30.03.03
Beuaaaargh ! (x4)
Des fois, on se lève vers 15 ou 16 heures, après s'être couché à 8h du mat. Et là, on va dans la cuisine, et on se dit "ah merde, j'ai oublié de remettre le lait au frigo hier matin", mais bon, comme on est un homme, un vrai, on ricane, on saisit fermement la bouteille, on l'ouvre, et on en boit quelques gorgées en guise de petit dej' tardif.
Eh ben faut pas.
28.03.03
J'ai craqué
Je sais, j'ai pas tenu longtemps. Mais elle est vraiment incroyable. Menue, légère, belle, vêtue de noir, toujours aussi cool et de plus en plus désirable. .
Je suis un sale pigeon
Aaaah ! Tout à l'heure, je suis passé devant le Virgin, et il y avait une queue assez importante. Je me suis rapproché, et j'ai constaté que cette queue était en fait constituée de gens. Et étrangement, ils attendaient devant le magasin.
D'habitude, quand ils s'adonnent à ce genre de pratiques, c'est que sur la pochette de son nouvel album ou que va s'acheter , entouré de ses douze gardes du corps. Et là, rien de tout ça : c'était juste la nouvelle Game Boy Advance (autrement appelée : la console qui se fout de la gueule de ses premiers acheteurs) qui allait sortir. Etant donné que je suis un grand amoureux des bains de foule, j'ai décidé d'attendre 23h00 pour aller y jeter un oeil. Et j'ai bien fait, parce que j'ai pu manipuler l'objet sans avoir à poireauter, et profiter du fait que la sueur des mains moites de désir du nerd précédent avait eu le temps de sécher.
Et maintenant, je sais bien que ce que je vais avouer va pousser mes amis à me montrer du doigt en ricanant, mais je me lance quand même. Moi, Brice, après avoir tuné ma comme un Jacky de base en y montant un , je vais accepter le poing symbolique de Monsieur Nintendo en mon anus non moins symbolique (il me reste malgré tout un peu de dignité) et acheter la , tout en sachant très bien qu'elle aurait dû sortir comme ça dès le début et qu'il s'agit là de pratiques commerciales que je réprouve du plus profond de mon âme - ou de ce qu'il en reste, suite au passage du poing sus-cité. Je ne sais pas encore quand je craquerai, mais je sais que je craquerai.
Maintenant, laissez-moi, j'ai besoin de me retrouver seul, les yeux dans ceux de mes propres contradictions.
27.03.03
Effroyables jardins (3/5)

J'avais bien aimé la bande-annonce pour ses côtés décalés (et je la trouve encore mieux maintenant que je sais ce qu'elle cachait et ce qu'elle montrait), et j'aime également beaucoup l'affiche (en même temps, c'est vrai qu'elle va très bien avec la bande-annonce).
Et le film ? Ben, c'est un petit peu plus compliqué que ça. D'abord, il faut savoir qu'
Effroyables jardins est tiré d'un roman de Michel Quint qui a la particularité de ne faire qu'une soixantaine de pages. Et on sent quand même que le réalisateur a du un peu étirer le truc pour ne pas faire un film d'une heure. Du coup, on se retrouve avec des moments excellents (toute la partie où les personnages sont dans le trou, et plus particulièrement les scènes avec le soldat allemand), d'autres moyens (l'après-trou) et d'autres franchement chiants ou inutiles (le reste). D'ailleurs, ça se retrouve dans le jeu des acteurs : pendant les scènes "annexes" du film, Isabelle Candelier et André Dussolier surjouent à un point à peine permis, tandis que le milieu du film accueille des interprétations de haut niveau de Benoît Magimel et Jacques Villeret. Quant à Dussolier, je l'ai également trouvé bien meilleur pendant ses scènes dans le trou.
Au final, j'ai une sensation assez mitigée sur ce film, qui aurait pu, à mon avis, faire un moyen-métrage vraiment bien. Ceci dit, il aurait été beaucoup moins diffusé et je ne l'aurais probablement pas vu. Du coup, c'est sans doute aussi bien comme ça, finalement.
Cypher (2/5)

