G

Cacochyme

22.07.03

Raising Victor Vargas / The Long Way Home (4.5/5)

Alors voilà, on se plaint, on gueule parce que l'été y a rien au cinéma, et on passe à côté de petits bijoux dans le genre de Long Way Home. Une fois de plus, il faut un peu jongler avec les titres : à la base, ça s'appelait The Long Way Home, Long Way Home en version française, et le nom américain définitif qui a été choisi est Raising Victor Vargas. Me demandez pas pourquoi, j'en sais rien.

Par contre, ce qui est sûr, c'est qu'il fait partie des rares films auxquels je n'ai absolument rien à reprocher. Souvent, même dans ceux que je trouve excellents, il y a un ou deux petits détails qui me gênent un peu, ou que j'aurais trouvés mieux amenés autrement. Eh ben pas là.

L'histoire, grosso modo, est celle d'un adolescent now-yorkais de 16 ans, Victor Vargas, élevé avec son frère et sa soeur par sa grand-mère, dominicaine installée depuis longtemps aux USA. Si je voulais faire simple, je dirais que l'intrigue est axée autour de sa personnalité de dragueur de base, qui évolue petit à petit vers quelque chose de plus sincère. Le problème, si je disais ça, c'est que vous penseriez que Victor Vargas est joué par Hugh Grant et que Melanie Griffith doit traîner pas loin, alors que pas du tout. En fait, autour de ça, se greffent une multitude de thèmes, en particulier ceux de l'intégration et de la responsabilisation qui accompagne le passage à l'âge adulte. Le tour de force du film, c'est de mêler sentiments, portrait social et touches d'humour sans aucune lourdeur, avec une habileté vraiment surprenante compte tenu des sujets évoqués.

Et puis il y a les acteurs. Et là ça fait mal. Je me demande comment certaines célébrités d'Hollywood, même excellentes, peuvent toucher de tels cachets, alors qu'il est visiblement possible de trouver des acteurs incroyables et pourtant méconnus. Parce que dans Long Way Home, c'est vraiment un sans faute. Tous les acteurs, du plus petit rôle au rôle principal, sont mortels.

Alors bon, on a une mise en scène subtile et irréprochable, un scénario centré sur les personnages d'une qualité remarquable, des dialogues impeccablement adaptés et des acteurs exceptionnels. Je vous laisse faire le calcul vous-mêmes.

un commentaire:

JUDY MARTE !
Guillaume - 22.07.03 - 19:46

Nom :
E-mail :
URL :
Commentaire : 
 



Pour que votre commentaire soit publié, vous devez taper le mot de passe. Le mot de passe est cuboméduse. Je sais que vous pouvez y arriver.

Small print: All html tags except <b> and <i> will be removed from your comment. You can make links by just typing the url or mail-address.