G

Cacochyme


The Hunted (0.5/5)

Pfiou. Ca faisait longtemps que j'avais pas vu une merdasse pareille. A force d'aller voir des films qui a priori sont suceptibles de me plaire, je finissais par croire que c'était fini, qu'à part les gros trucs bien visibles et bien calibrés (genre Daredevil ou, je sais pas moi, Armageddon), yavait plus de gros navets. Ou alors qu'ils sortaient directement en vidéo. Enfin en DVD.

Ben oui, mais non. The Hunted, alias Traqué, est arrivé à temps pour me tirer de ce joli rêve. C'est le genre de film dont on essaye avec ses potes de se remémorer les invraisemblances à la sortie du ciné, pour finir par se rendre compte qu'on peut y passer plus longtemps que la durée du film lui-même et que du coup on ferait mieux de faire autre chose (enfin, après une bonne demi-heure, quand même).

Donc, oui, tout est ridicule : de l'attitude de traqueur de Tommy Lee Jones en pleine ville (oui, mais la ville, c'est une jungle !), à la chef du FBI top model de 25 ans (qu'était bien meilleure dans Insomnia), en passant par la scène surréaliste où Tommy Lee Jones se laisse volontairement tomber de 50m dans des rapides d'une profondeur d'environ 50cm, dans lesquels il se laisse entrainer (en même temps, il a pas le choix, vu que c'est le genre de rapides qui tuent un saumon expérimenté en moins de temps qu'il n'en faut à Benicio Del Toro pour sauter par une fenêtre, pénétrer dans un garage et démarrer une voiture), pour ressortir un peu plus loin et se faire sa proie (Benicio Del Toro, que normalement j'aime bien, mais ya une limite à tout) au couteau. Oui, je raconte la fin, là. Sans remord, en plus.

Voilà, c'est parti : je ressens une envie irrépressible d'énumérer toutes les conneries monumentales de ce film. Donc j'arrête.

Et ya aussi la scène où Benicio Del Toro, pourchassé par toutes les polices des Etats Unis, s'arrête pour forger un couteau dans un petit feu de camp, alors que son prédateur principal, aux dernières nouvelles, était à 5mn derrière lui. Heureusement, ce dernier s'arrête aussi pour se tailler un couteau en silex (à Portland, il est formellement interdit de vendre des couteaux).

Ah oui, merde, j'avais dit que j'arrêtais.

Oooh j'allais oublier les références bibliques à deux balles (Hey, Abraham, si tu me tuais un de tes fils ? - dans le film, le traqué a été formé par le traqueur), sorte de caution pourrie destinée à faire croire qu'il s'agit d'un film profond et symbolique ! Ouf, le mal est réparé.
Brice (URL) - 02.04.03 - 19:01

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