Cacochyme

12.11.03 - 03.23
Freddy Vs. Jason (1.5/5)

C'est quand même incroyable. La fille est sur le ponton, filmée de dos, et elle se désape. Elle rigole même un petit peu, la conne. Puis, elle s'élance et plonge à poil dans l'eau sombre en appelant son mec. Voyant qu'il arrive pas, elle revient vers le ponton et elle lance des trucs du genre "mais t'es où, Bob, montre-toi, c'est vraiment pas drôle comme blague". Et bon, elle remonte sur le ponton, et là on voit qu'elle a quand même des gros seins, y a pas à dire. Elle cherche son mec, mais évidemment il s'est fait buter, et elle va pas tarder à subir le même sort. En fait, sans blague, on se croirait dans la fin des années 70, quand Jamie Lee Curtis courait partout en criant et qu'on regardait juste ses seins s'agiter au rythme de ses foulées. Enfin moi je regardais ça un peu plus tard quand même, parce que j'étais à peine né à l'époque, mais c'est un détail. En fait, s'il n'y avait pas cette image un peu plus propre et les seins visiblement siliconés de la coureuse-crieuse cuvée 2003, on aurait peine à imaginer que Freddy Vs. Jason est un nouveau film.

C'est vrai pour la scène d'intro, mais également pour tout le reste. Les détails et les recettes des slashers que Scream avait utilisés ironiquement pour obtenir un résultat efficace se retrouvent quasiment tous dans Freddy Vs. Jason. Le problème, c'est qu'en les utilisant, Scream les a tellement désamorcés qu'on a ensuite bien du mal à les reprendre au premier degré. Bon, OK, c'est pas un vrai premier degré, c'est une sorte de premier degré basé sur du second degré (je sais pas si je me fais bien comprendre, mais la fin de la phrase devrait vous aider), mais ça reste relativement indigeste, malgré le côté sympathique qu'on perçoit tout de même dans l'utilisation consciente de ces clichés éculés. Donc, sans surprise, c'est plein de filles à gros seins (excellent casting, soit dit en passant), de giclées de sang, de découpages et de coups dans la gueule.

L'une des surprises du film aurait pu venir du scénario : l'histoire initiale est sympa, Freddy décidant en gros de manipuler Jason pour que les gens se souviennent de lui et qu'il regagne suffisamment de puissance pour pouvoir se remettre au boulot, mais, mis à part quelques petites trouvailles basées sur ce concept, elle est petit à petit abandonnée au profit de quelque chose de beaucoup plus basique (un slasher de base, quoi). Il y a aussi l'opposition entre deux slashers de légende, l'un dans un registre machiavélique, l'autre dans un numéro très réussi consistant à mimer un semi-remorque (même son sang ressemble à de l'huile de moteur), mais là encore, ça reste très limité. En fait, le seul truc qui vient sauver Freddy Vs. Jason du zéro pointé, c'est son réalisateur. Il s'appelle Ronny Yu, il avait déjà réalisé Le 51è État (que je n'ai pas vu mais qui n'avait pas l'air d'être un chef-d'oeuvre), et il nous offre quelques plans vraiment bien foutus et quelques scènes a priori basique mais que son traitement rend plutôt efficaces.

Mais à part ça, pas grand chose à se mettre sous la dent, à moins d'être un fan absolu des Destiny's Child et de vouloir être témoin des premiers pas de Kelly Rowland dans un "vrai" rôle au cinéma.

4 commentaires

C'est pas la Jane birkin américaine Jamie Lee Curtis point de vue poitrine opulente ? :)
gaelle - 12.11.03, 12:28

À toi de juger...
http://web.ukonline.co.uk/curtis.jamiele..
Brice (link) - 12.11.03, 14:28

Bon ok, ca va...
Par contre, je ne te félicite pas pour le choix de la photo ! :)
gaelle - 12.11.03, 21:14

se reporter aussi au strip tease de "true lies".
alan smithee - 13.11.03, 09:22

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