
Bon, ça commence à suffire, alors on va essayer de recoller à l'actualité rapidement. Alors : de tout temps, les hommes ont fait des plans en deux parties, parce que la synthèse, c'est un peu casse-gueule. Mon bazooka balourdera donc dans un premier temps quelques commentaires vite faits sur les films que j'avais évoqués à la fin de mon post précédant le précédent, et terminera par une petite salve de films qui, avec un peu de chance, passent encore dans les salles.
On va donc commencer par latter un peu la gueule des Fantastic Four, qui ont toujours été des super-héros minables, à part La Chose qui est un de mes préférés et que le film massacre allègrement. J'ai trouvé ça vide, avec une histoire risible, des personnages complètement idiots, du genre à se coincer dans les portes quand on essaye de les sauver sous le feu de l'ennemi à Counter Strike, un Reed Richards tout naze et des tas de trucs à la "on s'en fout haha, c'est une BD et tout", sauf qu'en fait on s'en fout pas et c'est à vomir. Les quatre fantastiques est le film transparent par excellence, et de toute façon, la seule fois où j'ai trouvé ces quatre couillons valables (désolé Ben, je te sacrifie à la tournure de phrase facile), c'est quand ils s'appelaient The Incredibles. 0/5.
Après cette mauvaise série de trois films pourris, je commençais à désepérer de mon été, d'autant plus que je m'apprêtais à vivre un nouvelle injustice sous la forme de Lords Of Dogtown, distribué partout alors que Dogtown And Z-Boys, le documentaire donc il est tiré, réalisé par Stacy Peralta (qui a écrit le film) n'a jamais été diffusé en France. C'est d'autant plus con que le docu en question, qui raconte l'histoire de la bande de gamins des quartiers pauvres de Los Angeles qui a révolutionné le skate il y a 25 ans) est vraiment très cool (je ne peux d'ailleurs que vous encourager à vous en procurer une copie de sauvegarde via votre fournisseur habituel) et que Lords Of Dogtown est réalisé par Catherine Hardwicke, à qui nous devons le très moyen Thirteen. Et pourtant, heureuse surprise, malgré des mécanismes un peu bateau et systématiques, il émane de ce Seigneurs de Dogtown une sorte de fraîcheur et de radicalité assez réjouissantes, des images très proches des photos originales de Glen Friedman et une sincérité qui fait honneur au documentaire. Bon, ceci dit, sans rire, c'est un peu superflu quand on a vu Dogtown And Z-Boys, mais ça se laisse carrément regarder. 3.5/5.
Et puis bon, à vrai dire, l'été n'allait pas être si pourri, parce que j'allais ensuite voir, presque coup sur coup, Shaun Of The Dead (3.5/5), la parodie-hommage anglaise des films de Romero, drôle et assez cool malgré une fin un peu trop "classique", et Land Of The Dead (3.5/5), le quatrième et inattendu volet de la trilogie des zombies du même Romero, avec ses côtés énervants, un peu systématiques des films de ce genre, mais également des tas de bonnes idées, des trouvailles sympas, un anti-héros à la cool, relégué comme il se doit au second plan et des tas de morts et d'explosions, assortis de quelques boyaux pour faire joli. Miam.
J'ai aussi vu quelques trucs un peu plus légers, à savoir Io non ho paura (3/5), ou L'été où j'ai grandi, un film gentillet mais néanmoins regardable, lorgnant parfois de façon surprenante sur la mise en scène de films d'horreur pour raconter une histoire tout ce qu'il y a de plus classique, La cloche a sonné (1.5/5), une sombre merde maquillée en comédie, misant tout sur Lucchini et se vautrant lamentablement, ou encore Bombòn el perro (3/5) (ah merde je nique mon plan), histoire à la cool d'un ex-mécanicien argentin quincagénaire à qui on offre un chien de concours et qui tente de gagner sa vie avec. Ca a pas l'air d'aller loin au premier abord, mais en fait c'est plein de petits instantanés très bien vus, même si ça a quand même tendance à un peu se traîner ici et là.
