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03.08.03 Profondeur
je ne vais pas abuser de votre temps, de votre energie retinienne, de votre concentration precieuse, ni de votre emotion deja bien sollicitee par le deces d'une actrice qui a pas eu de bol dans ses frequentations... je ne vais meme pas abuser des accents ni des majuscules, c'est pour dire...
mon blog ne parle pas de choses serieuses. je suis trop occupe a regarder les pubs a la tele et boire du jus de pamplemousse (en suisse, on dit "grapefruit") pour disserter sur la politique, les gens important, les guerroiements en irak, ou meme les feux de foret. la ou je suis, on parle plutot du prochain tremblement de terre, et j'espere etre la pour en parler dans mon blog ensuite... :/
mais des fois, ya des choses importantes. des choses dont on ne doit pas cacher la troublante existence. des choses que quand on en parle, on est emu d'etre si miserable dans notre petitesse tout humaine face a l'immensite du cosmos. je vous rassure, juste la, il ne s'agit pas de ca. je n'ai pas acces a ce genre d'evenements... moi je suis a ras du sol alors je parle de ce que je vois. et c'est deja pas mal !
alors je voulais profiter de cette operation porte ouverte pour aider un ami en difficulte. un etre fragile et tout defigure de la cheville qui demandait juste un peu d'amour et de compassion. ca tombe bien, c'est justement mon fort. mais je sais pas ecrire. je fais des petites phrases qui se terminent par des points de suspensions. et des fois c'est meme pas des phrases parce qu'il n'y a meme pas de verbe. ni de sens... je suis face a cette ouverture de porte et je n'ose pas me diriger vers la lumiere.
et pourtant cette opportunite, ouverte et beante, tel un uretre aux reflets roseatre... quoi? hein?? ca se fait pas de parler d'uretre?? c'est un blog familial? on ne dit pas ce genre de choses comme ca juste pour faire la conversation? ya des mots comme "uretre" et "smegma" a ne pas mettre sur tout les levres? oui c'est un vrai mot francais et tout et tout, mais faut pas exagerer je sais bien la difference entre le vocabulaire a utiliser en societe et les mots qui ne se disent pas?
quelle belle transition pour vous parler de la vie un peu. cet apres-midi, je me promenais de maniere innocente sur le site du monde, et quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur une publicite pour un jeu mis en ligne par ce respectable journal au contenu familial et grand public. Alphablitz, comme son nom l'indique, est un "jeu de lettres en reseau avec une dimension de temps" nous dit le site au contenu si ouvert a la jeunesse et aux enfants purs et innocents... "Lancez des defis en ligne", nous enjoignent-ils ensuite, d'une pudeur toute candide, si habituelle et caracteristique de ce site qui se bat pour l'equilibre de la famille et defend fierement les valeurs morales de la societe et de l'humain (et de ses enfants). le monde veut qu'on se delasse un peu en jouant. quelle heureuse attention. avec les vacances qui approchent et les beaux jours qui reviennent... mais pour etre surs que tout le monde va jouer et se "lancer des defis en ligne", les gens du monde n'ont recule devant aucune bassesse, et utilisent le pire vocabulaire pour aguicher nos pires instincts refoules... la preuve, sur le site officiel du monde tout en bas a droite de la page (cherchez "alphablitz"). regardez un peu l'image qui illustre cette rubrique ! et pour ceux qui ont la flemme (ou pour quand les gens du monde se seront ressaisis), l'image est ici.
ca fait longtemps que ca dure et il me tardait que le mal soit demasque. voila qui est fait. sus ! sus a l'obscenite !
Fermeture des portes
Le succès sans précédent des portes ouvertes cacochymes (trois auteurs à ce jour) ne m'empêchera pas de déclarer aujourd'hui la fin de l'opération et ainsi de regagner le contrôle total de mon blog. Ceci dit, je suis très fier des articles de Gaëlle, Guillaume et YLEDM, je tenais à le dire.
Bottled Violence
Get your bravery from a six-pack
Get your bravery from a half-pint
Drink your whiskey, drink your grain
Bottoms up and you don't feel pain
Go out and fight, fight
Bottled violence
Lose control of your body
Beat the shit out of somebody
Half-shut eyes don't see who you hit
But you don't take any shit
Go out and fight, fight
Bottled violence
(Minor Threat, Bottled Violence)
06.08.03 Charlatans
J'adresse toutes mes félicitations aux docteurs Benoist Kampshoer et Louis Bruno qui font les malins dans leurs jolis cabinets du VIIIè mais, dans leur hâte de partir en vacances, sont incapables de faire la différence entre un grincement de dents et une nécrose.
Les trois commentaires en retard qui vont suivre sont donc sponsorisés par l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et son odontologue sympathique au nom russe.
Below (3.5/5)
Quand j'étais petit, je regardais Das Boot à la télé avec mon papy. C'était cool parce que mon papy il est fan de tout ce qui est bateaux, sous-marins, vin et pétanque, et il m'expliquait comment ça se passait et tout. Et puis Das Boot, ça avait pas mal la classe en soi. Eh ben Below (ou Abîmes) c'est un peu la même chose, mais version américaine. Le sous-marin est un peu moins étroit, les mecs gueulent en anglais, mais l'ambiance est un peu la même, à mi-chemin entre la claustrophobie et la trouille de se faire torpiller.
