30.06.03 - 03.38 Sin noticias de Dios (2/5)
Victoria Abril est un ange, Penelope "Fangfang" Cruz est un démon, et elles se battent pour l'âme d'un boxeur sur la pente descendante. Ca aurait pu donner un super combat de catch féminin avec en toile de fond un univers caustique à la In nomine satanis / Magna veritas, ou un truc du genre, mais en fait non. Sans nouvelles de Dieu ne décolle jamais.
La principale raison à cela est l'intrigue, plus que moyenne, et le déroulement un peu plat de l'histoire, passée la première demi-heure. En fait, ce qui est réussi dans ce film, c'est tous les petits à-côtés. Les scènes de cabaret de Victoria Abril, le personnage du sous-responsable de je sais pas quoi en Enfer, l'utilisation des langues (français au paradis, anglais en enfer, latin en terrain neutre), le paradis qui se désertifie, les punitions de l'enfer, etc. En bref, on se retrouve avec un cadre relativement riche bousillé par une intrigue au jus de latrines, de l'épaisseur d'un sandwich SNCF.
Comme je suis gentil, je relève quand même le thème marrant qui sert de point de départ à l'intrigue, à savoir la conspiration des riches en enfer. Je ne détaille pas trop, au cas où certains voudraient quand même voir le film, mais je trouve l'idée vraiment cool, et sans doute exploitable de façon bien plus convaincante.
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