30.12.03
Malozoreilles
Bon, ben j'ai fait une petite mise à jour de CacoRadio. J'ai enlevé des trucs et j'a ajouté cinq morceaux, dont quatre un peu vénèrs. Le problème c'est que la technique suit pas et que ça sature un peu dans tous les sens, alors il va falloir prendre sur vous. Enfin bref, j'ai mis ça :
- Eels, Cancer For The Cure : c'est le seul morceau à peu près audible, alors profitez-en. Il est tiré de l'album Electro-Shock Blues, qui est un de mes disques préférés de tous les temps.
- Will Haven, Carpe Diem : ça se gâte. C'est un peu violent, et je sais pas si on entend bien la prod cheap mais en fait non, qui tue pas mal. Et oui, je sais, le titre est un peu bateau (à tel point que c'est aussi celui de l'album), mais le morceau est cool (normalement).
- Infectious Grooves, How To Kill A Rat : j'aime bien ce morceau, il fait bien cartoon et la phase funk bizarre du milieu est vraiment bien. C'est tiré de l'album de Cyco Miko intitulé Schyzophrenic Born Again Problem Child (j'y peux rien moi, hein).
- NoMeansNo, Kill Everyone Now : ouais, encore du NoMeansNo, je suis fan. Là encore, ça sature pas mal, mais je le mets quand même parce que ça fait une BO à mon post du même nom. L'album s'appelle Why Do They Call Me Mister Happy ?.
- Body Count (featuring Raw Breed), My Way : tiré de Violent Demise : The Last Days. Mon pote Ice-T et un gros fou gueulent des trucs dans un morceau hyper hostile qui se termine par "What, nigga ? What ? What ?"... la classe, quoi...
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la prochaine fois ce sera plus calme, promis.
29.12.03
The Station Agent (3.5/5)

Alors voilà, je vous présente le film qui me coupe l'herbe sous le pied. Pour les Cacochyme Awards 2004, je prévoyais de parler d'un ou deux acteurs (ou actrices) peu ou pas remarqués qui m'avaient fait flasher cette année. Parmi eux, il y avait Patricia Clarkson, abonnée aux seconds rôles dans
Welcome To Collinwood,
Dogville, et surtout
The Safety Of Objects et
Far From Heaven, deux excellents films dans lesquels elle a vraiment la classe. La classe discrète, mais la classe quand même. J'aurais dit que j'aimais son style, la justesse de son jeu et son physique bien moins rapiécé que la moyenne. Oui mais voilà, Patricia Clarkson n'a pas fait que des petits rôles discrets que personne n'a remarqués cette année, puisqu'elle partage plus ou moins la triple tête d'affiche de
The Station Agent, film dans lequel elle a de nouveau la classe, ce que remarqueront tous les gens qui iront voir ce film. D'où, schklak, plus d'herbe sous mon pied tendre mais néanmoins musculeux.
Du coup, je vais me venger un peu sur le public de la séance de 20h25 de la salle 9 de l'UGC Ciné Cité des Halles. Ami lecteur, si tu faisais partie de cette assistance, il y a de grandes chances pour que tu sois un trou du cul. Parce que bon, avec ma copine Lindsey-Virginie (qui gueule parce que je la cite jamais sur ce blog, essentiellement parce que j'ai un peu honte de son prénom composé), on a trouvé ça assez surréaliste comme ambiance. Je sais bien que c'est les vacances, et c'est d'ailleurs pourquoi je suis prêt à passer l'éponge pour les coups de genou dans le dossier de mon fauteuil et les grognasses qui mangent des pop corns la bouche ouverte pendant le film, mais ça n'explique pas l'état d'hystérie collective du public de cette séance. The Station Agent, ou du moins la première partie du film, est clairement une comédie. Il y a pas mal de situations assez cocasses, de dialogues marrants, etc., mais pas de quoi se rouler par terre, ça reste assez distancié. Alors entendre toute une salle s'esclaffer le plus fort possible, en s'écoutant bien rire et en poussant des cris du genre "HAHAHA C'EST EXCELLENT HAHAHAHAHAHAHAHA" toutes les cinq minutes, ça fait vraiment drôle, on se sent même extraterrestre sur les bords. Heureusement, la deuxième partie du film est un peu plus grave et, comme dirait mon ami Cocotte, ils ont fini par fermer leur immense claque-merde, mais c'était néanmoins une expérience plutôt étrange. D'autant plus que, cinq minutes plus tôt, je m'étais tourné vers Lindsey-Virginie (paf, deux citations) pour lui dire que j'étais allé voir
Looney Tunes : Back In Action et que c'était insupportable tous ces gens qui s'écoutaient rire bien fort à travers la salle. À se demander si c'était pas une caméra cachée mise en place par Laurent Baffie pour se venger de
mon commentaire sur son film. En fait, j'aurais bien aimé, ça aurait flatté mon côté mégalo, mais non, rien de tout ça, c'était bien de vraies personnes. Ca ne fait que renforcer ma crainte de les voir voter dans quelques mois.