Et là-dessus, David Twohy rajoute deux couches : une couche d'enquête classique (les rescapés anglais d'un naufrage arrivent à bord du sous-marin et cherchent à savoir ce qu'il s'y est passé) et une couche de fantastique. Mais ce que j'ai bien aimé, c'est que c'est du vrai fantastique, dans le sens où on peut interpréter les événements de manière totalement réaliste (folie de l'équipage, coïncidences), ou de manière plus surnaturelle (fantômes et malédictions en tous genres). Dans ce domaine, j'ai trouvé particulièrement bienvenu le fait que jamais les personnages ne se demandent vraiment s'ils doivent basculer ou non dans la croyance en des éléments surnaturels : ils y basculent ou non, sans se poser de question, comme si ça coulait de source. Et le film regorge de ce genre d'éléments : on croit voir venir le cliché, et il ne vient jamais. Au bout du compte, la somme de ces clichés évités est réellement appréciable.
Autre point fort du film, le casting. Les gueules des acteurs sont vraiment cools, on se souvient d'eux même quand ils incarnent un personnage secondaire dont on ne sait même pas le nom, et leur physique correspond parfaitement au rôle qu'ils jouent dans le film (le lieutenant Loomis ou le mecano en sont de parfaits exemples).
Quant au registre des éléments négatifs, on y relèvera quelques incohérences (notamment une grosse à la fin), mais aussi des passages un peu longuets qui font un peu retomber la tension quasi constante du reste du film. Quoi qu'il en soit, on passe assez facilement sur ces détails, parce que la réalisation est ultra efficace et qu'au final Abîmes est un bon film bien claustro qui plairait à mon papy.
07.08.03 Narc (3/5)
J'adore ce genre de film. Une espèce de polar avec des personnages bien approfondis, des "gueules" qui ne sont ni des héros ni des saints et qui se baladent dans un univers bien noir qui leur a déjà fait perdre toutes leurs illusions. Et de ce côté là, Narc ne fait pas dans la demi-mesure. Souvent filmés caméra à l'épaule, les personnages principaux, interprétés par Ray Liotta et Jason Patric, sont deux flics sur le retour, bien loins des beaux gosses qui séduisent l'héroïne à la fin ou des super-flic rebelles qui renversent la conspiration qui lie des élus de la ville à un réseau de trafiquants de drogue.
Du coup, ça rend l'ensemble assez réaliste, et comme la mise en scène est sans fioritures, on est propulsé de façon très efficace dans cet univers dur et violent. La scène de la "perquisition" chez le junkie-dealer-vendeur d'armes en est un parfait exemple : simple, sans effet de style inutile et au final terriblement efficace. Et comme en plus les acteurs sont particulièrement bons (surtout Jason Patric, qui a un personnage un peu moins extrême que Ray Liotta) et collent bien à la personnalité qu'ils doivent incarner, il devient très difficile de trouver des défauts "techniques" à Narc.
En revanche, l'histoire m'a particulièrement déçu. Elle est vraiment très simple, et la façon dont elle est amenée fait que, pendant tout le film, on se doute plus ou moins d'où va venir le coup de théâtre. De ce fait, on a tendance à avaler le film au fur et à mesure, sans vraiment être surpris de ce qui arrive et lorsque tout se résout, on reste un peu sur sa faim.
C'est dommage, car avec une intrigue un peu plus complexe, Narc aurait été un excellent film, tant il regorge de scènes intéressantes et particulièrement bien filmées et impose sans difficulté son ambiance brute de polar réaliste. Mais avec un peu de chance, il va (ré-)ouvrir la voie à d'autres films de ce genre.
Hostile mais constructif (mais hostile)
C'est ma devise. Enfin une de mes devises, mais c'est pas la question. En effet, si je m'adresse à toi ce soir, jeune lecteur, c'est pour te parler d'un blog. Je ne l'ai pas mis dans mes liens-de-droite (aucune allusion politique là-dedans, évidemment) parce que j'aime bien l'idée d'une liste hyper-exclusive, où tout le monde voudrait bien se trouver mais dont l'accès nécessite des années de sacrifices et de contritions diverses, mais je le ferai certainement quand je serai d'humeur moins mégalomane.
Bref, le blog en question, c'est blondeetconne. Je sais bien que c'est un blog de fille et qu'il y en a déjà deux dans la liste, mais là c'est une fille hostile alors ça compte pas vraiment, surtout qu'elle est un peu aux blogs gnangnan ce que Ptyx est aux blogs arty-goths.
Et puis je vais voir Wrong Turn, tiens. À bientôt, jeune lecteur.
08.08.03 Ying Xiong (2/5)
Ying Xiong, alias Hero, alias je sais pas en français, c'est le prochain film de Yimou Zhang, avec Jet Li et Maggie Cheung. Je l'ai déjà dit, mais je le répète pour les nouveaux.