Je me suis aussi fait l'ultra-classique The Jacket (3/5), pas transcendant, mais bénéficiant de la touche Section Eight que personnellement j'aime assez et, soyons honnête, de la présence dans le rôle principal d'Adrien Brody, le monstrueux The Island (1.5/5), qui laisse espérer quelques chose de correct pendant une demi-heure et se transforme ensuite en bousasse du calibre de Matrix Reloaded, et enfin, l'horrible mais drôle mais horrible mais drôle mais horrible Godzilla : Final Wars, que je me refuse à noter, ne sachant pas trop y séparer le lard de l'ivraie et ne préférant pas laisser le grain qui roule faire le cochon. Ah oui, et Inside Deep Throat (3/5), aussi, docu intéressant mais pas si fouillé que ça sur le film qui a amené le porno sous l'oeil du grand public.
Voilà, c'est presque tout, mais heureusement pour vous j'ai aussi vu des films plus récemment, et c'est pas parce que j'ai déjà détruit mon plan que je ne vais pas faire comme s'il était encore valide.
Clairement pas au niveau de Coffee And Cigarettes, Broken Flowers m'a tout de même plu et la rencontre Bill Murray / Jim Jarmusch ne m'a pas vraiment déçu, même si j'aurais tout de même aimé que le film aille un peu plus loin et ne soit pas aussi systématique. Mais heureusement, outre le jeu de Bill Murray, le film s'appuie sur une mise en scène assez subtile (qui contraste parfois avec les personnages un peu caricaturaux), s'attachant beaucoup aux détails et s'adaptant à la subjectivité du personnage principal du film, qui parcourt les États-Unis à la recherche de l'ex qui a élevé son fils, dont il vient d'apprendre l'existence.
Bien sûr, tout ça relève essentiellement de l'anecdote, mais c'est une anecdote joliment racontée, à la fois désabusée et sereine, et surtout bien loin du didactisme qui me rebute tellement dans pas mal de films actuels (comme vous allez le voir dès maintenant, vu que je maîtrise à la perfection l'art délicat de la transition).
Alors déjà, je promets que je n'utiliserai pas l'expression "film choral à L.A.", ce qui est un motif suffisant pour m'aimer et sponsoriser ma vie pour au moins cinq ou six ans. Sans vouloir être désobligeant et renouveler mon allégeance à Robert Altman, je dirais que Collision est plutôt une sorte de Short Cuts thématique constipé. En clair, ça veut dire que c'est un film de destins croisés, traitant d'un thème particulier (ici le racisme) en poussant très fort pour tout faire passer (il faut bien que je laisse s'exprimer mon côté poétique de temps en temps). Et là où ça chie (haha), c'est qu'aucun de ces trois points n'est réellement convaincant (allez, OK, peut-être le troisième) : les liens entre les personnages sont très artificiels et ne servent pas l'intrigue autrement que pour ne pas lui donner l'air d'un grand fourre-tout, le thème du racisme ordinaire est traité avec un didactisme scolaire hyper énervant qui fait qu'on sait de quoi vont parler la plupart des scènes dès qu'elles commencent et le tout n'offre aucune véritable réflexion, ou en tout cas rien qui aille plus loin que ce que tout un chacun peut constater au quotidien. Pire, le réalisateur instaure une espèce de distance volontaire (les plans s'élargissent et une musique hyper zen et détachée vient ponctuer les scènes un peu intenses) que je trouve à la fois bien facile et un peu cynique. "C'est comme ça, ma bonne dame, on n'y peut rien..."
Ceci dit, ce n'est globalement pas horrible, il y a des personnages et des acteurs intéressants (Godspeed en parle d'ailleurs très bien), mais rien ne ressort vraiment, rien n'impressionne, rien ne fait réfléchir. On sort, et on dit juste : "mouais, pas terrible..."
