Une grosse flemme venue de l'espace s'est emparée de moi. Du coup, j'ai envie d'expédier ça en trois lignes, mais je peux pas parce que ça va merder avec la hauteur de l'image. Je pourrais aussi attendre quelques jours que la flemme passe, mais j'ai déjà trois commentaires à la bourre. Alors je vais être obligé de me forcer un peu, d'autant plus qu'après il faudra que je pense à écrire un truc sur ma première année de blog. Et aussi sur Matrix Revolutions, qu'il faut bien que j'aille voir malgré ma quasi-certitude de me faire chier. On peut pas voir le 1 et le 2 et bouder le 3. Faut prendre ses responsabilités. N'empêche, j'irais bien faire une petite sieste, là.
Ceci étant dit, revenons à Anything Else, qui s'appelle en français Anything else, la vie et tout le reste. J'avoue que des fois j'ai du mal à comprendre les traducteurs (ce qui, vous l'avouerez, est un comble, parce que leur boulot c'est quand même de faire en sorte qu'on comprenne, alors si ça marche pas, autant qu'ils partent en vacances et qu'ils laissent le titre du film en anglais). Enfin bref. Ce film est, comme tout le monde le sait (sauf Jeff Mirmanzaux de Dax), réalisé par Woody Allen qui, bien qu'étant sacrément doué, s'est quand même pas mal répété ces dernières années. En même temps, ça me gêne pas qu'il se répète moi, j'aime bien ses tics et sa façon de traiter les sujets. Quoi qu'il en soit, Anything Else entre pile dans le cadre de cette remarque. Le petit côté original est cette espèce de passage de relai / nostalgie qui s'incarne dans la présence de Jason Biggs dans le premier rôle, celui d'un jeune auteur juif New-Yorkais dans le vent. Je sais pas trop si c'est un Allen jeune ou la relève d'Allen, mais bon, il y a un jeu de miroir évident entre Biggs (qui est vraiment très bon) et l'acteur réalisateur du film (qui est comme d'hab).
À part ça, c'est classique. Bon, OK, il y a Dopler, le personnage de Woody Allen, une sorte d'érudit paranoïaque, apôtre indéfectible de la loi de Godwin, le charisme animal de Christina Ricci, et tout un tas de petits détails à la cool, mais on retrouve aussi la mise en scène Woody Allen, les dialogues Woody Allen, les thèmes Woody Allen, bref tout ce qu'on a déjà vu sous une multitude d'angles et dans des centaines de variations dans ses films précédents. Enfin bon, j'ai l'air de me plaindre, comme ça, mais en fait j'aime bien. Pour moi, un Woody Allen pas terrible, c'est quand même un bon film.
neuf commentaires:
Pour moi les Woody Allen c'est tous les même...
je profite de ce p'tit commentaire pour te dire que j'aime beaucoup tes critiques que je li avec plaisir et attention. Of course tu es linké sur mon blog depuis le premier jour !
juliet" () (link) - 06.11.03 - 19:57
Ben merci, ça fait toujours plaisir.
Brice - 07.11.03 - 02:28
Pour ma part, j'y suis allée pour voir ce que pouvait donner Jason Biggs dans un vrai film. J'ai pas trop été déçue non plus, par contre je me suis souvenue à quelle point le jeu de woody allen me saoule... Et film un peu trop décousu. Pas du point de vue de la réalisation mais du scénario.
gaelle - 07.11.03 - 13:32
Et ben non. Un mauvais Woody allen n'est plus un bon film. Ce film est de la redite, de la répétition, de la paresse, il est d'un ennui monstre, prévisible et triste. A peine trois minutes après le générique, et je me sentais comme chez mes grands parents paternels, à savoir ce que j'allais devoiir raconter, à savoir qulle bouteille il y aurait sur la table, à savoir qu'il y aurait encore une heure et demie avant de pouvoir m'enfuir. Tellement gonflé qu'il va me falloir au moins six mois avant d'oser poser les yeux sur un bon film de Allen , tant celui-ci risque de transpirer à rebours...
Chryde (link) - 24.11.03 - 21:38
T'es pas le premier à m'en parler un peu comme ça, et ça me surprend un peu, en fait, parce que, même si j'ai été déçu, je trouve Anything Else meilleur que d'autres Woody Allen, comme par exemple Escroc mais pas trop.
Brice - 25.11.03 - 00:50
Ah ça oui. Il y en a eu de plus mauvais avant. Mais c'était un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Depuis six sept ans, à chaque fois que je vais voir un nouveau Woody, c'est dans l'espoir qu'il décollera. Or, depuis I love You, quedalle... Celui là, à cause de la belle christina, j'espérais. La déception n'en a été que plus grande. Je n'irai plus voir les nouveaux Woody, j'en ai marre de lire des critiques qui disent que c'est quand même pas mal et d'être à chaque fois déçu.
En plus, la veille, j'avais vu Intolérable cruauté. Et c'était tellement tellement mieux...
Chryde (link) - 26.11.03 - 15:26
Ouais, je comprends ton point de vue (et je suis à 200% d'accord avec toi sur Intolerable Cruelty). Mais personnellement, il y a plein de choses que j'adore même dans les plus mauvais Woody Allen, et je suis content de les retrouver d'un film à l'autre.
Brice - 26.11.03 - 19:31
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