SoftStuff, Inc. fabrique des organes génitaux en mousse top secrets. Small & Green Corp. est la firme leader dans le domaine du micro-engineering de petits pois de synthèse. SoftStuff voudrait bien connaître les secrets de Small & Green, et Small & Green aimerait bien aider les extra-terrestres à fabriquer leurs propres organes génitaux en mousse. SoftStuff envoie une taupe, ex-espion du KGB, chez S&G. Les extra-terrestres parviennent, à l'aide de rayons lasers laveurs de cerveau contrôlés par satellite, à placer le Président du Comité pour la Promotion de la Pêche à la Grenade à un poste clé de SoftStuff, Inc., avec pour consigne de rapporter toute information compromettante à Lydia Bergmann, qui bosse pour S&G. Lydia Bergmann est l'amante du CEO de SoftStuff, ainsi qu'un redoutable agent double, ex de chez Disney et spécialiste du contrôle mental. Le Président du CPPG est repéré par un agent de SoftStuff qui, au lieu de le dénoncer à sa hiérarchie, se ligue avec la Fédération des Retourneurs de Vaches du Névada, qui compte bien mettre à profit cette information pour faire chanter les Atlantes, seuls capables de concevoir la machine à retourner les vaches à la chaîne. Grâce à un coup de poker mettant sa vie en jeu, Lydia Bergmann parvient à contacter les Atlantes et à rediriger leurs compétences sur la conception d'un scénario pour un dessin animé Disney. Elle se charge alors, avec l'aide de Springfellow Hawk, de construire une machine piégée, mais en apparence identique à celle des Atlantes, et la fait livrer à S&G, dans le but de contrecarrer leurs plans. Malheureusement, lors du transport, une araignée-mutante conditionnée par les extra-terrestres pour surveiller Lydia Bergmann, tombe du plafond du camion et s'introduit dans le mécanisme de la machine. Elle y est broyée, mais une de ses pattes se dépose sur un micro-composant très fragile et produit un faux contact. La patte de l'araignée travaille en sous-main pour la CIA ! Simon Cussonné parviendra-t-il à séduire la belle Marina Dufoix, qui n'est autre que la soeur jumelle du vice-président de la Fédération des Retourneurs de Vaches du Névada, qui lui-même s'avère être un Atlante influent et redouté ? Oui. Mais on s'en doutait depuis le début...
About Schmidt (2.5/5)