Presque pareil, dans un autre style, mais un peu mieux. Et comme j'accroche plus au genre western urbain avec des mecs qui ont des couilles même quand ils en ont pas vraiment, je suis plus indulgent, forcément. Y a beaucoup de déchet dans Kiss Kiss Bang Bang, mais il y a aussi quelques bonnes punchlines, des scènes bien classes, un peu sous-Tarentino, mais plutôt cool si on ne boude pas son plaisir. Il ne faut pas chercher midi à 14 heures, il s'agit plus d'enchaîner des scènes un peu stylées sur fond d'attitude permanente, mais c'est le genre de trucs auxquels je suis sensible quand c'est, comme ici, un minimum intelligent, et je ressors de la salle en mâchant ma langue et en marchant au rythme d'une musique imaginaire. Et puis Val Kilmer s'est décidé à serrer un peu moins les fesses (haha, ce que je suis drôle) et ça lui va pas si mal. C'est pas si courant les acteurs dans son genre qui vieillissent pas trop mal.
Après, forcément, si vous êtes moins sensibles que moi à tout ce style gratuit, vous allez noter les quelques incohérences du scénario (ou les nombreuses si vous faites en plus abstraction du côté volontairement Western du film), les recettes éprouvées un peu énervantes (la ravissante idiote mais pas tant que ca, le loser peureux mais pas tant que ça, le professionnel qui maitrise mais pas tant que ca, les twists à la one again, etc.), mais personnellement j'ai bien aimé.
Aïe. Je sais pas vraiment comment parler de ce film. Il est de la trempe d'un Casablanca Driver, mais en plus abouti. Je le trouve vraiment cool, mais je sais que ce n'est pas un chef-d'oeuvre. Et pourtant j'ai presque envie de le booster rien que parce qu'il m'est extrêmement sympathique. On peut y voir une énième tentative de comédie romantique poético-décalée, mais il est bien plus que ça, parce que sous ses airs de pas y toucher, il est plus profond que bien des films de ce genre. Il est drôle, mais on sent qu'il se force, qu'il fait tout son possible pour l'être, et ainsi masquer partiellement toute la tristesse sur laquelle il se fonde. Et quand je dis "il se force", ça ne veut pas dire qu'il aligne les gags déjà vus mille fois, mais que, comme les personnages qu'il met en scène, il s'efforce sincèrement d'amener un peu d'auto-dérision et de décalage pour améliorer son quotidien, même si ce n'est pas toujours ce qui voudrait transparaître en premier lieu (et cet élément tranche pas mal avec bon nombre de films dans lesquels un personnage possède une sorte de fantaisie innée qui fascine un personnage plus simple et loser, auquel on s'identifie immanquablement). Du coup, malgré le contexte un peu morose, on rit souvent, et Moi, toi et tous les autres a même provoqué mon premier fou rire au cinéma depuis un bon moment (Intolerable Cruelty peut-être). Et oui, pour ceux qui ont vu le film, c'est bien la scène qui a inspiré le titre de ce post.
Et puis à côté de ça il est d'une qualité formelle assez bluffante. C'est bien filmé, c'est bien écrit, c'est bien pensé, c'est bien interprété (John Hawkes, je t'aime). J'adore le parti pris de montrer des gens normaux et de les mettre dans des situations qui seraient normales si le scénario ne les poussait pas juste un peu plus loin pour en faire ressortir de la poésie, de l'humour ou de la réflexion (même si parfois, le un peu plus loin se transforme en un peu trop loin, notamment dans la scène où Peter et Sylvie sont allongés par terre et discutent). Bref, je trouve ca intelligent, fin et simple, et j'adore.
Sinon j'ai vu Birth en DVD hier et c'est une grosse merde.
Est-ce parce que ma conscience perfectionniste m'a rappelé à l'ordre ? Est-ce parce que j'ai vraiment pas envie de faire les autres choses que j'ai à faire ? Est-ce pour contrarier encore un peu Godspeed ? J'avoue que je sais pas vraiment, mais n'empêche, je vais continuer à parler de mes films en retard avec une révoltante désinvolture.
Un titre à la cool, Clive Owen, une tentative d'instaurer une ambiance de vieux baroudeur qui traine dans les rues mal famées, le soir, imbibé de whisky et lorgnant salement sur les putes, un ton désabusé, bref, ce film réunissait tout un tas de trucs qui n'étaient a priori pas pour me déplaire.