À part ça, c'est basé sur une légende évoquant l'unification de la Chine. En gros, il y avait 8 royaumes (il me semble) dont l'un d'eux a décidé de latter les 7 autres pour le bien du peuple chinois et pour réaliser des économies d'échelle sur la production de riz (OK, la deuxième raison n'est pas citée dans la légende). Évidemment, les 7 royaumes qui se faisaient taper sur la gueule étaient pas super contents, alors ils envoyaient des assassins pour tuer le Roi des Unificateurs. Le truc cool avec les assassins chinois, c'est que c'est le genre à se farcir deux ou trois mille hommes par jour à mains nues, ce qui fait qu'ils constituent un moyen assez pratique de renverser des situations stratégiques défavorables. Et pour le coup, le Roi des Unificateurs avait pas beaucoup de bol, parce qu'il en avait trois sur le dos, le pauvre. Un bref calcul permettant d'évaluer le nombre de garde du corps nécessaire à sa survie donnant un résultat d'environ neuf mille, on peut comprendre que le bougre devienne un peu paranoïaque (voire mort dans un avenir proche). Mais heureusement, Jet Li était là.
Voilà, ça c'est l'intro. Après, le film n'est qu'une suite de combats de gens qui marchent sur l'eau, volent, contrôlent les feuilles mortes à distance et font des moulinets avec les bras pour se frayer un chemin au milieu de 3000 soldats en armes. Ah oui, Maggie Cheung effectue aussi des chorégraphies aériennes dans une robe à volants, très jolie au demeurant, pour éviter des millers de flèches ne demandant qu'à réaliser le rêve de milliers d'hommes, à savoir toucher (voire pénétrer, mais là c'est limite grivois) son corps tant convoité. En même temps, je suis méchant, parce qu'il se passe des choses entre les combats. Par exemple, on apprend qu'un mec qui arrive à trouver le 30è caractère désignant le mot "épée" et à le calligraphier avec un pinceau géant en faisant des mouvements plutôt gracieux ne doit pas être sous-estimé, et peut même s'avérer être un redoutable combattant (le genre qui marche sur l'eau, vole et fait des moulinets avec ses bras, si vous voyez ce que je veux dire). Et y a pas que ça ! Y a aussi plein de scènes de romantisme chinois caricaturé à l'extrême, avec un homme et une femme qui s'aiment, qui meurent ensemble et dont les épées sont inséparables. Et c'est encore plus beau quand on sait que les deux amoureux sont des maîtres de la calligraphie, le genre à trouver le 30è caractère représentant le mot "épée", à faire des moulinets avec les bras et à éviter des flèches avec une robe à volants. Et je parle même pas du contrôle à distance des feuilles mortes.
Et puis, pour lier tout ça, il y a l'intrigue, qui en soi n'est pas si mal (en même temps, elle est adaptée d'une légende super ancienne, c'est facile), sur le mode "chacun réécrit l'histoire selon ses intérêts", mais finalement on a déjà vu ça pas mal de fois, et on peut pas dire que ce soit mené de façon particulièrement enthousiasmante.
Enfin voilà, c'est pas brillant, quoi. Pour être clair, on se fait pas mal chier et on a rapidement l'impression de se retrouver devant un sous Tigre et Dragon, le rythme et l'inventivité en moins. Par contre, mon objectivité sans faille me force à relever les points positifs du film, qui sont peu nombreux mais néanmoins remarquables. Il s'agit d'une part de la réalisation, nickel, subtile, bien travaillée, et d'autre part de la beauté des images, vraiment impressionnante. Bref, esthétiquement, c'est la grande classe, je peux pas dire le contraire.
De toute façon, quoi que j'en dise, il est évident qu'une horde de fans de Jet Li (dont je ne suis pas, loin s'en faut) va se presser pour contempler son unique expression, "concentré et déterminé", et se servir du côté vaguement philosophique (et un peu facho, disons le, même si ce côté n'est pas très prononcé - plus de détails dans les spoilers des commentaires) de Hero pour l'encenser et venir me dire, sans rigoler et en me regardant dans les yeux, que c'est décidément un bon acteur et que ce film est une merveille. Enfin bon, vous faites ce que vous voulez, mais vous pourrez pas dire que je vous ai pas prévenus.
Wrong Turn (1/5)
Je suis un fan de Massacre à la tronçonneuse. J'adore ce film, je trouve que c'est le meilleur du genre et que dans plein de domaines il surpasse mille fois des tas impressionnants de films "grand public". C'est un peu pour ça que j'avais apprécié l'hommage original rendu par Haute Tension, et c'est également pour ça que je suis allé voir Wrong Turn.
Et d'un côté, je me suis pas trompé : une panne de bagnole, des jeunes paumés au milieu de la campagne reculée américaine, des rednecks, une famille un peu dégénérée et qui plus est cannibale (ou collectionneuse, on sait pas trop), tout cela ressemblait étrangement à l'original. Mais ça allait vite se gâter, et ce dès les premières minutes du film.