Enfin bref,
The Station Agent, donc. C'est l'histoire d'un nain passionné de trains nommé Finbar, qui hérite d'une gare désaffectée dans un bled paumé du New Jersey. Il est assez taciturne, ce qui se comprend vu le poids du regard des autres sur sa personne, et n'est pas fâché de s'installer dans cette ancienne gare isolée. Manque de pot, juste à côté, il y a un mec dans un camion qui vend du café et des hot dogs et surtout parle sans arrêt. Et comme si ça ne suffisait pas, une peintre divorcée pas super équilibrée manque de l'écraser en voiture à deux reprises et, soucieuse de se faire pardonner, ne le lâche plus. Ensuite, tout le film raconte la façon dont ces trois personnes pas très adaptées à ce qui les entoure vont devenir amis à leur façon et se construire un petit bonheur personnel entre gens bizarres. Je sais pas si c'est de ma faute ou s'il est impossible de présenter ce film sans qu'il ait l'air bidon, mais ne vous fiez pas aux apparences : globalement, c'est très bien.
Comme souvent dans ce genre de films indépendants, l'un des points forts de
The Station Agent est son casting. J'ai déjà parlé de Patricia Clarkson (qui joue Olivia), mais les deux autres acteurs principaux, Peter Dinklage (Finbar) et Bobby Cannavale (Joe) sont au même niveau, à savoir quasi parfaits. Évidemment, ça aide beaucoup dans un film ou la réussite tient beaucoup à la finesse des situations et des interactions, mais le réalisateur n'est pas en reste de ce côté là. Indéniablement, tout ça est filmé avec beaucoup de délicatesse, soigneusement mis en scène et jamais ennuyeux, malgré un rythme assez lent et l'absence de véritable intrigue au sens strict du terme. En effet, pour compenser cela, il y a l'humour tour à tour subtil et un peu bourrin qui parsème tout le début du film, et la subtilité et la finesse des situations de l'ensemble, qui font que
The Station Agent parvient à transmettre énormément de choses avec des personnages qui soit parlent très peu (Finbar et Olivia), soit parlent énormément pour ne pas dire grand chose (Joe). Du coup, on obtient une chronique très bien foutue de la formation d'une amitié atypique.
C'est l'intérêt du film, mais c'est aussi sa petite faiblesse. Certes, tout cela sert également de prétexte à montrer l'évolution du personnage de Finbar et de ce qu'il appelle sa colère contre son nanisme, mais les enjeux de l'histoire restent relativement limités. La fin du film en témoigne parfaitement : malgré la scène dans l'école, on sent que le réalisateur, qui a également écrit le scénario, a peiné pour trouver une conclusion franche à son premier long métrage.
Mais malgré ça, sans prétendre révolutionner le cinéma ou apporter la lumière philosophique ultime aux spectateurs (même si ça aurait pourtant été bien utile à ceux de la salle dans laquelle j'étais),
The Station Agent est une réussite à son échelle, sur un sujet pas forcément évident à traiter et autour de thèmes que j'apprécie particulièrement.
Looney Tunes : Back In Action (3/5)

Je sais, je suis super à la bourre. Y a même des chances que ce film ne passe plus nulle part, mais je l'ai vu, alors il faut bien que j'en parle. Mais avant de parler du film lui-même, il faut que je parle du réalisateur, Joe Dante, qui a entre autres réalisé
Gremlins,
Gremlins 2 et
Small Soldiers.
Small Soldiers, c'est un film d'animation qui à l'origine était censé être une gigantesque publicité pour une ligne de jouets et que Joe Dante a réussi à transformer en un semi-OVNI qui, en plus d'emballer mon frangin, se révèle au final plus destiné aux adultes qu'aux enfants susceptibles d'acheter les jouets en question. L'entreprise de détournement est assez saisissante.
Et le parallèle avec
Les Looney Tunes passent à l'action est flagrant. Une fois de plus, Joe Dante s'attaque à une énorme machine commandée par Warner Bros et en profite pour y glisser ses idées critiques sur le monde du spectacle et le mercantilisme en général. Du coup, ça se regarde sur plusieurs niveaux et rien que pour ça c'est assez intéressant. Et puis bon, moi je suis fan de Daffy Duck, et des personnages des cartoons Warner, j'y peux rien.