Malheureusement, je n'avais pas prévu le rythme à la Derrick, l'histoire n'allant nulle part (ou alors à un endroit pas très intéressant), ou encore le jeu parfois un cran en-dessous des productions AB. Ouais, contrairement à ce que le titre me laissait présager, j'ai pas été loin de m'endormir.
Vous allez me dire : "Mais pourquoi t'es allé voir ce truc ?" et j'aurai beau me démener pour vous expliquer que le thème un peu absurde (un mec rase sa moustache, personne ne le remarque et, pire, personne ne se souvient qu'il en ait eu une un jour) aurait pu donner quelque chose de bien, vous me regarderez d'un air goguenard en me faisant bien comprendre que vous n'êtes pas dupes et que vous savez très bien que je suis allé voir La moustache dans le seul but de me moquer ensuite. Du coup, ça sert à rien qu'on discute et je vais juste en parler sans vous laisser répondre.
Donc, ouais, je me disais que ça pourrait être cool et absurde tout en étant un brin philosophique. Et ouais, j'avais tort. Mais ça aurait pu. Mais en fait non. En fait, c'était déjà plus proche de ce qu'aurait pu faire Max Pécas s'il avait tenté de se faire un trip à la Lynch. C'est à dire que là où, chez Lynch, le spectateur a droit à des tas de petits détails qui lui permettent de suivre (moyennant un petit effort de sa part, OK), on est ici laissés à l'abandon au milieu d'un gros tas d'incohérences justifiées deux heures après par un "oui mais en fait non mais en fait peut-être, ou alors carrément un mélange de tout çaaaa" faussement mystérieux.
Ah oui, et puis en plus, c'est chiant.
Bon, on me signale que j'ai plus le temps du tout, alors je continuerai plus tard.
Aussi subversif que ça puisse paraître, j'ai deux prises de téléphone chez moi, et j'assume. Mais croyez-moi, c'est pas facile tous les jours. Par exemple, en ce moment, j'ai un filtre ADSL qui merde, et du coup, quand on me téléphone alors que je suis en train de jouer à World Of Warcraft, ça nique un peu tout et tout le mondre reste immobile sur mon écran. Je décroche, je dis "oui, ha ha, OK" si c'est un pote ou "non, ça m'intéresse pas, parce que je déteste le démarchage téléphonique" quand c'est les porcelaines de Limoges ou les bons samaritains qui veulent me faire économiser des impôts (mais au RMI ça marche pas, il paraît), je raccroche, j'attends une dizaine de secondes et là, si je suis pas déconnecté (c'est à dire si la conversation n'a pas duré trop longtemps), tous les personnages à l'écran se mettent à bouger à deux mille à l'heure, les monstres se prennent des milliards de dégâts à la seconde (et moi aussi), et je peux vérifier si je suis mort ou pas. Eh ben là, ça va être pareil. J'ai reçu une espèce de coup de fil d'un mois plein d'espoir, de rebondissements et de plongeons dans la merde, et aujourd'hui, tout ce qui bloquait pendant ce temps va être relâché ici-même. La bonne nouvelle, c'est que vous n'avez pas été déconnecté ; la mauvaise, c'est que j'espère que vous avez une petite heure devant vous (et que j'en ai moi-même deux bonnes), parce que ça va être long.
J'ai vu ce film il y a environ sept cents ans et je ne voulais pas en parler tout de suite, parce que j'attendais que le site du Gnobertürdan démarre vraiment pour souligner des tas de choses qui le lient à Kingdom Of Heaven. Mais comme mes projets collectifs sont encore plus fumistes et irréguliers que mes trucs persos, je me retrouve à parler du film sans pouvoir faire ce que je voulais eu départ, et ce malgré mon retard que certains d'entre vous n'hésiteront pas (voire n'ont pas hésité) à qualifier d'honteux. Enfin pour votre gouverne, sachez que tout ça tournait autour du regard un peu utopiste que porte Ridley Scott sur le Royaume de Jérusalem à l'époque de Saladin et de Baudouin IV. Utopiste, certes, mais plutôt cool et surtout conforme à l'idée que s'en faisaient des tas de gens de l'époque (je le sais, j'y étais), et je trouve que c'est une des grandes réussites du film, avec le fait de rendre Orlando Bloom supportable. Enfin je dis surtout ça pour la forme, parce qu'il y a pas mal d'autres trucs sympas : une relative fidélité à l'Histoire (même si certains éléments sont squeezés, et d'autres, comme la succession de Baudouin IV ou les "mauvais" côtés de Saladin, légèrement modifiés pour rendre l'histoire plus fluide), une mise en scène bien classe, une petite parabole à la cool, et des tas de trucs dans ce genre. Le seul vrai problème, pour moi, c'est que ça manque un peu de souffle. Mais bon, agréable surprise quand même.