Trois pétasses, dont une qui l'est un peu moins que les autres et qui n'a ni wonderbra ni décolleté, un blaireau insignifiant, un semi-original et un biclassé médecin / beau gosse se retrouvent au milieu de nulle part suite à une panne et à un accident. Premier truc naze : si vous ne devinez pas déjà qui va faire partie du couple survivant, toute votre éducation est à refaire. Bon, ensuite, c'est classique, certains se font choper par les cannibales-collectionneurs (miss wonderbra et mister blaireau), les autres découvrent un peu à qui ils vont avoir affaire (mention spéciale à miss décolleté, qui préfère pisser dans les chiottes immondes de la baraque dégueu remplie de morceaux de cadavres que d'aller sagement arroser les pâquerettes du sous-bois), se font à moitié décimer, jusqu'à ce qu'il ne reste que le couple final qui finit par renvoyer toute la petite famille collectionner les gencives humaines en enfer à coups de hache et de produits inflammables. Oui, je spoile comme un gros sale, mais c'est pour votre bien.
Ce qui me chagrine là-dedans, c'est que tout ce que je trouve intéressant dans ce genre de films passe à la trappe. Par exemple, j'aime bien le côté "survie", comment se démerder avec les moyens du bord, comment ne pas se faire découper en tranches par la bande d'attardés qui infeste le coin quand on est totalement dépassé par les événements et qu'on n'a sous la main qu'un canif dont la lame se coince au mauvais moment, bref, tous les détails hyper terre à terre qui donnent un côté réaliste au film et renforcent l'effet de terreur. Et dans Wrong Turn, tout est désamorcé : les personnages font des bons de dix mètres de branche en branche et des promenades accrochés sous des 4x4, le tout avec une décharge de plomb dans la jambe et je vous fais grâce de tous les détails, mais globalement, l'horreur est rendue totalement inopérante par l'incohérence des péripéties. Ajoutez à ça une image bien proprette et des acteurs tout juste moyens, et vous comprendrez que ce ne sont pas les multiples clins d'oeil à Massacre à la tronçonneuse (le bus Volskwagen, la fille attachée...) qui vont sauver ce film.
Au final, Wrong Turn est donc un film prévisible, qui s'écarte certes un peu des clichés du slasher pour ados mais qui n'en est pas pour autant plus original. En clair, restez-en aux valeurs sûres, louez The Texas Chainsaw Massacre.
11.08.03 Terminator 3 : Rise Of The Machines (2.5/5)
Eh ouais, le troisième volet de Terminator est finalement sorti, presque vingt ans après le premier, avec en tête d'affiche un Schwarzenegger lifté, stéroïdé et botoxé, lisse et musclé comme au premier jour.
De ce côté là, c'est vrai que la différence par rapport au deuxième volet de la série est quasi inexistante : en plus de son physique, Schwarzy récupère son accent à couper au couteau et son jeu mécanique (qu'il n'avait pas forcément perdu, tout bien réfléchi) qui correspond parfaitement au "personnage" qu'il incarne. Malheureusement, c'est quasiment le seul élément du film qui reste à la hauteur des précédents.
Des exemples ? OK, des exemples. Déjà, les acteurs : on perd la sauvagement charismatique et musculeuse Linda Hamilton pour se récupérer une Claire Danes un peu fade, Edward Furlong disparaît au "profit" d'un Nick Stahl quasiment transparent et, last but not least, on oublie totalement le côté effrayant et implacable du T-1000 incarné par Robert Patrick pour se retrouver avec la T-X, une espèce de top model de 40 kilos qui essaye de faire peur avec un regard pseudo-dur qui me donnerait plutôt envie de me jeter sur elle et de frotter nevrotiquement mon visage contre sa cuisse (elle fait au bas mot 2m12). En clair, c'est un peu l'hécatombe côté casting. Et puis, outre le peu de crédibilité de Kristanna Loken dans ce rôle, le personnage lui-même n'est pas très réussi. Alors que le T-1000 semblait quasiment indestructible, la T-X se fait choper par le colbac par un pauvre T-800 sans pouvoir se liquéfier complètement, se prend des vieux coups dans la gueule sans arrêt et met à chaque fois un temps fou à se reconstituer. Et sans vouloir trop en révéler, elle crève de façon encore plus simple que le T-800 du premier Terminator. Déception. Et la liste s'allonge encore avec la place quasi symbolique accordée aux histoires de paradoxe temporel et plus généralement de voyage dans le temps, ou encore l'intrigue excessivement linéaire. Le seul moment où celle-ci retrouve le niveau de Terminator 2, c'est à la fin. C'est bien, mais un peu tard.
Ceci dit, mon avis sur le film n'est pas totalement négatif. En effet; Terminator 3 flirte bien souvent avec la parodie, ne se prend jamais au sérieux et est truffé de moments vraiment super drôles. Les dialogues sont excellents et les scènes d'action regorgent de trouvailles plus ou moins parodiques qui m'ont bien fait marrer. Il y a aussi un côté gag dans plein d'aspects du film : par exemple, le tout étant en fait une gigantesque poursuite, les personnages sont obligés de changer régulièrement de véhicule et jamais ils ne choisissent un truc rapide et efficace. Dans une sorte de frénésie burlesque, ils s'emparent d'un véhicule de véterinaire, d'un camion de pompier, d'un corbillard, pour finir avec un camping car géant. Bref, c'est du grand n'importe quoi, mais c'est tellement bien fait qu'il faudrait être chroniqueur au Figaro pour s'en plaindre. Et parallèlement à ça, les clins d'oeil plus ou moins moqueurs aux épisodes précédents et aux gimmicks légendaires de Terminator foisonnent avec une efficacité et un à propos remarquables.
