
Non, je déconne. Je voulais juste dire que là j'ai une super croûte sur le côté interne de mon pied droit et que je tire dessus par petits bouts. Et aussi que j'ai huit (8 !) invitations Gmail et que je sais plus quoi en faire, donc si vous les voulez je vous les file. Les premiers à demander (par mail) seront les premiers servis sauf si y en a que je préfère mais qui demandent après. A priori, tout le monde se fout de GMail, maintenant, mais moi je trouve ça cool, alors je partage.
J'ai vu un ou deux films, figurez-vous. Un peu mollement, mais je les ai vus quand même.
- Cause toujours ! (2.5/5) : un film de bobos. Des acteurs que j'aime beaucoup (Jean-Pierre Darroussin, Victoria Abril, Claude Perron et Sylvie Testud), des dialogues qui auraient pu être sympas et qui sont malgré tout relativement percutants dans un style futile, mais vraiment, c'est beaucoup trop écrit pour moi. Et beaucoup trop récité, aussi. Et voir Darroussin ou Abril qui récitent, ça fait quand même un peu mal au coeur. Et comme y a pas trop d'histoire si ce n'est une tentative de coup de bluff un peu foireuse et un regard attendri sur une bande de bourgeois parisiens, ben ça casse pas trois pattes à un canard. On retrouve aussi l'éternel personnage simple et décalé (mais pas trop quand même sinon ça fait pas bien dans le salon) qui fascine le bobo citadin type : ici c'est un muet, chez Lauby c'était un forain, bref, c'est déclinable à l'infini. Bon, ceci dit, c'est frais, et si on aime les "n" des négations entre chaque mot et les gens qui parlent comme s'ils lisaient, ça doit passer tout seul.
- Open Water (2.5/5) : le chouchou de la critique. Hahaha. C'est l'histoire d'un couple qui part faire de la plongée en pleine mer avec un groupe et qui se retrouve tout seul au milieu de la flotte avec un banc de requins autour, parce que le bateau qui les y a amenés est reparti sans eux. C'est basé sur des faits réels, paraît-il. Enfin quoi qu'il en soit, ils se retrouvent comme deux couillons au bout de 20 minutes de film, et on se demande comment le réalisateur va faire pour nous tenir en haleine plus d'une heure avec cette situation sans qu'on se fasse trop chier. Bon, la réponse est simple : il y arrive pas vraiment. Y a des bonnes situations, un peu de suspense, une fin inattendue, mais on s'emmerde quand même un peu entre deux vagues. Pourtant j'aime ça, moi, les vagues et les requins, mais là, bof. Sinon, les acteurs sont pas mal et c'est marrant de voir un film américain avec une scène de full frontal nudity alors qu'elle était vraiment pas nécessaire.
- The Chronicles Of Riddick (3/5) : ouais, ça fait drôle, hein ? Honnêtement, même si Pitch Black était cool, je m'attendais vraiment à une grosse merde en allant voir cette suite. La bande-annonce et les récents exploits cinématographiques de mon pote Vin y étaient certainement pour quelque chose, mais du coup j'ai été assez surpris de constater que les Chroniques de Riddick se regardaient sans trop de mal. Curieusement, y a un scénario plutôt potable, des rebondissements assez cools, des fausses pistes, des trouvailles un peu délirantes flirtant avec la série B (la course contre le soleil, par exemple), et un côté légende antique transposée en space opera bien sympa. Et Vin Diesel tue sa race en héros borderline survivaliste. D'ailleurs, sans son charisme et sa voix de l'espace, un paquet d'éléments du film fonctionneraient moins bien (c'est le cas notamment des punchlines dans l'ensemble un peu faiblardes) et je pense que les Chroniques de Riddick sans lui, ça aurait un peu été comme Conan le barbare avec Christophe Lambert à la place de Schwarzy. Ceci dit, c'est pas le premier film qui s'appuie sur un acteur et c'est pas spécialement un défaut. Et puis bon, le réalisateur n'est pas manchot, non plus. Je regrette juste que le côté hors-la-loi de Riddick soit un peu édulcoré, comme un paquet d'éléments du film qui auraient pu être vraiment classes si le réalisateur et le scénariste s'étaient lâchés un peu et avaient évité les quelques passages laborieusement explicatifs habituels. Du coup, c'est pas Conan, mais c'est loin d'être de la merde. Sinon, petit point à la cool qui ne m'est venu que le lendemain de la séance, je crois qu'il y a un petit côté détournement de blockbuster à la Joe Dante avec cette histoire de necromongers qui colonisent une planète à l'ambiance clairement orientale, mais je me goure peut-être. Ah oui, dernier détail important : VO absolument indispensable.