Enfin, je l'ai vu ! Il était sur ma liste des films à voir éventuellement, essentiellement parce que j'aime bien Nicholson, mais à chaque fois j'avais un imprévu qui m'empêchait d'aller le voir.
Maintenant que je l'ai vu, j'aime toujours autant Jack Nicholson, qui est vraiment excellent, dans un rôle pas forcément facile. J'ai aussi bien aimé l'ironie du film, la façon dont il montre les différences de degré entre les problèmes des gens, et tout un tas de petits trucs du genre. Par contre, j'ai pas trop ri. Même le gag du waterbed, dont on m'avait pas mal parlé de façon positive, je l'ai pas trouvé terrible. En fait, il n'y a que le discours de Nicholson au mariage de sa fille que j'ai trouvé drôle, pas hilarant, certes, mais drôle quand même. A part ça, je me suis quand même un peu ennuyé, par moments.
Ah oui, j'aime bien Kathy Bates, aussi, mais pas nue. Et pourtant, je déteste avoir la réaction prévue par le réalisateur à l'issue d'une scène un peu facile.
26.03.03
Dans les coulisses de Martexx
Normalement, les gens parlent pas comme ça à Martexx, parce qu'il s'énerve hyper vite et qu'il est capable de tuer un char d'assaut vivant à mains nues, sans le faire exprès. Mais Gédéon, c'est pas pareil. C'est un vrai pote. Il remplace un peu Dan Dröjeve, dont je peux pas révéler le destin tout de suite, pour pas déflorer l'intrigue. Elle est pas majeure, l'intrigue, alors vaut mieux se tenir à carreau de ce côté là. Donc, Gédéon, c'est le genre un peu grande gueule, mais franc et assez psychologue, assez porté sur l'analyse froide des choses. Enfin c'est pas un robot non plus, il est assez cool, même s'il a ses défauts. Pour les histoires de meurtres au premier degré de chars d'assaut vivants, je pourrais en parler un peu plus sans me mettre dans l'illégalité vis-à-vis de la loi sur la protection des mineurs, mais j'ai pas trop envie, là. En fait, j'avais déjà écrit un truc plus ou moins là-dessus, mais ça a été perdu dans les limbes du net. Alors si j'ai le courage de le récrire, je le ferai, et sinon, ce thème sera de toute façon évoqué maintes fois dans les épisodes à venir. Il est également à noter que tous les épisodes seront dans le désordre, et que leur numéro ne servira que d'indicateur chronologique. En fait, ils ne seront pas vraiment dans le désordre, puisqu'ils seront dans l'ordre qui m'arrange. Mais c'était une façon de parler (alors que le reste, non).
Le retour de Gorsch Martexx (M-001)
Gédéon entra et chercha Martexx du regard. Pas très longtemps, car son imposante silhouette drapée d'un long manteau noir qui réussissait l'exploit d'être trop grand pour lui dépareillait férocement avec les couleurs flashy de ce bar de cons. Ils se fraya difficilement un chemin entre les crétins et finit par s'asseoir en face de Martexx, qui leva alors les yeux, un peu surpris.
- Salut Ged.
- Salut. Qu'est-ce que tu fous là ? Tu pouvais pas me donner rendez-vous ailleurs, non ?
- Bah, c'est un bar, je connais pas le coin, moi, tu fais chier. Bon, on y va ?
- Euh... oui, mais qu'est-ce que t'as ? Parce que déjà, en temps normal, je risque gros de t'emmener là-bas, mais alors si en plus t'es énervé, c'est carrément suicidaire !
- Pff... j'ai que c'est la merde. Yann va rester sur Mars. Enfin, il revient, mais il repart. Plus ou moins définitivement.
Gédéon s'appliqua à prendre un air qui marquait tout à la fois sa lassitude, sa compréhension et sa capacité à endurer les histoires les plus chiantes que les gens pouvaient vouloir lui confier. Ca ne marchait pas sur Martexx, qui savait très bien que tout ça n'était destiné qu'à dissimuler son indécrottable curiosité. Mais comme, pour le coup, ça l'arrangeait bien, il fit semblant de se laisser berner par la vieille ruse pourrie de son interlocuteur.
- Il s'est trouvé une fille, là-bas. Rencontrée je sais pas comment. Elle fait du design de plastichoses, là... les combinaisons en gélatine. Une artiste, quoi. Et puis elle s'est fait greffer un tas pas croyable de saloperies biologiques qui lui font des dessins sur la peau. Alors l'autre, forcément, il est aux anges, il veut plus revenir.
- Ben il a l'air content, c'est cool...
- Ouais, j'essaye de me dire ça, mais c'est chiant. Déjà que le groupe avait plus ou moins éclaté, après cette histoire de retour à l'asile...
- Ouais, enfin ya quand même tous les autres.
- Hmm... en tout cas ça m'fait chier.
- Toi aussi tu m'fais chier avec tes histoires.
- Ben, c'est toi qu'a demandé...
- Allez, magne-toi, on est à la bourre.
24.03.03
The Hours (3.5/5)

