Cette fois, c'est un film argentin qui en France a pour titre Le fils d'Élias. C'est l'histoire d'une famille juive argentine, originaire de Pologne, et dont la mère et les deux fils travaillent dans une petite galerie marchande où tous les commerçants se connaissent bien entre eux et forment une petite communauté. Le père, lui, est parti il y a longtemps déjà participer à la guerre du Kippour en Israël.
On suit Ariel, l'un des deux fils, qui tente d'en savoir plus sur son père et cherche également à obtenir la nationalité polonaise pour aller vivre en Europe. Le films est assez bien foutu, découpé en petits chapitres présentant des anecdotes de la vie des occupants de la galerie marchande et qui au final forment un tout et dévoilent la réalité du passé de la famille d'Ariel et, bien sûr, de son père.
Le point fort du film, pour moi, c'est les acteurs. Ils sont la plupart du temps filmé de très près, avec de nombreux gros plans sur les visages et sont impressionnants de naturel. De ce côté-là, mention spéciale à Daniel Hendler, ce qui tombe plutôt bien puisque c'est le personnage principal du film et qu'on arrête pas de le voir. Le scénario est également bien construit, les révélations arrivant peu à peu sans faire l'effets d'obus de mortier venus de nulle part, et c'est plutôt agréable. Par contre, malgré le côté sympa du film, je peux pas m'empêcher de penser que ça va pas bien loin et qu'au final c'est juste une petite histoire de famille avec une dose de nombrilisme communautaire. Et vous allez peut-être trouver que c'est un peu léger et que je suis un fumiste (en tout cas, moi je trouve), mais j'ai plus rien à dire sur ce film, alors je vais juste m'arrêter là.
un commentaire:
Wow 2 posts en 16 minutes ! Tu cherches à battre le record du monde ? :)
Kokott (link) - 29.04.04 - 17:13