Sans penser que c'est un chef-d'oeuvre, j'aime beaucoup Lune froide, le premier film de Patrick Bouchitey (celui-ci étant le deuxième), notamment parce que je trouve que ce mec a une vision intéressante et originale des sujets, souvent difficiles, qu'il traite. J'ai retrouvé ça dans Impostures, même si le film m'a un peu déçu. Je ne lui trouve pas de défaut majeur, mais à mon sens il peine à décoller. Ceci dit, l'histoire en elle-même reste relativement originale et les quelques twists qui la parsèment sont judicieusement amenés, ce qui par les temps qui courent vaut d'être signalé. Je pense que si j'avais écrit ça y a un mois, j'aurais pu en dire plus, mais là non.
Je m'attendais vraiment au pire, et pourtant j'ai adoré. Il faut dire que j'ai beaucoup aimé la BD et que j'ai un vieux faible pour Robert Rodriguez, mais quand même, Sin City, le film, m'a bluffé. Déjà, visuellement, c'est unique. En tout cas, moi, j'ai jamais vu ça. L'image en noir et blanc ultra-stylisée avec acteurs grimés et incrustations de couleurs et d'effets "comics" sert parfaitement l'ambiance de la ville, et la réalisation très fidèle à la BD renforce encore cette impression de se retrouver devant autre chose que juste un film. Quant aux prestations des acteurs, elles sont également dans le ton, avec une mention spéciale pour un Mickey Rourke méconnaissable dans le rôle de Marv, personnage emblématique de la série. Après lui et Bruce Willis (mais surtout lui), Clive Owen fait presque petit freluquet efféminé, ce qui est quand même un signe...
Après, évidemment, c'est pas de la grande philosophie, les histoires ne vont pas beaucoup plus loin que la narration d'un petit épisode de la vie des personnages, façon film noir destroy, mais avec ce film tout en style et en attitude, Rodriguez nous pond le fin du fin de l'"entertainment".
Putain, quelle merde ! Déjà, en voyant la bande-annonce, je voulais pas le voir. Et puis après, je me suis laissé amadouer par les excellentes critiques que recueillait ce Travaux... dans la presse et, un jour de désoeuvrement, alors que j'attendais je sais plus quoi avec Gaëlle, je me suis laissé tenter. Eh ben c'était pas malin, parce que c'était une vieille comédie bien merdique, bourrée de clichés éculés et tentant de les masquer sous une couche de gauchisme bourgeois pro sans-papiers à gerber. Je crois que j'ai ricané une fois en tout et pour tout, et je me souviens même plus pourquoi. Sinon, y a un ou deux trucs de mise en scène qui m'ont bien plus, mais je dis ça vraiment pour pas avoir l'air de m'acharner, parce qu'en vrai ce film était juste une horreur.
Je sais pas trop ce qui manque aux films de Maurice Barthélémy pour devenir hyper bien, mais il est vraiment pas loin de réussir son coup, une fois de plus. Papa est certes moins original que Casablanca Driver, son premier film, mais on y retrouve la même application, à cent mille lieues des divers foutages de gueules cinématographiques des Robin des bois. Là encore, la direction d'acteurs est irréprochable, la réalisation est inventive sans être m'as-tu-vu et on sent l'intelligence sous-jacente même dans les scènes les plus absurdes. Alors, bordel de merde, qu'est-ce qui fait qu'une fois de plus, alors que je suis plutôt enthousiaste sur plein d'éléments, je trouve que le film de Barthélémy ne décolle pas suffisamment ? J'avoue que je sais pas trop, mais je continue de surveiller parce qu'à mon avis, un de ces quatre, ce mec va nous pondre un truc vraiment classe.