En fait, la principale appréhension que j'avais, c'était de me retrouver devant un sous
Qui veut la peau de Roger Rabbit et force est de constater que, techniquement, c'est un peu le cas. Les incrustations de toons dans l'image sont souvent loin d'être parfaites, mais on finit par s'y habituer et ce n'est rapidement plus gênant. L'histoire est également bien en deça de
Qui veut la peau de Roger Rabbit, puisqu'elle n'est de toute façon qu'un prétexte pour enchaîner des gags, des gags et encore des gags, dans l'hystérie la plus complète, caractéristique des cartoons Warner. Du coup, quand la qualité humoristique est au rendez-vous, ça passe très bien, mais dès que les vannes et les situations faiblissent, le grand vide du scénario s'installe et on s'ennuie un peu. Tout ça est plus ou moins rattrapé par un nombre de références cinématographiques assez énorme, mais ça ne suffit pas toujours. Heureusement, quelques phases très inventives viennent parfois ranimer l'enthousiasme du spectateur (notamment toute la scène où les toons passent de tableau en tableau, adoptant le style du peintre et foutant la zone dans les compositions travaillées des toiles de maîtres). Les acteurs en chair et en os sont quant à eux corrects, mais la vedette est incontestablement monopolisée par Daffy et son élocution postillonnante qui reste le personnage sur lequel repose presque tout le ressort comique du film, même s'il n'évite pas quelques clichés toonesques dont on se serait volontiers passé.
Au final, je suis un peu déçu par
Looney Tunes : Back In Action, malgré ma sympathie a priori pour le réalisateur et les personnages des dessins animés Warner. C'est pas que je regrette de l'avoir vu, j'en suis même plutôt content, mais les limites du film sont vraiment sensibles, malgré les tentatives de détournement plus ou moins réussies de Joe Dante et l'efficacité comique indiscutable du personnage principal.
24.12.03
Ah ouais, au fait !
J'allais oublier, et on allait me prendre pour un sauvage après. Heureusement que ça me revient.
Joyeux Noël, les mecs.
Salmer fra kjøkkenet (3/5)

Bon, allez, je vous aide : en France ça s'appelle
Kitchen Stories. Ils doivent partir du principe qu'on parle mieux anglais que norvégien.
Sinon, l'histoire du film se passe dans les années 50, et c'est celle d'un fabriquant de cuisines suédois qui décide de mener une enquête chez des hommes célibataires en Norvège afin de concevoir la cuisine qui leur correspondrait le mieux. Pour ce faire, ils envoient un observateur chez chaque célibataire volontaire, afin d'observer la façon dont ceux-ci se servent de leur cuisine et de consigner tout ça de façon aussi scientifique que possible, la condition sine qua non pour que tout ça fonctionne étant que l'observateur ne doit jamais communiquer avec son hôte. On suit donc l'un de ces observateurs, en poste dans la cuisine d'un vieux fermier norvégien dont le comportement initial n'est pas sans rappeler les moeurs des grizzlis des Rocheuses.
L'idée sympa du film, outre sa réalisation décalée plutôt réussie, c'est d'utiliser deux personnages très solitaires et totalement différents pour, disons, réaffirmer la nature sociale de l'être humain et, d'un point de vue plus terre à terre, raconter une histoire d'amitié virile mais correcte. De ce côté-là, c'est très bien foutu, plein de sensibilité, d'humanité et de plein de mots en -té plutôt positifs, que l'on doit autant au réalisateur qu'aux trois acteurs principaux, qui sont absolument irréprochables. Malgré le sujet et la forme un peu concept, le film évite brillamment le piège de la prétention et reste à la fois simple et travaillé. Par contre, il pêche un peu au niveau du rythme, et son côté sans prétention le dessert aussi légèrement, nous poussant à nous demander s'il n'aurait pas été possible de davantage creuser tout ça.
Alors bon,
Kitchen Stories est clairement sympathique, contient quelques scènes bien foutues et est dans l'ensemble plutôt original, mais, même si, personnellement, je ne me suis jamais ennuyé en le regardant, souffre quand même d'un rythme un peu lent, qui fait en partie le charme du film mais qui est également susceptible de provoquer quelques bâillements chez les plus impatients des spectateurs.
22.12.03
Bondage
Ouais, je racole, mais c'est pour dire que c'est la révolution dans la colonne de droite. Enfin, elle est pas bien grande, la révolution, mais je l'aime bien quand même. En tout cas, elle permet l'entrée de deux blogs piqués sur celui de
Gaëlle :
Blogarythme, que j'arrive pas à définir mais qu'a la classe quand même, et
Le caillou qui parle, qui est aussi un peu indéfinissable mais qui a ceci de particulier qu'il dessine des trucs cools en supplément gratuit. Et qu'il fait de la musique avec sa bouche. Bref, un caillou un peu spécial mais assez remarquable (genre on le remarque, quoi). Mais c'est pas tout, y a un blog bonus qu'est venu s'intercaler entre
Ptyx et
Chryde. Il s'appelle
Douze lunes et il est assez intéressant pour deux raisons : la première, c'est qu'il propose des mini revues de presse commentées qui me plaisent, et la deuxième, c'est que son auteur s'appelle JR et qu'on l'a croisé vendredi avec mon frère, Jerôme et Guillaume dans l'ascenseur de ce dernier. Oui, parce qu'il faut savoir que le voisin de Guillaume, c'est JR. On le sait, parce que c'est inscrit en grosses lettres dorées sur sa porte. C'est un peu
Dallas dans le XIIIè, quoi. Ah oui, en plus il est fan de David Lynch, c'est un signe.