L'idée n'est pas forcément nouvelle, mais elle me plaît bien : raconter la vie de trois femmes qui ne sont a priori liées que par un roman. L'une d'elle (Nicole Kidman) en est l'auteur, la deuxième (Julianne Moore - oui, encore) en est une lectrice, dont la vie va être influencée par la lecture de ce roman, et la troisième (Meryl Streep) en tire son surnom.
Mais ça se complique : Nicole Kidman vit dans les années 30, Julianne Moore dans les années 50 et Meryl Streep en 2001. Et Nicole Kidman interprète un auteur ayant réellement existé (Virginia Woolf), tout comme son roman (Mrs. Dalloway), qui a d'ailleurs été adapté au cinéma. Et pour fignoler les derniers noeuds, les trois personnages principaux vivent en partie ce que contient le roman, et leurs destins eux-mêmes se croisent et se ressemblent parfois, à tel point qu'on a parfois l'impression que les actes qui se déroulent dans les années 50 et en 2001, et qui découlent plus ou moins directement du roman, en ont influencé l'auteur. Par certains côtés, ça m'a rappelé
Les fruits d'or, de Nathalie Sarraute. Bref, c'est un film vraiment ambitieux, bien réalisé, qui fonctionne tout en suggestion, et qui est au final plutôt réussi.
Un petit coup de chapeau en passant aux actrices et aux maquilleurs, pour le faux nez de Nicole Kidman et une Julianne Moore vieillie de 40 ans.
Cidade de deus (3.5/5)

Ouais, bon, en fait
Cidade de deus c'est
La cité de Dieu. Mais comme j'ai commencé à mettre les titres des films dans leur version originale, je voyais pas trop pourquoi je ferais une exception sous prétexte que celui-là est brésilien et que je ne parle pas un mot de portuguais. Alors voilà, c'est
Cidade de deus, et basta.
J'avais un peu peur de ne pas aimer ce film, parce que c'est pile le genre de trucs que les gens "qui aiment un film parce qu'il est pas américain mais brésilien" ou encore ceux "qui aiment un film parce qu'il est pas américain mais d'un autre pays dont on voit rarement la production cinématographique" m'auraient conseillé. D'ailleurs, ils l'ont fait, les fourbes. Mais bon, fidèle à mon esprit de condradiction, je suis allé le voir quand même, par provocation envers moi-même.
Et j'ai bien fait, parce qu'au bout de dix minutes, j'étais en mesure de révéler une information capitale à la population : il est totalement légitime d'aller botter le cul de tous les gens qui ont affirmé que
La cité de Dieu était très éloigné des films américains et réalisé d'une manière particulièrement originale. Moi je suis prêt à parier que le réalisateur, aussi doué soit-il (et il l'est) connaît par coeur l'intégrale de Tarantino. Ou de tous ceux qu'il a paraît-il copiés. Ceci dit, c'est quand même vachement bien filmé, et la première grosse moitié du film (en gros, jusqu'au début de la guerre Manu Tombeur / Petit Zé) est vraiment mortelle. J'ai adoré le découpage en petites histoires, la façon dont est utilisée la voix off, les personnages, le montage, tout ! Par contre, après, ça se gâte. Ca devient chiant, ça perd toute l'inventivité du début et ça se résume à des scènes de fusillades entrecoupées de passages "pour reprendre son souffle", et c'est un peu naze. C'est vraiment dommage, parce que toutes ces scènes auraient pu facilement être résumées.
Je sais, ya pas de chute, ni de conclusion, mais je suis un rebelle.
Far From Heaven (4/5)

Moi, j'adore Julianne Moore. Je sais bien qu'elle est assez facile à adorer et que j'ai aucun mérite, mais je voulais le crier à la face du monde. En postillonnant, en plus.
Enfin, je dis ça, mais ça n'enlève absolument rien à mon imparable objectivité et à mon sens critique exacerbé. Je sais très bien qu'il est tout à fait possible de réaliser une grosse bouse, même avec Julianne Moore dans le rôle principale (mais c'est quand même plus dur qu'avec Val Kilmer). Et
Far From Heaven pourrait très bien en être une bien fumante, puisqu'il évoque des thèmes comme le racisme et l'homosexualité dans l'Amérique Maccarthyste des années 50, qui, avec ou sans Val Kilmer, sont particulièrement propices à la dénonciation facile et sans saveur qui a déjà sévi dans un paquet de films et de cafétarias de facs de lettres.
Ben oui, mais non. Je ne sais pas si c'est dû à la façon qu'a le réalisateur de traiter ces thèmes avec finesse, dans un cadre relativement intimiste (tout tourne essentiellement autour de la famille de l'héroïne, interprétée par Julianne Moore), au jeu des acteurs, à ma prodigieuse faculté à me faire avoir par ce genre de trucs, ou encore à tout ça à la fois, mais ça passe très bien, c'est pas particulièrement démago et c'est surtout très sobre et très nuancé. L'héroïne ne résiste pas si bien que ça à la pression de son milieu, et elle navigue bien souvent entre progressisme facile et un peu forcé et convictions sincères, ou encore entre son rôle de parfaite épouse américaine à l'ancienne et ses tendances modernistes, choquantes pour son entourage. Et puis, bien sûr, par-dessus tout ça, il y a cette histoire d'amour un peu floue et brillament racontée, qui contribue à faire de
Far From Heaven un film vraiment enthousiasmant.
20.03.03
Quand tu descendras du ciel (4/5)

