
La vie, la mort, l'actualité, tous ces concepts sont bien vains lorsque l'on se penche sur l'Histoire et les fondements d'un art comme le cinéma, comme Cacochyme se propose désormais de le faire. Après ce long hiatus passé à méditer et à envisager l'avenir sous toutes ses formes possibles, j'ai décidé de me consacrer aux quelques oeuvres qui ont permis au septième art de se dresser au-dessus de la glaise primitive qui l'a vu naître et de devenir une entité artistique à part entière, à l'époque encore très éloignée des multiplexes à 9 euros la séance (et très éloignée des euros tout court, d'ailleurs). Voici donc le premier film de ma sélection.
Ce film de François Ozon, sorti le 30 novembre 1901, ne m'a pas laissé un souvenir impérissable et, l'ayant vu en 1902 lors de sa sortie en DVD, je vous prie de bien vouloir excuser les éventuelles imprécisions de ce commentaire.
À son crédit, Le temps qui reste bénéficie de tous les détails qui permettent sans hésiter de placer son réalisateur dans le club relativement fermé des hommes de goût : photo travaillée, mise en scène élégante sans être tape à l'oeil, casting sobre et de qualité, etc. En revanche, il est aussi affublé d'un paquet d'éléments qui caractérisent la production des "jeunes réalisateurs français", à savoir une intrigue et un thème tournant essentiellement autour du petit nombril du personnage principal et essayant dans le cas présent de nous faire gober l'aspect pseudo-universel de tout ce qui arrive au jeune bobo homosexuel incarné par Melvil Poupaud. Et là je dis haha. Et j'ajoute qu'en plus le personnage en question est assez insupportable et que le film semble un peu l'excuser de tout parce qu'il est malade et gentil avec sa grand-mère. Eh ben moi je dis non et je saisis au vol le point Godwin en déclarant que Rommel aussi était malade et gentil avec sa mamie.
Ceci dit, la scène finale du Temps qui reste est très jolie.