- Hellboy (3/5) : c'est plutôt une bonne adaptation (sous la supervision de l'auteur du comics) et, par pas mal de points, ça se rapproche des Chroniques de Riddick. Bon, je dis ça surtout pour faire une belle transition à l'ancienne, mais c'est vrai qu'on retrouve deux ou trois trucs : film basé sur un personnage / acteur (Ron Perlman, qui défonce), punchlines faiblardes en veux-tu en voilà, de la baston à tous les étages, etc. Par contre, là où David Twohy choisit l'option grand machin grandiloquent plus ou moins inspiré de séries B, Guillermo Del Toro opte pour un truc un peu plus discret, classe mais tout aussi efficace. J'ai un petit peu de mal à l'admettre parce que j'ai une relation amour / haine assez étrange avec Vin Diesel, mais Hellboy est clairement vachement mieux filmé. Après, l'histoire est potable si on est fan de nazis immortels qui veulent détruire le monde (ce qui est mon cas, chacun ses vices), mais le scénario est malheureusement un peu bâclé, très linéaire, sans véritable surprise. Et puis, évidemment, on retrouve les machins cul-culs de tout bon gros film US, avec baiser enflammé, bons sentiments (heureusement tous concentrés dans un seul personnage assez fade), et petits gimmicks énervants, mais c'est la loi du genre. Et dans le genre, justement, Hellboy est plutôt bien foutu. Je vous engage aussi à lire la critique du film faite par Godspeed, qui est quand même un peu plus consciencieux et qui surtout a le mérite d'avoir été d'accord avec moi par anticipation.
Bon ben voilà, je suis rentré. J'ai vu Ernest-Antoine Sellière qui faisait le malin sur la plage et qui a soit dit en passant une pseudo-pinasse bien classe. J'ai vu une méduse qui traversait la route, la "Femme qui montre son cul en se baissant comme dans les films d'M6" et un poulpe écrasé, je me suis niqué le pied sur une chaîne rouillée en voulant dompter une bouée récalcitrante, j'ai constaté que mon grand-père se laissait pas filmer quand il aiguisait des couteaux, la muse de la fessée m'est apparue (mon frangin est patient), j'ai mangé de la sole, j'ai écouté Ministry à fond dans la voiture (mon frangin est patient), j'ai fait le va-nu-pied, j'ai envoyé plus de SMS en une journée que dans tout le reste de ma vie (mon frangin est patient), Étienne a de la barbe, j'ai décrit des scènes ahurissantes de suicides collectifs d'enfants (mon frangin est patient) et j'ai fait un tour à l'arrière d'une Acadiane rouillée. Bon, voilà quelques photos qui sous-évaluent un peu tout ça, mais c'est pas grave.


J'en étais pas certain, mais je viens de faire une recherche sur Google, et j'en ai désormais le coeur net : je suis bien l'inventeur du kikoololisme (oui parce que si c'est pas sur Google ça existe pas, c'est bien connu), et ce post est uniquement destiné à officialiser ce fait. Bon, pour le moment j'explique pas en détail ce que c'est, parce que tout le monde en a une vague idée, mais j'espère que le fait de mettre un nom sur cette grave déviance comportementale aidera à mieux la comprendre, et surtout que ça me fera entrer dans l'Histoire. On parlait de cet imbécile de Newton qui fait des siestes de feignant sous un pommier, on parlera bientôt de moi et de la façon dont j'ai donné un nom au kikoololisme, après une plongée pour le moins masochiste dans le monde merveilleux de Parano.be. La mégalomanie, un art de vivre.
Oui non parce que là en fait, mon corps change. Je sais bien que ça viendrait pas à l'esprit d'une otarie jongleuse de parc aquatique de faire sa valise et de partir monter une baraque à frites au Togo, mais je me demande malgré tout si je vais continuer à parler de manière aussi détaillée des films que je vais voir. Si vous trouvez qu'elle est pas si détaillée que ça, ma manière, dites-vous bien qu'elle l'est encore trop pour mes envies actuelles. J'ai bien pensé à fermer ce blog et à me consacrer au machin que je prépare pour la rentrée avec un tas de gens intéressants, mais c'est un peu à la mode, ces derniers temps, les fermetures de blogs, et je suis sûr que je recommencerai sous une forme ou sous une autre. Donc, je sais pas, je pense que je vais plutôt réorienter Cacochyme dans une direction super décevante, genre je vais y raconter ma vie ou écrire des trucs différents et beaucoup moins intéressants pour vous (faut bien qu'y en ait un qui paye). J'ai pensé à plein de trucs, qui vont de raconter la vie de mon grand-père à rédiger un traité au long cours sur le kikoololisme en passant par l'élaboration d'un blog de haine qui attirerait les commentaires comme Monsieur Moyen les groupies, mais j'avoue que rien de tout ça ne m'emballe vraiment, ou alors pas sous cette forme. En même temps, je dis ça, mais si ça se trouve c'est l'été qui fait ça et en septembre je rempilerai et je continuerai à fréquenter les salles de ciné avec mon sac de couchage, c'est possible. Donc voilà, comme vous le voyez, c'est l'incertitude.