Enfin voilà, ça fait des blogs supplémentaires à lire et ça me fait un post de plus pour essayer de culpabiliser
Ptyx de pas updater son blog, sous prétexte qu'y a pas d'apostrophes sur les claviers japonais. Feignant, va.
The Lord Of The Rings : The Return Of The King (3.5/5)

La question que je me suis posée dès que j'ai ouvert la fenêtre dans laquelle je tape actuellement est la suivante : est-ce que je juge ce film dans l'absolu ou est-ce que je le juge en fonction de sa qualité d'adaptation de l'oeuvre originale ? Pour beaucoup de films, la réponse me semble simple et je les juge dans l'absolu. Mais curieusement, pour celui-là, je me pose la question, parce que Peter Jackson était tellement attendu au tournant par des hordes de trentenaires barbus déguisés en elfes qu'il ne pouvait pas se permettre de prendre trop de libertés vis à vis du bouquin. Heureusement, ma rapidité de raisonnement légendaire et mon goût pour les décisions extrêmes et les prises de risque intellectuelles m'ont décidé, en quelques lignes à peine, à prendre en compte le fait qu'il s'agisse d'une adaptation difficile tout en gardant à l'esprit que si le contenu du livre ne lui plaisait pas, mon pote Peter n'avait qu'à pas l'adapter. Je sais, c'est courageux, je suis comme ça.
Dans les grandes lignes, Jackson s'en sort beaucoup mieux que dans
The Two Towers. Le début, bien qu'un peu mou, est mille fois plus réussi que la première partie des
Deux tours, notamment au niveau du rythme, bien moins systématique que le passage régulier d'un groupe à l'autre qui caractérisait l'épisode précédent. Bon, c'est pas non plus époustoufflant, les dialogues sont souvent limites, mais ça se laisse regarder. Et puis bon, c'est que l'intro, parce qu'après ça vient la bataille de Minas Tirith. Et là, ça rigole pas. Peter Jackson avait des sous, et on voit clairement où il les a dépensés : les plans d'ensemble de la bataille sont juste mortels. Et c'est pas qu'une question de budget, c'est aussi super bien filmé, plein de plans exceptionnels, le tout exécuté à un rythme parfaitement maîtrisé et bien loin des clichés traditionnels de ce genre de scènes. Ca meurt de tous les côtés, ça suinte la peur et le courage forcé, et chaque nouvelle péripétie de la bataille est vraiment bien amenée, puis mise en scène avec un talent incontestable. J'avais déjà beaucoup aimé la scène du gouffre de Helm dans
The Two Towers, mais celle-ci est encore deux fois mieux filmée et dix fois plus efficace. J'ai l'air de m'emballer un peu là, mais j'assume, parce que j'ai vraiment été très impressionné. Malheureusement, ça se gâte un peu en dernière partie de film, avec un enchaînement de fausses fins un peu lassant. Mais bon, c'est pas si grave et le livre est construit de la même façon, avec un dénouement pour chaque thème évoqué (OK, les puristes diront qu'il en manque, mais l'essentiel est là, et les films de 5 heures évoquant des opérations de maintien de l'ordre dans des villages hobbits sont interdits par la convention de Genève).
Par contre, et c'est là que ma question initiale prend tout son sens (et que vous vous ébahissez devant mon sens de la construction), je pense que si je relisais le bouquin maintenant, je serais assez déçu. Je savais déjà que c'était un peu chiant, mais
Le retour du roi vient me rappeler que c'était aussi un peu gnangnan. Plein de bons sentiments, quoi. Alors bon, je sais pas si on peut ou non blamer Peter Jackson pour cette facette de l'histoire, mais je pense qu'il aurait quand même pu essayer de l'atténuer un peu, au risque de se faire insulter par deux ou trois fans de Tolkien déguisés en Ents. Dans le même genre, certaines phases basées sur l'honneur ou le fatalisme des personnages sonnent un peu faux, ou ont tout du moins un ton un peu désuet. Je trouve ça dommage qu'il ait conservé ce genre de détails alors qu'il a ailleurs pris certaines libertés pas toujours du meilleur goût (il s'est un peu calmé avec les blagues sur les nains, mais Gimli a toujours l'air d'un couillon et Légolas se la joue toujours skater). Dans le même genre, il force aussi un peu sur les clichés : la scène de fin où tout le monde entre dans la chambre de Frodon est assez ridicule, avec les hobbits qui sautent sur le lit, Gandalf qui prend son air débonnaire, et Légolas qui nous gratifie d'un petit sourire bidon du genre "je suis content de te revoir, mais bon, je dois garder ma dignité". À ne pas manquer, aussi, la scène dans laquelle les elfes amènent Arwen à Aragorn : on a droit à un joli plan sur une troupe d'elfes super-gays qui restera dans les annales.