Une très bonne surprise. Le thème de base du film, à savoir les arrêtés municipaux anti-mendicité, pouvait donner lieu à tous les excès de militantisme facile du monde, et pourtant cet écueil est ici brillament évité.
Et finalement, on se retrouve devant un film très humain, parlant du quotidien de notre époque et interprété par des acteurs excellents. Bon, OK, la fin est peut-être un peu trop joyeuse par rapport au reste du film et au sentiment d'impuissance qu'évoquent parfois tous ces personnages qui ne choisissent pas toujours librement les chemins qu'ils empruntent, mais ça n'enlève rien à la justesse et à la qualité du reste. Ni à la lourdeur de la phrase précédente. Mais moi j'aime bien.
19.03.03
Stupeur et tremblements (3/5)

Amélie Nothomb m'énerve. Du coup, j'ai jamais lu le moindre de ses romans. Je sais bien que c'est un peu bête comme réaction, mais c'est comme ça. En plus, je me suis déjà fait avoir avec Virginie Despentes, qui m'énervait pas mal (mais moins qu'Amélie Nothomb, quand même), jusqu'à ce que je lise
Teen Spirit.
Du coup, prenant en compte mes erreurs du passé (oui je suis un garçon extrêmement responsable), je suis allé voir
Stupeur et tremblements, tout seul, comme un loser (cette fois). Je peux pas dire que j'aie été totalement convaincu par le film, que j'ai trouvé trop "écrit" (en gros, l'histoire est racontée par une voix off et illustrée par les scènes filmées), mais il a quand même ses bons côtés. Outre l'histoire en elle-même, qui est assez cool, la prestation de Sylvie Testud dans le rôle principal est irréprochable.
En fait, ça m'a vraiment donné envie de lire le livre, et je commence à me dire que je suis peut-être fait pour aimer les bouquins des gens qui m'énervent. Vivement que Kid Rock publie son premier roman !
13.03.03
25th Hour (4.5/5)