Mais heureusement, ou malheureusement, ça dépend dans quel sens on prend le machin, je suis un mec responsable et je m'en voudrais vraiment de ne même pas mentionner les films d'ont j'ai pas encore parlé pour cause de flemme et de changement de corps. Du coup, je vais parler des trois en même temps, ce qui emmerdera bien Monsieur Moyen (la guest-star de ce post) et sa peur légendaire des spoilers.
Bon, disons-le carrément, le problème de cette trilogie, c'est son manque d'unité stylistique et qualitative. Alors que le premier épisode surprend vraiment son monde par son attitude, ses touches Sergio Leonesques et sa parure Robert Rodriguez Cassoulet, le deuxième tombe un peu dans le mélo banal mais évitant quand même vachement bien le tirage de larmes, et le troisième finit en grand n'importe quoi avec des ogres verts, des bons sentiments et du kikoololisme à la pelle. Heureusement, on retrouve dans ce volet final les nombreuses références aux films fantastiques de série B (voire Z), qui sont finalement assez drôles et donnent un peu d'unité à l'ensemble. Le deuxième volet (sobrement intitulé, pour la version "française", Head-On)aurait pu faire office de respiration au coeur de cette trilogie alambiquée aux résonnances complexes, notamment grâce à son duo d'acteurs au-dessus de tout soupçon et au fessier phénoménal de Sibel Kekilli, qui atomise sans problème les prétentions à la beauté des actrices de l'épisode suivant, mais il souffre malheureusement d'un problème : au début, il est magnifique mais prévisible, ensuite il est chiant mais original. Et comme il est un peu long, on voit bien ce qui aurait pu être fait (mais ne l'a pas été).
Les effets spéciaux de la troisième partie (curieusement intitulée Shrek 2) sont assez bien foutus mais on en a maintenant tellement l'habitude que c'est même plus aussi remarquable, et j'ai trouvé que l'animation était un peu pataude par moments. Le seul intérêt de ce final loufoque, c'est les références et les petits détails vraiment marrants qui le parsèment. Il faut aussi noter sa pseudo-ironie bien-pensante à gerber de la barbe à papa, mais Godspeed en parle déjà pas mal dans son post, même s'il est un peu bêbête et qu'il a pas compris qu'il s'agissait de l'épisode final d'une trilogie.
Et finalement, seule la première partie m'aura vraiment inspiré, et si vous êtes fans des bons côtés de Robert Rodriguez et de l'imagerie des séries Z, ça devrait vous plaire et vous surprendre. La liberté de ton est très appréciable et les acteurs s'en donnent à coeur joie, excepté Marielle qui s'auto-plagie et en fait un peu trop en bougon, mais se rattrape et montre au monde entier pourquoi je l'adore dès qu'il joue des phases où il est content (la scène de l'arrivée des "Mexicains", par exemple). C'est vraiment la bonne surprise de cette trilogie, moins maniérée formellement qu'on aurait pu le penser et complètement barrée par moment.
Pour rien vous cacher, j'ai un peu honte, là.
- Non mais tu vois le truc c'est qu'à chaque fois je tombe sur LE cas particulier.
- Arrête de te plaindre, Jack, tu nous emmerdes.
- Mais je me plains pas, mais je remarque. Je me retrouve toujours dans le cas le plus compliqué, que personne avait prévu. Par exemple, je dois aller acheter des fleurs à ma femme pour je sais plus quel événement de gonzesse qui en théorie n'a aucune importance mais qui débouche immanquablement sur un incident diplomatique de grande ampleur avec accusations répétées d'égoïsme à la clé si tu l'oublies. Bon, pour une fois, j'oublie pas, et je me dis que je vais passer chez le fleuriste avant d'aller me faire raser la tête entre les seins de ma coiffeuse, et que tout ira bien. Eh ben figure-toi qu'au moment où j'arrive devant la boutique, je remarque un petit écriteau qui signale que c'est la fermeture annuelle et qu'à moins que je puisse reporter la fête de gonzesses de trois semaines, je vais passer un sale quart d'heure en arrivant chez ma choupinette.