Du coup, sans être dupe, on n'en ressort pas totalement désemparé, car on ne peut s'empêcher de se remémorer toutes les anecdotes marrantes qui rattrapent en partie la réelle faiblesse de l'intrigue et du casting. Et on commence évidemment à spéculer sur le prochain volet de Terminator, dont l'existence est pratiquement garantie par la fin du film.
Blog this !
Aujourd'hui, sous la pression populaire, je vais raconter ma vie. Enfin juste un bout, sinon on est pas sortis de l'auberge. Le morceau que j'ai choisi pour vous avec l'amour d'une maman qui fait de la purée mousseline pour ses gosses, c'est ce week-end. D'une part parce que c'était un week-end moins insignifiant que d'habitude, et d'autre part parce que c'est la période dont je me souviens le mieux pour le moment.
Vendredi soir, la partie de jeu de rôle s'est terminée en eau de boudin suite à la trahison de mon frère de sang, alors j'étais super énervé et je suis allé dormir chez mes parents pour vérifier que le vélux était bel et bien l'ennemi juré du jeune roupilleur lorsqu'il fait hyper chaud dehors. On peut donc dire que ce début de week-end était placé sous le signe minable mais néanmoins impitoyable de la lose.
Le samedi soir (le reste du samedi on s'en fout) ne s'annonçait pas mieux parce que j'étais invité à l'anniversaire de Léah. J'ai rien contre Léah, mais le problème de ces soirées c'est qu'il y a généralement des gens et qu'on ne peut pas être à la fois hostile (mais constructif) et sociable. Bon, j'y suis allé quand même parce que j'avais dit oui et que j'ai pas le visage assez pâle pour avoir la langue fourchue, et finalement je regrette pas, même s'il faisait tellement chaud chez Guillaume (oui parce que l'anniversaire de Léah, c'était chez Guillaume, figurez-vous) que j'ai été obligé de manger hyper vite toutes les fraises Haribo avant qu'elles fondent et qu'elles soient perdues pour tout le monde. Enfin bref, y avait Juliette, donc j'ai pu raconter des trucs débiles (et d'autres intéressants) pendant toute la soirée en faisant croire à l'assemblée que j'étais tellement incroyable que je réussissais à captiver une fille aux cheveux épanouis pendant une durée phénoménalement longue. Après, Clotilde était bourrée et faisait n'importe quoi, Sarah ne l'était pas mais faisait n'importe quoi quand même, Guillaume transpirait vachement du visage, des gens essayaient de devenir amis avec le ventilateur, le fils de Marc Lavoine est parti avec ses potes les beaux gosses, Léah a fait un discours un peu naze mais c'est normal c'était son anniversaire, Brice (un autre) n'arrêtait pas de se faire interpeller dans le seul but de me faire tourner la tête croyant que c'était moi qu'on appelait, et une fille super jolie en robe rouge s'est mise en face de moi pour me montrer sa culotte sans arrêt bien qu'involontairement. Bref, au final, c'était pas si pourri, pour un rassemblement de gens.
Mais tout cela n'était rien à côté de dimanche soir. Pour vous en convaincre (comme si ça allait marcher), voilà ce que j'ai répondu à YLEDM sur ICQ, quand il m'a dit que je devrais dormir parce que ça aiderait mes dents à guérir (faites pas attention, il est suisse) :
"Pourquoi je devrais dormir ?
J'ai vu une redif de On ne peut pas plaire à tout le monde où je me suis souvenu pourquoi je suis amoureux de Victoria Abril et où j'ai vu que Charlotte Rampling avait pas mal la classe, après j'ai vu un belge qui bosse en Afrique et qui traite les noirs comme des chiens, puis une petite conne qui fête ses 20 ans avec ses potes à la campagne, puis une meuf d'un syndic immobilier dans une vieille cité pourrie, puis une espèce de pute qui tenait une galerie d'art et qui avait élevé l'hypocrisie au rang de performance du siècle, puis une émission sur les animaux filmée à la Matrix avec des écrans splittés et une cuboméduse.
J'aurais été con de dormir."
À cela, j'ajouterai qu'avant tout ça j'avais regardé Pour une poignée de dollars de Sergio Leone, qui est un de mes réalisateurs préférés, que les différents reportages (sauf celui sur les animaux) faisaient partie de l'émission Strip-tease, que je trouvais la fille qui fêtait ses 20 ans et ses potes super cons notamment par le contraste entre leur réaction quand ils parlent des flics juste après l'interrogatoire et les moqueries de parisiens qu'ils dispensaient avec une générosité exarcebée une fois qu'ils étaient bien loins et bien en nombre, que la cuboméduse est assez impressionnante, que je suis abasourdi par la qualité des reportages animaliers récents et je concluerai en utilisant ce post comme démonstration du fait que la pression populaire ferait mieux la prochaine fois de tourner sept fois sa langue collective dans sa bouche collective avant de me demander de raconter ma vie sur mon blog.
13.08.03 Dom Durakov (2/5)
Alors voilà, on fait le malin, on va au cinéma pour échapper à la chaleur en se disant que les salles sont toutes climatisées, et on se retrouve à l'Orient Express avec le t-shirt humide collé dans le dos pendant deux heures. Pas de clim. Bon, y avait quand même un film, à savoir La maison de fous, alors je vais pas me plaindre. Quoique.