Thriller de base, scénario ultra classique et pas forcément exempt de petites incohérences, morale arôme caca sucré, et pourtant j'ai bien aimé. Et là, contrairement au cas de Papa, c'est très facilement explicable : Sean Penn et Nicole Kidman tuent. Le premier, c'est normal, mais ayant souvent un peu de mal avec la seconde, ça m'a agréablement surpris. Ah et puis il y a une scène terrible, aussi, celle de l'attentat. Super bien amenée, bien filmée, avec des acteurs cool (dont une demi tripotée d'anciens de Oz), c'est un peu le meilleur moment du film. Mais bon, si le film vaut le coup, c'est à mon avis essentiellement pour ses deux acteurs principaux, qui alignent des millions de slips sur un grand boulevard avant de tous les défoncer au chasse-neige.
Ouais, je sais. Mais comme je l'ai déjà dit, j'aime bien Vin Diesel. Sinon, Baby-Sittor, c'est moins bien que Un flic à la maternelle, The Mighty Ducks et Arrête ou ma mère va tirer réunis. Diesel fait le clown pas si drôle que ça, les méchants asiats font du karaté, et l'important c'est de tout faire pour faire ce qu'on aime et être qui on est.
Bon, je suppose que c'est pas mal pour des mômes, mais j'en suis même pas certain. Si vous êtes un môme recommandable, dites-le moi, ça me permettra peut-être de défendre Vin Diesel dans les dîners mondains, parce que là ça devient de plus en plus dur...
J'avais trouvé Shaolin Soccer assez moyen, mais je me suis bien marré avec Crazy Kung-fu. Les combats sont cool et surtout super parodiques, les effets spéciaux, bien que souvent un peu cheap, sont utilisés à bon escient et, une fois de plus, Stephen Chow est bien cool et semble s'amuser comme un petit fou (je dirais bien que c'est une référence au titre français, mais après j'aurais honte, alors je vais m'abstenir). Comme quoi, on peut se vider un peu la tête sans pour autant aller voir une production Luc Besson.
Oh mon Dieu ! Enfin le vôtre, mais même. Déjà, dans l'absolu, c'est une honte ce que ce film se la pète. Mais alors quand en plus c'est pour nous bombarder de clichés sophistico-érotiques à base de fantasmes de bourgeoise quincagénaire récemment divorcée et redécouvrant sa sexualité de fêêêmme grâce à Meetic, ça devient limite pitoyable. Alors voilà, machine est une fille jolie, grande, mince, mais pas bimbo, tu vois, plutôt du genre innocemment élégant, subtile, raffinée mais néanmoins fraîche et naïve, et alors elle fantasme un peu sur les dockers mais pas trop parce que quand on s'en approche trop ils sentent un peu mauvais, alors elle va plutôt se jeter dans les bras d'un délicieux scientifique un brin pervers, pas trop beau parce que sinon c'est trop vulgaire, et elle se laisse humiliotiner dans de vagues initiations SM inspirées de Témoignages de femmes tout en se sentant vibrer de désir devant le fétichisme hyper osé (le pied) de Joe La Science qui lui offre de magnifiques chaussures que la réalisatrice s'acharne à filmer sous tous les angles. Et bien entendu, tout ça est lent, dialogué à la mode "je vous ferai bouffer de la négation et du subjonctif jusqu'à plus soif", filmé avec un filtre digne d'un film lesbien des années 80, avec une actrice constamment trempée (de sueur, de pluie) dans des chemisiers transparents et plein de symbolisme pseudo poétique à deux balles. Bon, OK, parfois y a des trucs un peu cool dans le montage, j'avoue, mais le reste est tellement à pleurer que je préfère ne pas trop le souligner.