- "Ta choupinette", haha, c'est à gerber.
- Ouais ben ta gueule. Bon, y a bien un autre fleuriste, mais il est loin et y a juste aucune chance que j'y arrive avant l'heure de mon rendez-vous chez le coiffeur. Bref, c'est la merde. Du coup, dégoûté, j'entre dans le salon de coiffure la mort dans l'âme, cherchant désespérément une excuse pour tout à l'heure. Et là, bonheur, ma coiffeuse me dit qu'elle est en retard de vingt minutes et que je peux aller faire une course si besoin. C'est pas un putain de cas particulier ça ?
-
- Attends, j'ai pas fini. Alors bon, je me grouille et, faisant preuve d'une présence athlétique indéniable, je cours vers le centre commercial des chinois pour acheter des fleurs. Je regarde ma montre, c'est nickel, je suis dans les temps. Par contre, là où ça merde, c'est quand je vois que le centre commercial en entier est en rénovation et que toutes les boutiques sont fermées. Putain, mais ce truc il était délabré depuis 10 ans et c'est maintenant, le jour de la fête des gonzesses, pile pendant la période de fermeture annuelle de l'autre fleuriste (quel sale con aussi, celui-là, on fait des fêtes exprès pour eux et ils trouvent le moyen de fermer), qu'ils décident de le rénover. Je prends ma tête encore hirsute à deux mains et je refais preuve d'une présence athlétique indéniable pour me grouiller de retourner chez le coiffeur avant que ça ferme pour cause d'épidémie. Bon, j'y arrive, suant comme un gruyère en plein soleil et je me fais coiffer sans même profiter du truc tant je suis concentré à maintenir un rythme cardiaque acceptable en prévision de l'affrontement titanesque qui m'attend avec ma choupinette de combat. Bref, c'est fini, je me dirige vers chez elle en regardant mes pieds et là, qu'est-ce que je vois ? Un nain qui vend des fleurs à la sauvette. À la sauvette, mec. T'as déjà entendu une expression plus appropriée ? Bref, je lui achète son stock et je me dirige tout sourire vers ma destination finale.
- Ben alors, qu'est-ce que t'en as à foutre que ce soit un cas particulier, du moment que tu te fais pas engueuler ?
- Haha, attends, c'est pas fini. Je rentre chez ma femme et tadaaa je lui tend le bouquet, tout fier d'y avoir pensé, pour une fois. Et là, je remarque un truc bizarre : elle a pas l'air de tirer la tronche, je peux pas dire ça, mais elle a pas non plus l'air heureux de la fille qui voit son mec passer brillamment un test qu'il foire normalement à chaque fois.
- Qu'est-ce qu'elle avait ?
- Eh ben en fait, elle attendait un prétexte pour me larguer, et elle s'était dit que la fête des gonzesses que j'allais forcément oublier pouvait parfaitement faire l'affaire. Manque de bol, moi j'arrive avec ma gueule enfarinée et mon bouquet et ça la met dans une colère intérieure assez exceptionnelle. Du coup, elle a pas arrêté de me faire chier pendant toute la journée pour que l'ambiance se dégrade et que ça pète, elle m'a largué le soir et j'ai raté le dernier RER. En plus il a plu et j'ai même pas pu m'abriter dans le centre commercial des chinois. Tu vois, si tout s'était passé à peu près normalement (et je demande même pas idéalement, hein, juste normalement), j'aurais oublié les fleurs, je me serais fait jeter et je serais rentré chez moi mater l'intégrale de Police District en semi-déprimant. Au lieu de ça, je me suis foutu des coups de pression, j'ai fait preuve de présence athlétique indéniable mais néanmoins totalement inutile, j'ai sué chez le coiffeur, j'ai acheté des fleurs hors de prix à un nain, et j'ai déprimé comme un malade en m'enrhumant sous la pluie. Je me retrouve toujours dans les cas particuliers.
- Moi, c'est pas pour être cruel avec toi, mais ton cas particulier il me fait doucement rigoler, Jack. J'en connais un encore plus rare, aux conséquences encore plus incroyables.
- Genre. Et c'est quoi ?
- Aujourd'hui, Ptyx a posté.