Le gros problème, enfin le premier gros problème, c'est que ça met longtemps à démarrer. OK, il faut poser le cadre (un asile d'aliénés russe situé en Tchétchénie)et tout, mais c'est un peu longuet quand même. Ensuite, des soldats tchétchènes arrivent, et on se dit que ça va devenir intéressant. Effectivement, le réalisateur commence à développer son idée de base, assez sympa somme toute, et introduit également un bon paquet d'idées annexes tout aussi intéressantes, et la sauce commence à prendre. Et puis, soudain, on retourne dans une suite de scènes brouillonnes et, osons le mot, inutiles, qui non seulement n'apportent rien mais en plus sont bien chiantes à la longue. Alors je vous entend d'ici me dire "ouais mais c'est normal, c'est baroque, c'est la russie, ya des violons et de la vodka !", et je vous comprend tout à fait. Mais même si c'est vrai que certaines scènes rappellent un peu Kusturica ou ont le bordel joyeux, l'ensemble est assez ennuyeux et dessert même les bonnes idées de départ. En fait, c'est ça qui m'a le plus frappé dans ce film : l'absence de structure. Tout est très décousu et la thèse n'est quasiment pas construite, juste évoquée par petits bouts, sans progression ni quoi que ce soit de ce genre. De même, certaines bonnes idées auraient mérité d'être creusées et mieux développées. Enfin bref, c'est décevant.
Côté interprétation, je trouve que les acteurs s'en sortent correctement et collent bien au côté baroque et un peu excentrique de la réalisation. Ils aident même à faire passer certaines scènes un peu limites. L'actrice principale, Yuliya Vysotskaya, notamment.
Pour conclure, deux petites anecdotes croustillantes : dans le film, l'héroïne est amoureuse de Bryan Adams (ben oui mais c'est une maison de fous en même temps) et du coup le chanteur fait quelques apparitions dans le film, guitare à la main, pour chanter des chansons à la merde. Autre truc intéressant, le réalisateur de La maison de fous est Andrei Konchalovsky, qui a notamment commis... Tango & Cash ! Dans le genre éclectique, c'est assez fort.
La fille à l'éventail
Yarrow peut bien faire son malin avec sa fille aux gants, moi j'ai vu la fille à l'éventail et depuis je vois des robes rouges partout. Bon, OK, surtout en rêves.
Pirates Of The Caribbean : The Curse Of The Black Pearl (3.5/5)
Putain, quelle bonne surprise ! Parce que, soyons franc, un film Disney dans lequel des mecs poursuivent un bateau pirate infesté de morts-vivants qui ont enlevé la copine d'un beau gosse romantique, ça fait pas forcément envie au départ. D'un autre côté, il y avait quand même quelques bons signes, notamment Johnny Depp, mais aussi Gore Verbinski, le réalisateur, qui s'était entre autre occupé de The Ring, bon remake du film japonais du (presque) même nom.
Et en fait, en commençant à regarder le film, j'étais vraiment étonné par sa qualité. Drôle, vif, bien foutu, avec une vraie histoire tenant bien la route (enfin si on part du principe que les malédictions existent) et de l'action dans le plus pur style des films de cape et d'épée de notre jeunesse. Enfin de la mienne. Et encore, déjà à l'époque, ils étaient pas tout neufs. Bref, au départ, que du bon. Surtout qu'au milieu de tout ça trône Johnny Depp, incarnant un personnage déjà réussi à la base (une sorte de pseudo-héros à la fois beau-parleur, manipulateur et égoïste, doté d'une poisse phénoménale), qu'il interprète avec un maximum de talent. Il saute, se bat, cogne, marchande, ment, ricane, fait des mimiques pas croyables, le tout avec un look parfait, mascara et perles dans la barbe en prime. Sa performance est clairement l'énorme point fort du film, mais elle ne sort pas de nulle part et s'appuie sur des éléments de très bonne qualité, en particulier des gags très nombreux, des répliques savoureuses à la pelle et un déroulement de l'intrigue étonnamment bien foutu, avec son lot de retournements de situations qui ne laissent que rarement retomber le rythme extrêmement soutenu de l'ensemble.
Malheureusement, au bout d'un moment, les travers hollywoodiens de ce genre de blockbusters réapparaissent : la prisonnière, qui se trouve être la fille d'un gouverneur, se transforme en aventurière et se permet d'apprendre à naviguer à une pirate semble-t-il expérimentée, puis se bat tranquillement avec des morts-vivants qui ont pourtant, contrairement à elle, eu le temps de s'entraîner pendant un moment, et tout ça pour quoi, je vous le demande ? Ben oui, pour retrouver l'homme qu'elle aime, évidemment. Pff. Ajoutez à ça la monstrueuse happy end (hop, tous les dénouements en même temps, noyés dans un déluge de bons sentiments et un magma bien lourd et bien épais d'incohérence) et quelques gags qui tombent à plat pour la plupart des spectateurs âgés de plus de huit ans, et vous comprenez tout à coup que c'était décidément trop beau pour être vrai. Par contre, le truc qui ne ruine pas tout, c'est que tous ces éléments négatifs sont un peu noyés dans la masse des bonnes choses que propose Pirates des Caraïbes : les actions de la fille du gouverneur ne sont pas déterminantes, l'intrigue amoureuse est eclipsée sans aucune ambiguité par la rivalité Sparrow (Johnny Depp) / Barbossa (Geoffrey Rush), les quelques gags un peu nazes sont vite oubliés au profit de la qualité de tous les autres, et la happy end elle-même ne suffit pas à ternir les deux heures de film qui l'ont précédée.