Bref, ce troisième volet du
Seigneur des anneaux a pas mal de défauts, mais bon nombre d'entre eux sont liés à l'oeuvre initiale elle-même. Et à côté de ça, Peter Jackson sort de son chapeau quelques scènes exceptionnelles. J'ai parlé de la bataille, qui en comporte elle-même un paquet, mais la capture de Frodon par Arachne, les monologues de Gollum ou encore le départ-suicide de Faramir pour reprendre l'avant-poste aux orques en font également partie. Du coup, sans atteindre la qualité du premier volet, qui reste pour moi très élevée, surtout si l'on considère la difficulté de l'exercice,
Le retour du roi m'a bien plu. Et puis c'est pas comme si on était blasés devant le nombre impressionnant de bons films d'heroic fantasy...
Les clefs de bagnole (1/5)

C'est écrit sur l'affiche, Baffie lui-même ne cesse de le répéter jusque dans les dialogues de son film, et je me permets de vous donner le même conseil : n'y allez pas, c'est une merde. Une merde sympa, mais une merde quand même.
Tout l'intérêt du film vient dans son côté auto-référentiel, dans la façon dont il se démonte lui-même pour démonter les clichés du cinéma en général. C'est pas totalement con, mais ça reste un peu facile. Un peu partout, l'artifice du second degré est brandi pour excuser le manque de profondeur et le côté très indulgent qui caractérisent non seulement l'intrigue (mais à la limite ça fait partie du concept), mais également ce à quoi elle est prétexte, à savoir le jeu d'aller-retours entre le fond et la forme du film. Ca donne un personnage qui connaît tout des péripéties à venir, puisqu'il a lui-même écrit le scénario, des phases d'absurde sur le thème "le personnage a-t-il vraiment vécu ce que sous-entend une élipse ?", ou encore des désamorçages de recettes, comme le fait de révéler la fin de l'histoire tout au début du film. Ce genre de petites astuces s'enchaîne, et on ne peut pas dire qu'on s'emmerde, ça passe plutôt bien. C'est même parfois bien drôle, même s'il s'agit d'un humour assez éloigné de ce à quoi nous avait habitué Laurent Baffie. Et puis, pour assaisonner tout ça, on retrouve un bon paquet de guests, le plus intéressant étant Alain Chabat, qui n'apportent pas forcément grand chose mais poussent encore un peu à l'indulgence en tentant de donner à l'ensemble le côté sympa d'un film de potes.
Mais bon, ça a beau être sympa, on sent bien tout au long du film, et encore plus en en sortant, que c'est quand même un bon gros foutage de gueule et qu'un court-métrage aurait amplement suffit à caser les deux ou trois trucs intéressants que contient
Les clefs de bagnole.
18.12.03
Finding Nemo (3.5/5)

Je me suis toujours demandé pourquoi les mecs de Pixar ne lâchaient pas Disney pour se trouver un distributeur plus standard et enfin utiliser tout leur talent pour faire des films plus adultes, ou en tout cas insérer plus d'éléments pouvant être vus sur deux niveaux dans leurs dessins animés pour enfants. D'après
Ptyx, c'est parce que Disney, c'est le distributeur idéal pour vendre des produits dérivés. C'est bien possible, mais moi je trouve quand même ça dommage. C'est pas que j'aime pas les Pixar tels qu'ils sortent, au contraire, mais j'ai l'impression que ça pourrait être tellement mieux si les auteurs avaient la possibilité de se lâcher un peu plus...
D'ailleurs, ça tombe plutôt bien que je parle de ça (comme quoi le hasard fait bien les choses, hein), parce que cette réflexion s'applique parfaitement au
Monde de Némo. L'histoire est certes sympa, et s'adresse parfois aux adultes (ou aux enfants sur un mode un peu intelligent), mais on sent quand même que quelque chose la limite. Ouais, les bons sentiments, peut-être. Quelques recettes un peu facile, aussi, dont je ne sais pas trop si elles appartiennent plus à Disney ou à Pixar, parce que ça fait une éternité que j'ai pas vu un vrai dessin animé Disney. Mais bon, le problème c'est que, d'où que ça vienne, ça se ressent. Et c'est dommage, parce que certains clins d'oeil plutôt destinés aux adultes sont vraiment drôles : les requins à mi-chemin entre les
vegans et les alcooliques anonymes, ou encore les tortues surfeuses-australiennes-cool donnent dans un registre satyrique vraiment drôle, et on retrouve ce genre de références un peu partout dans le film.
