devient moins drôle, ya des violeurs d'enfants dans les squares et des ex-groupies françaises installées outre-manche (mais qui reviennent quand même en France après, sinon c'est trop triste), ça devient classique et caricatural, et ça casse tout.

Au bout du compte, ça donne un truc moyen, alors que le début et la réalisation laissaient penser que ça pouvait être une très bonne comédie, à la fois drôle et intelligente. La prochaine fois, peut-être.
17.25 | | Pas de commentaires | Lien

16.04.03
Bush, Carlyle, CIA, FBI, Saddam, Ben Laden & compagnie

Tout le monde parle de ça en ce moment, mais ça n'empêche pas : je viens de voir un reportage sur Arte, qui parlait des services secrets des États-Unis avant le 11 septembre, et des relations entre Bush et ses conseillers, les grandes compagnies pétrolières, et certaines familles du golfe arabo-persique. Ils interrogeaient un paquet de pontes de la CIA, du FBI et du COC et c'était vraiment super intéressant, d'autant qu'il n'y avait pas trop d'auto-complaisance dans les propos des interviewés. Ca s'est évidemment terminé sur la guerre en Irak, et là encore c'était vraiment intéressant (quoiqu'un peu flippant) de voir ce que pensent de tout ça des "spécialistes" américains. A mettre en relation avec une interview de Noam Chomsky que j'ai lue aujourd'hui.
22.04 | | Un commentaire | Lien

22.04.03
Wanted (2/5)

Autant le dire tout de suite, je suis allé voir ce film parce que j'aime bien Renaud et que je voulais le voir en psychopathe du flingue. Je sais que ça fait un peu léger, comme justification, mais bon...

Alors, le film... bon, évidemment, mais ça tout le monde s'en doutait, c'est pas un chef d'oeuvre. La réalisation oscille entre le bien et le vraiment naze et le scénario est marrant, mais puise dans des trucs déjà vus mille fois (le décalage culturel, les truands qui se trahissent à répétition, etc.). Ceci dit, il y a quand même quelques scènes pas mal, même si les acteurs sont souvent limites (notamment Renaud, que j'avais pourtant trouvé plutôt bon dans Germinal, mais il faudrait peut-être que je le revoie). Du coup, ça devient assez difficile de donner une bonne note à ce film. Et pourtant, je me suis pas mal marré, surtout si on le compare aux dernières comédies que j'ai vues.

Enfin bref, n'y allez pas, mais moi je regrette pas.

- Noone is fast enough
- Zero is.
18.43 | | Pas de commentaires | Lien

24.04.03
Bon voyage (3.5/5)

Je fais un truc vite fait parce que je suis hyper à la bourre, et que comme je veux garder un semblant de chronologie, ça m'empêche d'écrire des articles hyper intéressants concernant des pensées hyper profondes que j'aimerais faire partager au monde entier. Par exemple, l'autre nuit, je zappais comme un con et j'ai été séduit en 10 secondes par un rabbin. Qui parlait sur TFJ, en plus. Avouez que c'est pas commun. Je suis un des mecs les plus athées de la terre, et paf, un rabbin me fait le coup du philosophe et me scotch pendant au moins une heure avec ses histoires. Je me souviens plus bien de son nom (il était compliqué) mais il a fait tout un speech sur Pessah et sur le pourquoi du comment, et c'était à la fois drôle, profond et relativement universel. Enfin bref, c'est un truc dont j'aurais pu parler assez longuement dans un article, et mon retard inadmissible m'en empêche. C'est vraiment dommage (surtout pour vous, fidèles lecteurs, parce que moi je sais déjà exactement de quoi il parlait).

Ceci dit, Bon voyage, c'est pas mal. Genre cinéma populaire de bonne qualité, avec un rôle correct pour Depardieu, qui du coup joue bien (j'avais un peu oublié comment ça faisait, personnellement). Même Yvan Attal et Isabelle Adjani sont bien. Les écueils inhérents à la plupart des films français sur cette période (l'occupation allemande, pour ceux qui ne sont pas dans le secret) sont assez bien évités, et le personnage d'Adjani est tellement universel (quoi qu'un peu poussé à l'extrême) qu'on ne peut pas s'empêcher de passer un bon moment. Enfin si on peut toujours, mais vous voyez l'idée.