Moi j'ai trouvé ça légèrement en-dessous de L'Auberge espagnole. C'est quand même un peu toujours la même chose, ces films avec des jeunes et leurs problèmes de riches beaux gosses, leurs questions existentielles sur l'amour, le couple, la moyenne morale entre leurs parents et leurs grand-parents et tout le tralala. Mais bon, c'est bien dialogué, bien joué, il y a quelques réflexions pertinentes et un souci visible d'éviter la facilité (notamment dans la phase Duris hésite entre le canon n°1 et le canon n°2, et Klapisch ne laisse pas son personnage s'en sortir aussi facilement). Du coup, ça se laisse quand même regarder, même si ça ne me laissera a priori pas un souvenir impérissable.
Batman Begins est malheureusement un film désespérément Hollywoodien, plein de gimmicks à la merde, de pistes faciles, d'explications lourdingues et de Katie Holmes qui finalement est très bien avec Tom Cruise, si vous voulez mon avis. Mais, à côté de ça, je dois bien admettre que la volonté de Christopher Nolan de Milleriser le batman du cinéma est plutôt bienvenue, et j'aime bien ses partis pris de mise en scène et notamment le côté théâtralisation du théâtral (oui, je compte bientôt écrire pour Chronic'art). Bon, voilà, sinon y a pas grand chose à dire (enfin si mais c'est sûrement dit ailleurs), à part que Christian Bale est un grand malade de se taper des changements de poids aussi spectaculaires entre deux films.
Un petit film qui fait pas peur du tout, qui semble tourné avec 500 dollars et un costume de loup-garou, et qui au final est plutôt médiocre. Mais bon, y a aussi un assez bon cru de second degré à la Wes Craven, quelques trucs marrants et une Christina Ricci animale de bon aloi.
Pff, c'est super chiant de parler de ce genre de film, c'est trop le bordel. D'un côté c'est bien, ça nous montre des choses dont, je pense, peu de gens sont au courant (ici, notamment, l'intégration des juifs éthiopiens en Israël), mais à côté ça sombre parfois dans le tire-larmes (et c'est assez dur, parce que ça fait ça pendant tout le film). Mais malgré tout, ça va, c'est pas du tire-larmes pourri. Et puis y a des acteurs qui jouent super bien dans certaines scènes et qui sont totalement nazes dans d'autres. Et puis c'est moins bien que ce que tout le monde en disait, mais c'est bien quand même. Bref, c'est vraiment trop chiant de parler de ce genre de film.
À la base, j'avais super peur, parce qu'un film qui parle d'adolescents innocents qui découvrent les joies de l'amour à trois, même si j'ai pas grand chose contre a priori, ça peut rapidement déboucher sur une merde démago-érotico-prétentieuse. Et puis en fait, non, sans être exceptionnel, c'est plutôt sympa, malgré quelques portraits sociaux brossés au bazooka. C'est très bien interprété et ça ne cherche pas à faire croire que ça va plus loin que ça ne va. Alors moi je dis OK.
Voilà alors maintenant, en fait, il me reste : I'll Sleep When I'm Dead (1.5/5), La moustache (1/5), The Fantastic Four (0/5), Lords Of Dogtown (3.5/5), Shaun Of The Dead (3.5/5), Inside Deep Throat (3/5), Io non ho paura (3/5), Land Of The Dead (3.5/5), La cloche a sonné (1.5/5), The Island (1.5/5), The Jacket (3/5), Gojira : fainaru uôzu (?/5), Bombon el perro (3/5) et Broken Flowers (3.5/5). Ouais, rien que ça. Mais bon, je fatigue un peu alors on verra plus tard (oui, on peut appeler ça du foutage de gueule).
Je suis profondément désolé d'interrompre votre attente pour des choses aussi futiles, mais j'ai appris que le Muppet Show allait refaire son apparition en France à la télé, et même pas sur la câble. Cool, hein ? Et ce sera une version spécifique, en français, avec des stars françaises. Moins cool, OK. Et euh... c'est Cauet qui fera la voix de Kermit. Ouais, désolé. Et il écrira aussi les dialogues. Monde de merde.