Par ailleurs, il est vrai que l'espèce d'auto-censure dans le ton dont je parlais plus haut ne pèse pas bien lourd face à la virtuosité technique du machin et à l'inventivité omniprésente des péripéties. C'est vraiment bourré d'idées, de petits détails inoubliables, de gags d'une diversité enthousiasmante (situations, répliques cinglantes, absurde...) et de personnages travaillés et cohérents. Et évidemment, c'est super bien réalisé. Enfin comme un Pixar, quoi, du niveau de
Monsters, Inc.
En fait, c'est marrant, mais ça me fait penser que si j'avais commenté
Monsters, Inc, j'aurais dit à peu près la même chose. D'un côté, c'est assez positif, parce que maintenir ce niveau de qualité n'est pas donné à tout le monde, mais d'un autre, je me demande si, pour leur prochain film, les mecs de Pixar ne devraient pas quand même chercher un peu de renouvellement, avant qu'on ne commence à repérer leurs petites ficelles.
16.12.03
Pas sur la bouche (2/5)

- Fais gaffe, hein, c'est une opérette...
- Ha ha, non mais ils disent ça pour faire genre on est un peu nobles et un peu populaires, mais c'est un truc comme
On connaît la chanson, je pense.
- Ben non, c'est l'adaptation d'une vraie opérette. De 1925. Tu vas t'faire chier.
- Pff je suis sûr qu'il l'a vachement adaptée, Alain Resnais, t'es trop négatif comme mec.
- Ah, ben tu verras bien.
Bon, ben en fait il était pas si négatif que ça, comme mec. Alors
Pas sur la bouche est une opérette filmée, avec des gens qui chantent tout le temps des trucs pas très intéressants, des amants vaquant dans un pièce sans savoir que juste à côté le mari et la femme poussent des cris hystériques (c'était bien isolé, les garçonnières, en 1925), des millionnaires américains pragmatiques qui parlent avec un accent horrible mais qui en amour sont quand même vachement moins doués que nous, les français, et évidemment une fin ou tout le monde trouve enfin l'amour et salue le public. Y a quelques jours, j'ai vu une pièce de Feydeau que j'ai trouvée moins chiante.
Bon, je conçois très bien qu'on puisse aimer les opérettes (même si je comprends pas trop le processus qui fait que ce soit possible), mais c'est pas du tout mon cas. Ca me gonfle encore plus qu'un film d'horreur où les filles se réfugient dans des pièces sans issue. Et bon, peut-être que si on aime les opérettes on peut trouver quelque chose d'un peu original dans celle-là, mais il faut déjà être un grand malade (ou un grand nostalgique). En fait, j'ai l'impression que c'est comme les
James Bond. On s'évertue à leur trouver un charme incomparable, alors que tout le monde sait très bien que c'est tout naze, tiré par les cheveux à l'extrême et sans aucun intérêt qui aille au-delà de l'intrigue elle-même, bien que celle-ci ne soit souvent pas plus épaisse que Kate Moss sortant de prison. Oui, là je parle à la fois des
James Bond et des opérettes.
Mais bon, passons. Parce que, OK, c'est une opérette, mais une opérette filmée. Et je dois bien avouer que, niveau réalisation, ça donne des trucs sympas, tels que des mouvements de caméra guidés par la musique, et tout un tas de petits effets qui montrent qu'Alain Resnais a bien fait fusionner les deux genres et ne s'est pas contenté de filmer bêtement une opérette. Après, reste à savoir si ça en valait vraiment la peine, mais vous connaissez déjà mon opinion sur la question.
Quant aux acteurs, très honnêtement, ils n'ont rien d'exceptionnel. Audrey Tautou et Isabelle Nanty sont celles qui s'en sortent le mieux, Sabine Azéma fait sa Sabine Azéma, Pierre Arditi fait son Pierre Arditi (et j'aime pas des masses), Jalil Lespert n'est pas bon, Lambert Wilson non plus (mais il faut dire que son rôle un peu pourri d'américain qui l'oblige à parler avec un accent ne l'aide pas beaucoup), et Daniel Prévost et Darry Cowl servent de faire-valoirs. Bôf, quoi. Et un rôle naze de plus pour mon pote Lambert (que pourtant j'aime beaucoup, comme je le répète, le rouge au front, après chaque épisode de
Matrix où il se ridiculise).
Enfin voilà, j'ai pas aimé. Peut-être que ma grand-mère aurait trouvé ça bien, aurait adoré les chansons qu'elle aurait qualifiées de rafraîchissantes, et serait ressortie de la salle enchantée, mais moi j'ai trouvé ça mauvais, je pense que les chansons sont coconnes et j'en suis ressorti en bâillant et en me frottant les yeux. Alors je le dis.