Bon, allez, film suivant !
17.42 | | Pas de commentaires | Lien


Il est plus facile pour un chameau... (3.5/5)

Bonjour, je suis le film suivant (rappelez-vous, lisez toujours la première page d'un blog à l'envers) et je m'appelle Il est plus facile pour un chameau.... Hop, 4 points : 3 de suspension et un normal. Je sais que c'est un nom un peu bizarre mais c'est comme ça. Je suis réalisé par Valeria Bruni-Tedeschi, qui est très jolie, et ça tombe plutôt bien parce qu'elle joue beaucoup en moi (la coquine) et que je suis plus ou moins son autobiographie (il paraît). Il y a aussi une autre jolie actrice qui joue en moi (je suis un film heureux). Elle s'appelle Chiara Mastroïani et elle joue la soeur de Valeria (je l'appelle par son prénom maintenant). Et puis elles ont un autre point commun, celui d'être de très bonnes actrices.

Mon thème principal, outre la vie (intéressante) de Valeria, est son sentiment de culpabilité concernant sa richesse impressionnante (plus d'un milliard de francs). Elle est amoureuse d'un prof gauchiste fils d'ouvrier et elle jongle entre ce côté populaire et sa famille fortunée. Je pense que l'une des scènes qui me résument bien est celle où Jean-Hugues Anglade chante l'Internationale au volant de sa Jaguar. Sinon, je suis plein de moments drôles, de situations et de petits détails psychologiques très bien vus et d'un peu de symbolisme pas si lourdingue. Par contre, je suis parfois un peu énervant et prévisible par mes côtés "les riches aussi ont des problèmes", qui sont la plupart du temps relatés avec une certaine distance, mais pas toujours.

De ce que j'en sais, je suis le premier film de ma réalisatrice, et en cela je suis vraiment très réussi (sans me vanter) et je pense que l'abruti qui me fait parler en ce moment serait plutôt content de voir arriver mes petits frères.

J'en profite pour faire remarquer à ce même abruti que ce n'est pas parce qu'il les écrit n'importe comment que ses articles sont plus courts.
18.00 | | Deux commentaires | Lien


Autofocus (3/5)

Tiiintin tiiintin tintintintintin tintintintintiiiin tintintintintiiiiin (si vous voulez reconnaître le générique de Papa Schultz, je vous encourage à chanter la phrase précédente sur l'air du générique de Papa Schultz ; vous pouvez aussi la chanter sur celui de Eteins la lumière, d'Axel Bauer, mais ça n'aura alors plus aucun rapport avec le film dont il est question dans cet article). Papa Schultz ! Hogan's Heroes pour les anglophones ! Klink, Schultz, Hogan, LeBeau et compagnie ! Et le général Buchalter (ou un truc comme ça) ! Allez, avouez que vous mangiez vos plats surgelés Findus devant M6, le midi, quand vous étiez au collège ! Moi je l'avoue en tout cas.

Eh ben ce film raconte la vie de Bob Crane, l'acteur qui jouait le colonel Hogan dans la série. On y apprend que c'était un obsédé sexuel de plus en plus notoire, au fur et à mesure que sa carrière s'enlisait et que le reste de sa vie se désagrégeait. Une dégringolade bien rendue par la réalisation : au début, l'image est propre et brillante et, plus le film avance, plus elle devient terne, marronnasse, et plus la caméra tremble. Elle est même un peu trop bien rendue, parce qu'on commence à s'ennuyer un peu aussi, vers la fin.

Parallèlement à ça, on peut assister à l'émergence de la vidéo personnelle (magnétoscopes, caméscopes...) et à une tentative parfaitement honteuse de tromper le public en lui faisant croire pendant tout le film que John Carpenter est un obsédé (bi)sexuel.