Woaw. Spike Lee + Edward Norton (et quelques seconds rôles pas dégueus - Barry Pepper, Philip Seymour Hoffman et Rosario Dawson), ça fait un sacré cocktail. Un film dans le fond assez différent du Spike Lee classique, vraiment excellent, plein de trouvailles et de scènes bien longues qui laissent les acteurs exprimer tout leur talent. Outre la sobriété classe de Norton, on a droit à quelques scènes de tête à tête Hoffman / Pepper (lui il va falloir le surveiller de près, je crois) assez mortelles. Je citerais bien celle où ils discutent de l'avenir de leur pote devant une fenêtre donnant sur Ground Zero, mais je devrais alors parler de la scène des "Fuck you" d'Edward Norton devant la glace. Et si je faisais ça, je devrais aussi évoquer celle où Norton se fait taper. Ca serait vraiment trop long. En fait, tout ce qu'il faut retenir, c'est que
25th Hour est le meilleur film que j'aie vu cette année au cinéma.
Chaotic Neutral Human Paladin Fighter (!)
Ouais, les plus malins d'entre mes millions de fidèles lecteurs l'auront deviné, c'est le résultat du
deuxième test. Les plus malin, c'est ceux qui lisent la première page du blog à l'envers et les archives à l'endroit, je précise. Bref, ce coup-ci, j'ai fait fort : un Paladin chaotique neutre, c'est totalement impossible. Je défie les règles de D&D !
Mon frangin est un voleur / barde nain (quelle ironie) chaotique neutre. On note une certaine constance dans l'inconstance, dans la famille.
En tout cas, je vais commencer à acheter
Elle et
Jeune & Jolie (oui, je les mets dans le même panier) parce que si ça se trouve, en plus d'être un paladin et un aventurier de Gauntlet (souvenez-vous bien de ce que font les plus malins), je suis une chaude chipie chapardeuse de chéri.
A propos des notes
Suite à une intense remise en question (et après avoir vu
25th Hour), j'ai baissé la note de deux films :
The Rules Of Attraction et
Ni pour, ni contre (bien au contraire). Je m'étais un peu emballé, et c'est pas bon.
Pendant un moment, je me suis aussi demandé si j'étais pas devenu tout mou, à tout noter entre 2.5 et 3.5. Et en fait, j'ai fini par conclure que non. La plus haute note actuelle est 4.5 pour
The Magdalene Sisters, et la plus basse 1.5 pour
Morvern Callar, et j'assume, parce que je sais très bien ce que je mettrais au-dessus du premier et en-dessous du dernier. Des exemples :
Brazil (5/5),
Mulholland Drive (5/5),
Piège en haute mer (0.5/5),
Irréversible (0/5). Ca se tient.
Pas de doute, je suis vraiment très très fort.
Gauntlet Adventurer

Aujourd'hui, j'inaugure un nouvel aspect de ce blog un peu monomaniaque. Voici le premier d'une longue série de deux résultats de tests. Mais il n'y a aucune inquiétude à avoir, ça ne va pas virer au gothisme, puisqu'il s'agit de tests totalement bidons.
Donc, voici le résultat de mon test de
What Pre-1985 Video Game Character Am I ?. Ca me fait un peu mal quelque part, mais je suis un Gauntlet Adventurer. Il paraît que j'aime me battre (enfin, gagner) et empocher de la thunasse, que j'ai de gros besoins de nourriture et que je me perds souvent dans de grandes bâtisses.
Décidément, ces gens sont très psychologues.
The Rules Of Attraction (3.5/5)

Des fois, on a envie d'être tranquillou et d'aller se mater un film tout seul comme un loser. En tout cas moi ça m'arrive. Alors j'ai tout préparé à la coule : petite réservation sur le site d'UGC (qui pue), passage en mode invisible sur ICQ et musique très très fort pour pas entendre le téléphone. Oui, je sais, c'est pas très ouvert comme attitude. Limite nerd. Mais ya pire : j'ai commis l'erreur fatale. J'ai commencé à jouer à
Blood Bowl sur le net (oui, c'est de plus en plus nerd, à la fin j'ai de la barbe qui me pousse le long de la colonne vertébrale) et pour contacter un mec avec qui je voulais jouer, j'ai quitté le mode invisible d'ICQ. Et là, paf ! Ptyx qui me demande si je veux aller voir
Les lois de l'attraction. Bref, passons les détails, on est allés voir le film à 7. Oui, à 7 (sept). Pour une soirée cinéma en solitaire, c'est gagné.
Ceci dit, je regrette rien parce que :
- des fois j'ai rien contre les gens ;
- le film était très bien ;
- Guillaume ressemble à
James Van Der Beek, voire même l'inverse, si on se fie aux dates de naissance ;
- demain je vais voir le Spike Lee.
Elle est pas belle, la vie ?
11.03.03
Morvern Callar (1.5/5)