15.12.03
Thirteen (3/5)

Back on tracks ! Premier film depuis deux semaines et demi, ça commençait à me faire bizarre. J'avais peur que les mecs du cinéma recommencent à me vouvoyer et aient filé mon fauteuil réservé à quelqu'un d'autre. Mais heureusement, c'était pas le cas. Quand je suis arrivé, tout était prêt, ils avaient recouvert mon fauteuil de tissu doré et y avaient déposé un grand coca orné d'une étiquette "Welcome Back". J'avais la larme à l'oeil. Enfin bref, je me suis installé, et j'ai regardé
Thirteen.
Le film raconte l'histoire d'une (pré-) ado qui, prenant modèle sur la star du lycée, se transforme peu à peu en pétasse XXL sous l'oeil impuissant de sa mère. Ca commence par le vol de fringues dans des magasins, et ça finit par des parties à quatre pleines d'alcool, de drogue et de scarifications (bon, OK, tout n'est pas forcément mélangé, mais en gros c'est ça). Alors bon, soyons clair tout de suite, le côté descente aux enfers ne marche pas si bien que ça. Pour tout dire, c'est écrit au bazooka, et on observe une petite fille "normale" de treize ans se transformer en crackwhore hystérique en à peine plus d'une heure, frappé d'incrédulité tellement le scénario charge Tracy, l'héroïne du film. De même, toutes les situations qui la font aller toujours plus loin dans la voie de la pétasserie sont un peu grossières, un peu téléphonées. D'ailleurs, je sais pas si c'est moi ou si ça fait ça à tout le monde, mais j'ai quasiment rien ressenti d'un tant soi peu positif vis à vis de Tracy, tant elle est transformée en machine à subir les péripéties du scénario. À côté d'elle, le personnage de sa mère, joué par Holly Hunter, est également façonné à la machette : c'est l'archétype de la mère hippie divorcée qui perd le contrôle de sa fille. Et puis évidemment, la sctructure du scénario est ultra classique, avec descente aux enfers, doute / prise de conscience, et enfin début de reconstruction. À mon avis, on tient là les deux gros échecs du film : le côté bourrin de l'écriture et la relation assez froide qui s'instaure vis à vis de l'héroïne, qui fait plus petite conne que victime.
Voilà, j'ai craché mon venin, mais je n'ai pas pour autant détesté
Thirteen. Tout d'abord, bien qu'un peu poussé à l'extrême, le thème est intéressant et amène malgré tout quelques réflexions, entre deux crises d'hystérie. D'autre part, c'est bien filmé. Peut-être parfois un peu trop clipesque, mais toujours très efficace et très maîtrisé, évitant l'effet pour l'effet. Et puis, surtout, c'est hyper bien interprété. Evan Rachel Wood, qui joue Tracy, est juste impeccable, tout comme Holly Hunter et Nikki Reed, co-auteure du film, qui joue la pétasse-étalon que Tracy va prendre en exemple pour sa transformation.
Du coup, je regrette vraiment le manque de nuance et de finesse de l'histoire, parce que même si tout le reste est bien, c'est vraiment ce qui fait la différence entre un bon film comme
Thirteen et un truc vraiment impressionnant comme
The Long Way Home.
12.12.03
God told me to skin you alive
Décidément, j'aime beaucoup les conclusions du
rapport Stasi. Pour protéger la laïcité, on propose de faire une loi qui enverra des jeunes filles voilées plus par "tradition" que par conviction dans des écoles privées musulmanes où elles pourront à coup sûr acquérir une vision objective du problème, et on demande parallèlement à officialiser des fêtes religieuses en en faisant des jours fériés.
Y a un concept que je dois pas bien comprendre dans le mot "laïc".
11.12.03
Nouveauuu sur Cacoradiooo
Étant donné que je suis privé de cinéma depuis 15 jours pour cause de grippe de bûcheron, je dois trouver d'autres moyens d'insuffler un semblant de vie dans ce blog. Le truc que j'ai trouvé aujourd'hui, c'est d'enlever un morceau de La Rumeur de la playlist de Cacoradio et d'y ajouter un morceau de Hamé, qui fait partie de La Rumeur. D'après moi, c'est celui qui écrit le mieux, et le niveau moyen du groupe étant assez élevé, ça donne des textes que je trouve vraiment mortels. Celui là s'appelle
Le Pire et je crois bien que c'est un des meilleurs (hahaha malade ou pas malade, je reste à fond dans la déconne). Bon enfin voilà quoi.
04.12.03
Egotrip
Bon ben voilà, on discute, on discute, on voit pas l'heure passer, et quand on commence à s'en préoccuper on se rend compte que ça fait un an que
Cacochyme fonctionne à plein régime. C'est pas vraiment un anniversaire, parce qu'en fait mon blog a environ un an et demi si on compte la période Blogger, mais à l'époque les posts étaient hyper sporadiques. D'ailleurs, ça me fait penser à deux choses : la première, c'est que j'aime bien le mot sporadique, et la deuxième, c'est que j'aime bien dire "à l'époque", parce que je trouve que cette expression a un petit côté "au coeur du Jurassique, les dinosaures régnaient en maîtres absolus sur la planète".