Pourtant, sans ces petits défauts, qui sont d'autant plus énervants qu'ils ont certainement été ajoutés volontairement, à la fois pour contenter les plus jeunes et pour satisfaire aux sacro-saints canons hollywoodiens, Pirates Of The Caribbean aurait été un excellent film de divertissement. Au final, ce n'est qu'un bon film, qui reste pourtant, du moins en ce qui me concerne, une excellente surprise.
22.08.03 Dark Blue (3.5/5)
Wow, un film avec Kurt Russel réalisé par Ron Shelton (Les blancs ne savent pas sauter) ! Ca peut faire peur au début, mais c'est adapté d'une histoire de James Ellroy, alors pourquoi pas...
Première surprise : Kurt Russel est bon. Sérieusement. Bon, OK, son rôle de flic beauf extrêmiste semble avoir été créé pour lui, mais quand même. Surtout que, si le début du film ne lui en demande pas beaucoup, la suite est un petit peu plus exigeante et force est de constater qu'il s'en sort vraiment bien.
Deuxième surprise, qui n'en est pas vraiment une : le scénario. Du pur polar de ripoux, avec son administration corrompue, ses flics cow-boys et ses gangs de South Central, le tout sur fond d'affaire Rodney King et de racisme ambiant. En effet, tout le film se déroule pendant la délibération du jury qui rendra le verdict que l'on connaît. A ce sujet, la scène de la montée de la tension lorsque le verdict est rendu public est vraiment bien foutue, et c'est même dommage que le réalisateur n'ait pas un peu plus appuyé dessus.
Au chapitre des petits regrets, je noterai quand même une réalisation un peu fade, à mille lieues de LA Confidential, autre film adapté d'un roman d'Ellroy et des scènes un peu cliché, qui donnent l'impression que le réalisateur (ou peut-être l'auteur) ne savait pas trop comment démêler l'intrigue. Au final, ça donne quelques scènes un peu lourdingues, comme le discours final de Kurt Russel ou les problèmes de conscience un peu trop démonstratifs du partenaire d'Eldon Perry (Kurt Russel), incarné par Scott Speedman.
Mais malgré ce côté un peu fade, fortement tempéré par les injections en intraveineuses de testostérone prodiguées par Kurt Russel, Ving Rhames et Brendan Gleeson, Dark Blue reste un bon film de méchants flics, suintant de corruption et d'hostilité.
The Good Thief (3.5/5)
C'est la fête du polar, en ce moment. Après Narc et Dark Blue, voilà L'homme de la Riviera. En fait, je devrais dire "après Narc et L'homme de la Riviera, voilà Dark Blue", mais comme je ne les ai pas vus dans l'ordre de leur sortie, je prends quelques libertés avec la chronologie. En tout cas, je suis assez content, parce que j'aime bien les polars moi.
Celui là, c'est un remake d'un film de Melville, Bob le flambeur. Comme je l'ai pas vu, je peux pas dire si le remake est réussi, mais d'après ce que j'ai lu, il y a pas mal de différences entre les deux. Pour ceux qui ont vu l'original, les principales différences sont apparemment le fait que Bob soit héroïnomane et la fin du film, dont je ne parlerai pas par respect pour vous, jeunes lecteurs insouciants. Pour ceux qui s'en foutent, je spoilerai quand même un peu dans les commentaires.
Bob, c'est un vieux d'la vieille à qui il reste quand même pas mal de classe. Un gentil voleur à l'ancienne, spécialiste des gros coups à la Mélodie en sous-sol, amateur d'art et de casinos. Théoriquement, il s'est rangé des bagnoles mais il aimerait quand même bien faire un dernier gros coup. Classique, quoi. La petite touche supplémentaire, c'est que c'est un flambeur à qui la chance fait cruellement défaut depuis quelque temps. Voilà, en gros, c'est un film de casse, avec un personnage principal chiadé, incarné par Nick Nolte.
Le gros point fort du film, c'est son ambiance, que je qualifierais d'ambiance à la Tom Waits, à la fois nostalgique, glauque et impitoyable, et auréolée d'un charme rétro assez bien rendu. Ce qui fait bien plaisir, aussi, c'est la façon dont l'histoire se déroule. De ce point de vue, aucun personnage n'est vraiment prédominant et chacun apporte sa petite pierre qui fait dévier l'intrigue et la conduit peu à peu vers son dénouement, qui est lui même assez cool. A part ça, Nick Nolte, avec sa voix d'outre-tombe pleine de grumeaux de Four Roses nous offre une excellente prestation ; celle des autres acteurs, quasiment tous français mais s'exprimant en permanence en anglais, est plus difficile à évaluer du fait de leur accent bizarre, mais je les ai trouvés dans l'ensemble plutôt bons.
