Cacochyme

25.10.03 - 10.47
Once Upon A Time In Mexico (2.5/5)

Je dois l'avouer, j'aime bien Robert Rodriguez. Un mec qui offre à Clooney un de ses premiers vrais rôles au cinéma et me fait découvrir Salma Hayek est forcément un minimum attachant. Je sais bien qu'il a pas fait que des chef-d'oeuvres, loin de là, mais j'aime bien sa patte un peu sauvage et souvent très mexicaine.

Et cette patte, on la retrouve plus que jamais dans Once Upon A Time In Mexico, qui se trouve être la suite de Desperado. On retrouve donc Antonio Banderas (désolé), la brochette de "gueules" habituelles, au premier rang desquelles l'ineffable Danny Trejo, et on y ajoute, budget oblige, quelques stars au charisme certain (Johnny Depp, Mickey Rourke, Enrique Iglesias et Willem Dafoe). Il y a aussi Salma Hayek, mais j'ai été assez déçu de constater le côté un peu anecdotique de son rôle (elle apparaît deux ou trois fois dans des séquences flashback). Et évidemment, tout ce petit monde se flingue sans arrêt dans la poussière mexicaine, au milieu de petits marchés colorés ou dans des haciendas de barons de la drogue. Ca court, ça saute, ça braille, bref, ça Rodriguèze. Et pourtant, malgré tous les efforts déployés, ça peine à décoller. C'est même, disons-le carrément, un peu lent.

Alors OK, c'est partiellement fait exprès. Once Upon A Time In Mexico est une espèce d'hommage géant à Sergio Leone : ça commence évidemment par le titre, mais les gros plans, l'attitude et les gueules des personnages ne laissent que peu de doutes sur les influences du réalisateur. Ceci dit, même en prenant tout ça en compte, je trouve que le film a un problème de rythme.

Et c'est pas le seul, de problème, hein. Le scénario est expédié comme une formalité mineure, les dialogues, malgré quelques trouvailles, sont un peu décevants et, si on compare le film à Desperado premier du nom, on remarque même que le côté "légendaire" de l'original est un peu perdu au profit de bêtes combats de rue.

Ceci dit, il y a aussi de vraies réussites. Par exemple, j'ai trouvé que le personnage de Johnny Depp et les péripéties qu'il traverse étaient vraiment bien foutus. Et puis tout l'arsenal de séries B plus ou moins détourné par Rodriguez donne au film un cachet que j'aime beaucoup et qu'on retrouve dans certains de ses films (From Dusk Till Dawn, Desperado ou Roadracers, par exemple). J'ai aussi bien aimé le côté "esprit du Mexique" du Mariachi, qui m'a rappelé l'esprit du vingtième siècle du comics Authority et qui aurait mérité d'être mieux développé. Bref, il y a plein de trucs cools dans ce Desperado 2, mais il faut aller les piocher au milieu du reste. En gros, il vaut mieux le voir quand on est de bonne humeur, sinon on risque quand même de bailler un petit peu.

3 commentaires

tu aimes Rodriguez, tu connais danny trejo, tu aimes salma hayek , tu as vu Roadracers; je te paye une Corona amigo ?
alan smithee - 26.10.03, 02:14

Quand tu veux. Et encore, j'ai pas parlé du puerco pibil que Johnny Depp se tape tout au long du film.
Brice (link) - 27.10.03, 02:09

AAh c'était sur-pourri !! Trop décevant par rapport à desperado qu'était déjà pas un chef d'oeuvre mais qu'était au moins divertissant.
Vraiment je vois rien à sauver dans celui là, y a qu'une seule scéne qui m'a fait rire et encore c'est parce que j'ai un humour de potache de merde.

*SPOILER*

Quant au final où le peuple mexicain descend dans la rue pour se faire flinguer pour son président chéri, c'est juste honteux.
Je me demande ce que pense les mexicains du film, moi je ferais sacrément la gueule à leur place.
Ptyx (link) - 30.10.03, 03:25

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