J'aime bien Clooney, et je suis bien content qu'il commence à avoir des rôles un peu atypiques, qui se basent un peu sur autre chose que sa classe naturelle. C'était le cas dans Welcome To Collinwood, qu'il avait produit, et c'est le cas dans Confessions d'un homme dangereux. Bon, là, c'est plus facile vu que c'est aussi lui le réalisateur, mais quand même.
Ceci dit, dans ce film, il y a bien moins à dire sur George Clooney (en tant qu'acteur, en tout cas) que sur Sam Rockwell, alias l'acteur américain préféré de Ptyx (ou pas loin). Ca se comprend quand on voit sa performance dans ce film. Il est toujours juste, semble prendre un paquet de visages différents, en fonction de la situation et de quel côté de son personnage il incarne, etc. C'est assez impressionnant. Les seconds rôles, notamment Drew Barrymore et Julia Roberts (que pourtant je n'aime pas trop) sont également assez bons.
Quant à l'histoire, c'est celle d'un producteur-animateur d'émissions de télé américain, Chuck Barris, qui a écrit un bouquin prétendant qu'il était également un agent de la CIA, pour qui il commettait des assassinats dans des pays étrangers. Personne ne sait réellement s'il mentait ou non, et la réalisation ne pousse le spectateur vers aucune de ces deux options. La vie de Barris, qui a de plus en plus de mal à concilier les deux aspects de sa double vie (ou à assumer sa mythomanie, au choix) est reconstituée telle qu'il l'a relatée, à coups de scènes efficaces entrecoupées de mini interventions de gens qui l'ont connu (interprétés par des acteurs). Ceci permet de découper le films en chapîtres, introduits par ces interventions, et j'aime bien les films découpés en chapîtres, alors je vais pas me plaindre.
Autre truc intéressant, la carrière de Barris elle-même : ce mec a quand même inventé un paquet de concepts de jeux télés, internationalement exportés, tels que ceux de Tournez Manèges, Les amours, le jeu qui passait sur la 3 où le public évaluait la prestation d'un mec et votait pour l'interrompre ou le laisser continuer, ou encore Mon cul sur ton nez, qui n'existe pas vraiment mais dont vous pouvez avoir un aperçu dans L'histoire du conteur électrique, qui est un album de Fred, auteur de BD que je vous recommande chaudement même si ça n'a vraiment plus rien à voir avec mon commentaire de film.
En fait, le seul truc que je regrette un peu, c'est un certain manque d'originalité dans la mise en scène et la rareté des scènes drôles ou cocasses qui sont pourtant toutes réussies. Ceci dit, je dis ça aussi un peu pour faire le chieur.
un commentaire:
"Ca m'étonne pas de toi"
Sinon, moi je trouve que la dernière phrase de Barris (vraiment tout à la fin), elle sonne un peu comme un "je me suis un peu foutu de vous quand même *haha* ".
Mais c'est vrai que tout le reste est très neutre.
Gaelle () (link) - 16.06.03 - 06:57