Le seul film d'Amos Kollek que j'avais vu avant d'aller voir Happy End (le titre "français" de Nowhere To Go But Up), c'était Fast Food, Fast Women, que j'avais trouvé très bien. Du coup, j'ai un peu de mal à comprendre comment on peut, après ça, pondre un truc pareil.
Déjà, l'idée de base est toute pourrie : Audrey Tautou est une française émigrée aux États-Unis, où elle compte devenir une star de cinéma. En attendant, elle se métamorphose en une espèce de SDF glamour qui a élu domicile, heureuse coïncidence, sous la fenêtre d'un scénariste d'Hollywood en manque d'inspiration.
Évidemment, partant de là, l'histoire n'a absolument aucun intérêt, puisqu'on se doute depuis le début de ce qui va arriver. À la limite, Amos Kollek aurait pu se rattraper en inventant des péripéties originales ou inattendues, mais non : l'intrigue avance à grands coups de coïncidences abracadabrantes et de situations téléphonées. En fait on a l'impression que la seule chose sur laquelle le réalisateur voulait baser son film, c'est le côté pétillant et plein de bonne volonté d'Audrey Tautou, pompant directement dans son personnage d'Amélie Poulain pour la rendre sympathique et incroyablement fraîche. Bon, quand même, il a essayé de camoufler tout ça en la faisant un peu picoler et rouler une pelle à une fille, mais ça ne trompe vraiment personne. Le pire, c'est que le côté enthousiaste et original du personnage finit même par taper sur les nerfs, tant il est exacerbé de façon peu naturelle.
Je vais pas m'étendre, parce que ça n'en vaut vraiment pas la peine : c'est mal foutu, stéréotypé à l'extrême, mièvre à souhait, sans aucune surprise et doté d'autant de charme que les sièges en plastique de la gare RER des Halles. Erk.
Les sieges de quel quai ?
gaelle - 03.01.04 - 03:27
Je dirais celui du RER A direction Marne-La-Vallée / Chessy.
Brice (URL) - 03.01.04 - 11:31
Ah ouais ceux là sont vraiment dénués de charme.
gaelle - 03.01.04 - 13:07