Eh ouais, le troisième volet de Terminator est finalement sorti, presque vingt ans après le premier, avec en tête d'affiche un Schwarzenegger lifté, stéroïdé et botoxé, lisse et musclé comme au premier jour.
De ce côté là, c'est vrai que la différence par rapport au deuxième volet de la série est quasi inexistante : en plus de son physique, Schwarzy récupère son accent à couper au couteau et son jeu mécanique (qu'il n'avait pas forcément perdu, tout bien réfléchi) qui correspond parfaitement au "personnage" qu'il incarne. Malheureusement, c'est quasiment le seul élément du film qui reste à la hauteur des précédents.
Des exemples ? OK, des exemples. Déjà, les acteurs : on perd la sauvagement charismatique et musculeuse Linda Hamilton pour se récupérer une Claire Danes un peu fade, Edward Furlong disparaît au "profit" d'un Nick Stahl quasiment transparent et, last but not least, on oublie totalement le côté effrayant et implacable du T-1000 incarné par Robert Patrick pour se retrouver avec la T-X, une espèce de top model de 40 kilos qui essaye de faire peur avec un regard pseudo-dur qui me donnerait plutôt envie de me jeter sur elle et de frotter nevrotiquement mon visage contre sa cuisse (elle fait au bas mot 2m12). En clair, c'est un peu l'hécatombe côté casting. Et puis, outre le peu de crédibilité de Kristanna Loken dans ce rôle, le personnage lui-même n'est pas très réussi. Alors que le T-1000 semblait quasiment indestructible, la T-X se fait choper par le colbac par un pauvre T-800 sans pouvoir se liquéfier complètement, se prend des vieux coups dans la gueule sans arrêt et met à chaque fois un temps fou à se reconstituer. Et sans vouloir trop en révéler, elle crève de façon encore plus simple que le T-800 du premier Terminator. Déception. Et la liste s'allonge encore avec la place quasi symbolique accordée aux histoires de paradoxe temporel et plus généralement de voyage dans le temps, ou encore l'intrigue excessivement linéaire. Le seul moment où celle-ci retrouve le niveau de Terminator 2, c'est à la fin. C'est bien, mais un peu tard.
Ceci dit, mon avis sur le film n'est pas totalement négatif. En effet; Terminator 3 flirte bien souvent avec la parodie, ne se prend jamais au sérieux et est truffé de moments vraiment super drôles. Les dialogues sont excellents et les scènes d'action regorgent de trouvailles plus ou moins parodiques qui m'ont bien fait marrer. Il y a aussi un côté gag dans plein d'aspects du film : par exemple, le tout étant en fait une gigantesque poursuite, les personnages sont obligés de changer régulièrement de véhicule et jamais ils ne choisissent un truc rapide et efficace. Dans une sorte de frénésie burlesque, ils s'emparent d'un véhicule de véterinaire, d'un camion de pompier, d'un corbillard, pour finir avec un camping car géant. Bref, c'est du grand n'importe quoi, mais c'est tellement bien fait qu'il faudrait être chroniqueur au Figaro pour s'en plaindre. Et parallèlement à ça, les clins d'oeil plus ou moins moqueurs aux épisodes précédents et aux gimmicks légendaires de Terminator foisonnent avec une efficacité et un à propos remarquables.
Du coup, sans être dupe, on n'en ressort pas totalement désemparé, car on ne peut s'empêcher de se remémorer toutes les anecdotes marrantes qui rattrapent en partie la réelle faiblesse de l'intrigue et du casting. Et on commence évidemment à spéculer sur le prochain volet de Terminator, dont l'existence est pratiquement garantie par la fin du film.
un commentaire:
Before online poker game http://www.mandsstudiopa.com rank full.
online poker () (link) - 10.05.06 - 12:41