Pas transcendant, mais correct.
18.35 | | Deux commentaires | Lien

25.04.03
Contraste

Confortablement installé dans mon fauteuil, je me tapais, l'oeil gourmand et les mâchoires exaltées, un petit sandwich au saucission à l'ail. C'est alors que je tombai sur ceci. Je me mis instantanément à relativiser.
01.04 | | Pas de commentaires | Lien

29.04.03
Histoires de mutants

Gotlib avait dévoilé dans sa Rubrique-à-brac, il y a bien des années, un moyen infaillible d'identifier un mutant : il suffisait de lui faire replier une carte routière. Si il y parvenait du premier coup, c'en était un. Eh ben je me suis récemment aperçu qu'il y en avait une autre. Enfin, c'est un peu la même : il suffit de remplacer la carte routière par un camembert. On ouvre la boîte, on déplie bien le papier, on coupe une part de fromage, et on refile le bébé au mutant présumé. Si il arrive à recouvrir tout le camembert du premier coup en repliant le papier, il est grillé. Ca peut toujours servir, au cas où on aurait pas de carte routière sous la main.

En parlant de mutants, j'ai anticipé la sortie de X-Men 2 en matant le 1 à la télé, hier. Je l'avais pas vu et on m'en avait dit du bien, alors j'ai tenté le coup. Évidemment, j'ai pas trouvé ça terrible, le scénario étant quand même un peu plein de vide, mais il y a pas mal d'éléments que j'ai trouvés vachement intéressants, et qui recoupent des trucs que j'ai aimés dans Incassable (qu'était pas non plus inoubliable, cela dit), ou que j'essaye de placer dans mon histoire de Martexx. En gros, une vision un peu originale et renouvelée des super-héros, ou en tout cas une réorganisation des priorités des différents aspects de l'histoire (intrigue, relations entre les personnages, réflexions plus ou moins universelles et parfois même quelques copeaux de poésie - si). Par exemple, j'ai bien aimé le "couple" Wolverine / Malicia, avec ce côté "je peux te toucher : je souffre, mais je me régénère" du premier qui répond au besoin de contact "humain" de la seconde. Il y a aussi le fait que Wolverine souffre lorsqu'il fait sortir ses griffes (même si cela reste un détail non exploité). Enfin bref, plein de petits détails de ce genre qui font que c'est quand même intéressant. Je trouve qu'il y a un certain potentiel à faire des trucs cools avec des super-héros, si on sort des intrigues un peu mégalomanes (ce que ne fait pas X-Men, pas plus que ne le faisait Incassable).

Sinon, j'ai revu Crossing Guard juste après, et c'est toujours aussi bien.
19.32 | | Pas de commentaires | Lien


Le coeur des hommes (3/5)

Encore un commentaire à la bourre ! Après avoir répété une bonne centaine de fois que je n'irais pas voir ce film, j'y suis allé. La pression populaire devenait trop forte.

Pourtant, après avoir vu la bande annonce, j'avais vraiment peur de me retrouver devant un navet un peu beauf. Ben en fait, fausse alerte, c'est bon petit film de potes, optimiste, sans prétention et, au final, agréable. On peut évidemment lui reprocher d'être un peu trop positif, de finir en happy end un peu convenue, et toutes sortes de choses de ce genre, qui sont absolument indéniables, mais tout ceci est plutôt bien compensé par de bons dialogues, des situations justes et bien amenées, des comédiens à la fois doués et en forme, et des personnages suffisamment travaillés, malgré l'impression qu'ils donnent au départ d'être assez caricaturaux.

A la fin du film, trois conclusions s'imposent : c'est pas mal, Zoé Félix joue pas très bien et marche comme une actrice de film X et je pourrais assez facilement tomber amoureux de la copine de Darroussin.
19.51 | | Pas de commentaires | Lien

30.04.03
Frida (4/5)

Salma Hayek est, physiquement parlant, mon idéal féminin. Et Julie Taymor, la réalisatrice de Frida, qui doit le savoir, a voulu me tester. Du coup, elle filme des scènes lesbiennes avec elle, la fait danser le tango avec Ashley Judd, la coiffe et l'habille de mille façons différentes. Mais ces tests ne vont pas que dans un sens : elle n'hésite pas à l'affubler d'une barre de sourcils à faire pâlir Emmanuel Chain, à l'amputer d'une jambe ou encore à lui faire pousser la moustache. Bref, tout pour me faire réagir. Eh ben laisse moi te dire que t'as raté ton coup, Julie. Je vais parler du film sans même mentionner ces éléments et ainsi faire honneur à ma légendaire objectivité.