J'suis vachement déçu. J'avais lu pas mal de bonnes critiques et je partais vraiment avec un a priori positif, mais je me suis fait chier. C'est lent, ça se développe à deux à l'heure et ça finit par se pisser sur les pieds.
Ceci dit, ça se pisse sur les pieds avec une certaine classe. Certains plans sont vraiment beaux, très travaillés et tout, à tel point qu'à un moment ça devient même un peu trop et qu'on finit par s'en lasser.
Morvern Callar est un peu arty pour être arty, sans rien derrière, et c'est bien dommage. Par contre, rien à redire à la performance de Samantha Norton, qui porte quasiment tout le film sur ses épaules (et ça a l'air assez lourd).
Be Evil
Knowledge is power. Power corrupts. Study hard. Be Evil.
10.03.03
The Safety Of Objects (4/5)

Ce film fait immanquablement penser au
Short Cuts de Robert Altman, même si finalement il est assez différent. Au début, on suit le quotidien de trois familles "moyennes" et de quelques autres intervenants, et on apprend peu à peu comment ils sont liés, essentiellement en revenant sur leur passé.
Le fond est en fait assez triste, mais pas larmoyant, et les acteurs sont d'une justesse assez impressionnante (notamment Glenn Close). Mais ce qui fait en grande partie l'intérêt du film, c'est la façon dont les choses sont racontées, et sa réalisation très travaillée et assez ingénieuse. Tout est vraiment filmé et amené avec talent.
Bref, c'est vraiment dommage que sa sortie ait été cantonnée à si peu de salles...
07.03.03
Pub
Le jambon cuit à l'étouffée Label rouge Fleury Michon, il est super bon.
Ni pour, ni contre (bien au contraire) (3.5/5)

Ca m'a bien plu. Ca commence comme un polar sur lequel on aurait greffé la Klapisch Touch du
Péril jeune, à savoir une bonne dose d'humour et de second degré basée sur la bande (de jeunes ou de gangsters). Ca fonctionne super bien comme ça, et puis au bout d'un moment, la rigolade et l'insouciance s'estompent peu à peu au contact des réalités du quotidien. Enfin, du quotidien de braqueur / ex-braqueur, évidemment.
Du coup, plus le film avance, plus il devient sombre et "réaliste". Et plus on sent que
Ni pour, ni contre ne se terminera pas aussi légèrement qu'il a commencé.
Sinon, comme d'habitude chez Klapisch, les relations entre les personnages de la bande et leur évolution sont assez travaillées et souvent pleines de détails très bien vus. Et comme les acteurs suivent, ça donne vraiment quelque chose d'excellent.
Ah oui, un dernier truc : non, Monsieur Klapisch, Marie Gillain n'a PAS "la tête de tout le monde" (ce qui est très bien ou vraiment dommage, selon le côté duquel on se place).
06.03.03
Bloc-Notes
Watching my dreams through the keyhole of my boring life.
Miam.
Bon, allez, je vais me faire des pâtes. Oui, je sais, il est 5h40 du mat'.
Au programme
Ca va être une semaine chargée ! Je viens de regarder les sorties et je crois que je vais être obligé de zapper certains films.
Les films que j'ai envie d'aller voir :
- Chicago (ou pas)
- The Safety Of Objects
- Ni pour, ni contre (bien au contraire)
- About Schmidt (essentiellement pour Nicholson)
- Morvern Callar
- How To Kill Your Neighbor's Dog (ou pas)
Ca fait quand même quasiment un film par jour... au pire, je zappe
Chicago et
How To Kill... mais quand même...
8 Mile (3.5/5)

