02.09.03 - 18.47 La petite Lili (3.5/5)
Depuis que j'ai parlé de Swimming Pool, je reçois la visite d'un tas de sympathique internautes au goût très sûr, qui non seulement choisissent Google comme moteur de recherche, mais en plus ne s'en servent pas pour n'importe quoi, puisque leurs mots-clés favoris sont "Ludivine", "Sagnier" et "nue". Et "photos" aussi, des fois. Eh bien mes chers amis, réjouissez-vous ! Ludivine Sagnier apparaît totalement nue au tout début de La petite Lili. Ne me remerciez pas, je suis là pour ça.
Une fois l'attente du public satisfaite, Claude Miller peut se concentrer sur son film, et on l'en remercie. L'histoire La petite Lili est divisée en deux parties se concentrant essentiellement sur les personnages et une mise en abyme un peu facile mais quand même bien foutue sur les métiers d'acteur, de réalisateur et d'artiste du show-biz en général.
La première partie montre les vacances d'une famille naviguant dans ce milieu : la mère actrice (Nicole Garcia) et son mec réalisateur à succès (Bernard Giraudeau), le fils apprenti réalisateur écorché vif (Robinson Stévenin), rêvant de pureté artistique, de sincérité et de blog arty-goth et sa muse-copine (Ludivine Sagnier), et quelques personnages à la cool autour (interprétés notamment par Julie Depardieu et Jean-Pierre Marielle, qui tue). C'est très bien fait, ça interagit dans tous les sens, c'est la plupart du temps bien vu et les dialogues sont chiadés et souvent drôles. Le seul truc que j'aie trouvé à redire concerne le caractère un peu caricatural des personnages. Je sais bien que c'est la plupart du temps volontaire, mais on a quand même l'impression que la caricature échappe parfois un peu à Miller, notamment autour du personnage de Lili. A part ça, les acteurs sont très bons, mis à part peut-être Stévenin, qui est bien meilleur dans la deuxième partie du film (avec un personnage assagi et moins caricatural, justement).
A la fin de ces vacances, on saute quelques années et on retrouve tout le monde dans un autre contexte, celui du tournage du film de Julien (Robinson Stévenin), pour observer l'évolution des personages et de leurs idéaux. Cette partie, plus encore que la première, semble rassembler un peu toutes les pensées de Miller sur le milieu du cinéma. C'est souvent très critique, notamment à l'égard de tout le côté frime et superficiel du truc, mais c'est également, au final, plutôt optimiste et plein d'espoir. C'est aussi un peu moins réussi que le début, un peu plus facile, mais ça reste vraiment bien, si vous voulez mon avis.
Du coup, on se retrouve avec pas grand chose à jeter, et le film parvient même à faire passer sa petite morale assez subtilement, alors qu'elle paraîtrait gnangnan à vomir dans bon nombre de films. Comme quoi, avec un peu de talent...
4 commentaires Si je peux me permettre, Miller a décidé dans ce film d'adapter (très librement certes) la mouette de Tchekov. Il y trouve un lien certain avec sa vie et son expérience, d'où un regard projeté sur ce petit monde.
Chevalier Félon () (link) - 02.09.03, 23:10 Ah mais permets-toi !
Je savais pas du tout.
Brice - 03.09.03, 00:17 d'où les plans qui se succèdent sur la mouette au début du film...
Chevalier Félon () (link) - 03.09.03, 08:40 j'avais envie de mettre un commentaire
Guillaume - 04.09.03, 01:21
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