Par contre, on pourra reprocher au film quelques lenteurs, et des choix de réalisation pas très inspirés : le numérique, pourquoi pas, mais était-il vraiment nécessaire de finir chaque scène par une image fixe d'une seconde ? Ca fait un peu gratuitement sur-stylisé et au début j'ai même eu l'impression que c'était involontaire.
Mais je fais la fine bouche, car au final, avec Dark Blue et L'homme de la riviera, on a deux bons polars, dans deux styles très différents. Quant à ma préférence, elle va plutôt à celui-ci, essentiellement grâce à son ambiance et à sa façon beaucoup plus subtile de mener l'intrigue.
24.08.03 Cacochyme, premier sur la cuboméduse
28.08.03 Jian Gui - The Eye (1.5/5)
(Gros spoiler qui tâche).
Je suis aveugle. Enfin, plus précisément, j'étais aveugle. Parce que figurez-vous que je viens de subir une greffe de cornée et que maintenant je vois. Alors bon, je suis toute heureuse (oui, je suis une fille), d'autant plus que mon rééducateur visuel / psychologue est carrément pas mal. Alors, je me balade dans la vie, un peu comme Rémi mais avec moins d'amis, et tout d'un coup j'entends un petit roulement de percussions un peu stressant. Je me retourne, et là, BOUM, UN ÉNORME BRUIT QUI VOUS FAIT SURSAUTER SUR VOS FAUTEUILS, IL Y A QUELQU'UN DERRIÈRE MOI ! Je commence à lui parler, sur fond de petite musique industrialo-bizarre, il me dit des choses étranges et le volume de la musique commence à devenir VRAIMENT INSUPPORTABLE ET JE DÉCOUVRE QU'EN FAIT C'EST LE FANTÔME D'UN ENFANT MORT AAAAH C'EST HORRIBLE I SEE DEAD PEOPLE !!! Heureusement, il disparaît et la musique peut reprendre une sonorité traditionnelle chinoise et un volume sonore confortable. Je vais en parler à mon rééducateur / psychologue, parce que c'est pas normal quand même qu'après UNE GREFFE DE CORNÉE je VOIE des trucs bizarres. Évidemment, il me croit tout de suite, il aime tellement mon cul que je pourrais lui dire que je chie des bégonias il réagirait pas autrement. Comme c'est un malin, il fait tout de suite un rapport entre mes visions et ma récente greffe, et on va se renseigner sur la donneuse. On se rend compte qu'elle voyait également des morts et qu'on la prenait pour une sorcière, mais c'est normal, elle vivait en Thaïlande et c'est des sauvages, les gens, là-bas. Y a qu'à voir la gueule de leurs hopitaux comparée à celle des nôtres, chinois de Hong-Kong. Bref, après une enquête incroyablement originale, on découvre une chose absolument époustoufflante : pour se débarrasser des fantômes, il faut régler le problème qu'ils ont eu de leur vivant et qui fait qu'ils ne veulent pas vraiment mourir. Le scoop du siècle. Après, y a un carambolage et je reperds la vue mais c'est pas grave j'ai soulagé l'âme de ma donneuse et moi de toute façon j'étais aveugle au début donc je perds rien.
C'est bien hein ? Bon, c'est vrai, c'est archi-pompé sur le Sixième sens (qui était aussi pompé, mais là c'est tellement énorme que ça saute aux yeux - haha, The Eye, ça saute aux yeux... non ? Bon, OK), avec une dose de tout ce qu'il y avait de plus relou dans Dark Water, sans l'esthétisme. Oui, une belle daubasse, voilà. Les effets sont toujours les mêmes (musique angoissante, gros coup sonore avec apparition, musique bizarre de plus en plus forte jusqu'à la signification de l'apparition, retombée de la tension), le scénario est monstrueusement naze, les acteurs sentent un peu le vieux pâté de sardine, bref, y a pas grand chose à sauver, à part quelques scènes (une ou deux quoi) indéniablement efficaces, qui font un peu frissonner même si on a décodé le procédé depuis deux heures. Finalement, je vais peut-être aller le voir, le Téchiné.
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Playlist
* Cypress Hill - Till Death Do Us Part
* Shudder To Think - Funeral At The Movies / Ten Spot
* Probot - Probot
* Thirstin Howl III - Skilligan's Island
* The Coral - Magic And Medicine
* Svinkels - Bons pour l'asile
* Outkast - Speakerboxxx / The Love Below
* 80's Matchbox B-Line Disaster - Horse Of The Dog
* The Mars Volta - De-loused In The Comatorium
* La rumeur - L'ombre sur la mesure
Readlist
* Michael Connely - Le poète
* John Steinbeck - The Short Reign Of Pippin IV
* Principia Discordia
* Millar / Quitely - The Authority
* Max Cabanès - Dans les villages
* Sfar / Trondheim / Divers - Donjon
* Hervé Laroche - Dictionnaire des clichés littéraires
* David B / L'ascension du haut mal
* Christophe Blain - Isaac le pirate (les 3)
* Denis Diderot - Lettre sur les aveugles
Playlist (pas la même)
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* In nomine satanis
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