Je préfère le dire tout de suite, j'aime bien Eminem. Je sais, c'est une espèce de phénomène de mode énorme, il vend des millions de disques, il a plein de défauts, mais ça n'empêche pas, c'est un rappeur qui tue. J'ai plein d'amis qui pourraient me tuer pour ce que je viens d'écrire, mais tant pis, j'assume. Alors je sais pas si ça joue dans le fait que j'aie beaucoup aimé ce film, mais au moins les choses sont claires.
On peut reprocher des choses à
8 Mile, comme le fait qu'il "idéalise" un peu Eminem, car même si ce n'est pas officiellement de lui que le film parle, il est très difficile de faire abstraction de la personnalité du rappeur, qui joue ici le rôle de Jimmy Smith Junior. On peut aussi dire que la matière et les enjeux du film ne sont pas forcément très épais.
Mais l'avantage, c'est que ça évite que le film ne se transforme en une ode à la gloire d'Eminem, comme il aurait pu l'être si Jimmy Smith était parti de rien pour arriver au statut de célébrité. Or, dans
8 Mile, il ne fait même pas de disque. Il gagne juste une
battle dans un petit club hip-hop. Ca n'empêche pas de retrouver le schéma classique échec / doute / remotivation / victoire de ce genre de films, mais ça lui donne un côté plus mesuré, plus "normal".
Si on admet ces limites, on ne peut que constater que tout le reste est bon. Le jeu des acteurs (notamment Eminem et Kim Basinger), la modestie du propos, la BO (encore heureux), le rythme, la réalisation (sobre et parfaitement adaptée) bref, tout est bien fait.
Et on se dépêche d'aller choper les vraies
battles d'Eminem (sur le net par exemple) pour se rendre compte que la fiction se base quand même un peu sur la réalité !
Dark Water (3/5)

J'étais obligé d'aller voir ce film, suite au débat que j'ai eu avec Ptyx au sujet de
Ring /
The Ring. En même temps, je voulais y aller, alors ça tombait plutôt bien.
Au final, comme pour
Ring, mes sentiments sont assez mitigés.
D'accord, certaines scènes sont vraiment mortelles, notamment celle où Ikuko ouvre le sac de Mimiko avec un regard vraiment flippant, ou encore toutes celles où interviennent des détails bizarres, mettant un peu mal à l'aise (l'apparition des mèches de cheveux, le sac de Mimiko qui réapparaît, certaines traces d'eau sale, etc.). D'accord, quand on met
Dark Water en perspective avec
Ring, on découvre un monde à la fois glauque et intéressant, rempli de détails qui semblent obséder le réalisateur (les petites filles "cruelles" dont on ne voit pas les yeux, l'eau sale, le fantastique ancré à des éléments très modernes...).
Mais malgré tout ça, certains trucs vraiment énormes viennent gâcher le tableau : scènes "effrayantes" bien bourrines (les coups qui s'impriment dans le métal du réservoir d'eau, les hausses brusques du niveau sonore), effets tellement appuyés qu'ils en perdent toute leur puissance potentielle (la scène vers la fin, dans l'ascenseur, que je ne décris pas trop pour ne pas trop en dévoiler, qui s'éternise alors qu'on a compris l'astuce depuis deux plombes), héroïne aussi dégourdie que la victime d'un
slasher de base ("mais pourquoi t'appelle pas le plombier ?!!"), ou encore éléments déjà vus mille fois (la fameuse caméra subjective indiquant que le "monstre" se rapproche de sa proie).
Bref, ça ternit un peu les côtés brillants du film. Et c'est dommage, parce que ça aurait pu être encore beaucoup plus efficace.
Ceci dit, je me rends quand même compte que j'ai un peu surnoté
The Ring. Il aurait dû avoir 3/5 aussi.
05.03.03
C'est pas celui d'ma mèreuh !
J'ai 30 ans ! Enfin hier j'ai eu 30 ans. Enfin pas vraiment 30. 26. Mais même. Bientôt j'en aurai 30 ! C'est bizarre, parce que j'ai pas du tout été conçu pour ça. Normalement, je devais rester quelque part entre 16 et 25 ans. Un jeune, quoi.
Enfin bref, c'est foutu, ya un truc qu'a dysfonctionné et du coup je me retrouve du côté des vieux. On va voir ce que ça donne.
Sinon, mon entrée dans le vrai âge adulte m'a mené à une réflexion bien plus intéressante. Je crois qu'il ne reste que deux groupes de rock vraiment mortels, qui soient bien entendu encore en activité. Fugazi et Nomeansno. Et c'est triste, quand même.
Voilà, je pense que ça prouve que je fais bien le vieux. J'm'entraîne dur !