Le gros du film est concentré sur la force, l'originalité et la modernité du caractère de Frida Kahlo, qui mettent plus ou moins tout le monde à ses pieds et lui permettent de vivre malgré la douleur (elle a été victime d'un accident de bus dans sa jeunesse, qui lui a causé de multiples fractures, et dont elle ne s'est physiquement jamais vraiment remise). De ce point de vue, la prestation de Salma Hayek est vraiment excellente, voire suprenante si on la compare à ses petits rôles de bomba latina de base, dont il était temps qu'elle se sorte. D'ailleurs, globalement, les acteurs du films sont particulièrement bons, notamment Alfred Molina, qui joue Diego Rivera.

En ce qui concerne la réalisation, elle est dans l'ensemble relativement sobre et efficace,  à l'exception de quelques petits intermèdes qui mélangent peinture, film et animation et qu'accessoirement j'ai trouvés assez cools. Le seul reproche que je puisse faire au film, c'est de s'attarder un peu trop sur le caractère de Frida Kahlo et de laisser un peu de côté sa douleur, source d'inspiration évidente de bon nombre de ses oeuvres. La réalisatrice s'en sert bien un petit peu, mais surtout pour renforcer le côté tragique de la vie du peintre. C'est pas forcément un mal, dans la mesure où c'est loin d'être larmoyant, mais on sent que cette composante est un peu sous-exploitée.

Ceci dit, ça reste vraiment un très bon film (ça commençait à me manquer un peu) et ça va me permettre de démontrer à mes potes sceptiques que mon idéal féminin est aussi une bonne actrice. Elle est pas belle la vie ?
19.48 | | Quatre commentaires | Lien
CacoCouleurs
* Original Caco
* Lubies texanes
* Whoopin' Wopah

CacoRadio

Liens
* 15 minutes of fame
* 404 brain not found
* Alan Smithee
* Awful Plastic Surgery
* Blogarythme
* Le caillou qui parle
* Careful Design...
* De la salade...
* Douze lunes
* Heures creuses
* Style & purée
* The man behind the man
* Tokyo Genki

Powered by
Pivot

XML feed (rss 2.0)
XML

Licence
Attribution / NoDerivs / NonCommercial 1.0

Playlist
* Cypress Hill - Till Death Do Us Part
* Shudder To Think - Funeral At The Movies / Ten Spot
* Probot - Probot
* Thirstin Howl III - Skilligan's Island
* The Coral - Magic And Medicine
* Svinkels - Bons pour l'asile
* Outkast - Speakerboxxx / The Love Below
* 80's Matchbox B-Line Disaster - Horse Of The Dog
* The Mars Volta - De-loused In The Comatorium
* La rumeur - L'ombre sur la mesure

Readlist
* Michael Connely - Le poète
* John Steinbeck - The Short Reign Of Pippin IV
* Principia Discordia
* Millar / Quitely - The Authority
* Max Cabanès - Dans les villages
* Sfar / Trondheim / Divers - Donjon
* Hervé Laroche - Dictionnaire des clichés littéraires
* David B / L'ascension du haut mal
* Christophe Blain - Isaac le pirate (les 3)
* Denis Diderot - Lettre sur les aveugles

Playlist (pas la même)
* Savage Worlds !
* Spycraft
* COPS
* Deadlands
* Vampire
* In nomine satanis
* L5R
* 7th Sea
* Cthulhu / DG

Keep Out !
* Mail
* SMS

Cacochyme Awards
Les meilleurs films de 2003

Archives
01 Nov - 30 Nov 2002
01 Dec - 31 Dec 2002
01 Jan - 31 Jan 2003
01 Fev - 28 Fev 2003
01 Mar - 31 Mar 2003
01 Avr - 30 Avr 2003
01 Mai - 31 Mai 2003
01 Jun - 30 Jun 2003
01 Jul - 31 Jul 2003
01 Aou - 31 Aou 2003
01 Sep - 30 Sep 2003
01 Oct - 31 Oct 2003
01 Nov - 30 Nov 2003
01 Dec - 31 Dec 2003
01 Jan - 31 Jan 2004
01 Fev - 29 Fev 2004
01 Mar - 31 Mar 2004