Donc ça c'était l'intro. À ce moment là, normalement, on utilise une espèce de transition facile à la Béatrice Schönberg (Ach Choli Montagneuh), du genre "l'occasion de revenir sur un an de rire et de larmes, mais toujours d'émotion pure" et hop, on enchaîne sur un best of. Mais si je faisais ça, je pomperais un peu le concept de
John Padawan. Et de toute façon je prépare les Cacochyme Awards 2004, qui récompenseront les meilleurs films de l'année écoulée. Ca fera office de rétrospective, du coup. D'ailleurs, je vous conseille de pas rater cette cérémonie très attendue, parce que je pense ouvrir une bouteille de Coca vanille et inviter des acteurs de première classe, parmi lesquels mon grand-père, qui devrait nous gratifier de sa fabuleuse interprétation du "mais non je me suis pas endormi". Bref, une soirée stars et paillettes en perspective.
Ceci dit, on n'en est pas encore là. À défaut de rétrospective, je vais faire un petit bilan, qui n'intéresse sans doute que moi et un ou deux potes, mais comme je suis sympa et que j'ai envie de tenir tout mon lectorat en haleine jusqu'à la fin de ce post, je vais cacher un calembour savoureux quelque part entre ici et la fin de ce texte. Lisez jusqu'au bout ou vous pourriez rater la dernière vanne dont on parle.
Le bilan, donc, est positif. Il y a un an, ça faisait un petit moment que j'avais rien écrit, et quand je m'y suis remis par l'intermédiaire de ce blog, c'était vraiment dur. Avant, ça coulait tout seul, j'avais quasiment pas à réfléchir ni rien, et là je sentais qu'il fallait que je repasse dix fois sur chaque phrase pour avoir quelque chose d'à peu près correct. Donc, pendant quelque temps, ça a été une espèce de rééducation. Et le truc marrant, c'est que c'est bien revenu, mais que je n'écris plus du tout de la même façon : c'est redevenu fluide, mais aussi vachement plus réfléchi, moins tout à l'instinct. Enfin pas tout le temps, hein, des fois j'écris aussi des trucs vite fait par-dessus la jambe, mais quand je m'applique, je sens vraiment ce changement.
Autres points satisfaisants, la durée et la régularité : la plupart des trucs que je commence, je les finis jamais. L'enthousiasme s'étiole, en général. C'est assez bizarre, d'ailleurs, parce que quand je repasse sur un projet que j'ai jamais terminé, il arrive souvent que l'enthousiasme revienne, mais ça dure jamais longtemps. Donc je finis jamais. Et là, mine de rien, non seulement j'ai tenu un an sans me lasser, mais j'ai aussi repris des projets avortés (
Martexx, entre autres), et c'est assez exceptionnel. De ce côté là, aucun boulot n'a réussi à me faire ce que ce blog m'a fait. Oui, bon, en même temps, c'est un peu normal de préférer un loisir à un taf, mais c'était pourtant pas des boulots chiants sur le papier. Ca s'apparentait même beaucoup à des loisirs, par plein d'aspects. Enfin bref, voilà, ce que je peux dire, c'est que ce blog me permet de faire des trucs que j'aime et que ma feignantise légendaire m'empêchait de réaliser. Oui, elle est tellement légendaire qu'elle fait ça, cette pute : elle me prive des trucs que j'adore. Tiens, allez, scoop : le titre de ce blog vient de là. Un peu indirectement, mais de là quand même.
Alors bon, j'avoue qu'il y a quand même eu quelques déceptions, mais elles sont restées négligeables. La plus grosse concerne les groupies. J'espérais secrètement que des milliers de jeune filles, dont certaines indiscutablement mineures, m'enverraient des tas de mails enflammés, avec des photos de leurs mollets en pièces jointes et que j'abuserais d'elles dans des endroits bien glauques. Mais que dalle. Même les
Fatals Picards, ils font mieux que moi. Ils me battent une groupie à zéro. Donc, ma résolution pour l'année à venir, c'est de développer cet aspect de
Cacochyme, les autres étant déjà satisfaisants.
Bon, voilà, j'ai fini mon inspection nombriliste, vous pouvez passer à autre chose. Je sais, j'avais dit qu'il y aurait un calembour post-moderne, mais c'était juste pour tester la méthode Julien Courbet du "juste après la pub". De toute façon, vous l'auriez trouvé bidon, ce calembour.
01.12.03
I feel lucky
Quand même, quand on voit la gueule actuelle de sites de moteurs de recherche tels que
Teoma,
Altavista,
Raging,
HotBot,
AlltheWeb,
Voilà,
Gigablast,
Wisenut et bien d'autres, on se dit que ça devait quand même être une bonne idée,
cette interface dépouillée.